Le 11-Septembre : une mine pour les physiciens

[Note de l’administrateur de ce blog : je relaie ici une vidéo publiée par Égalité et Réconciliation, mais c’est moi qui parle dedans. Je tiens à remercier cette association si injustement calomniée pour son action de véritable éducation populaire – et en particulier sa forte incitation à la lecture et à la réflexion. Y compris – et c’est un aspect que le lobby sioniste voudrait bien occulter – en faisant la promotion d’un grand nombre de penseurs et auteurs juifs1 de premier plan, et forcément à l’opposé des demi-intellectuels siono-compatibles mis en avant par des media aux ordres de ce lobby. Un grand merci également à Alexandre pour la prise de son et d’image ainsi que pour le montage ; le résultat final est d’autant plus remarquable que les conditions techniques de l’événement étaient peu “confortables”.]


Trois ans de réflexions sur la manipulation planétaire du 11-Septembre, sur ce blog :

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Pierre-Gilles de Gennes – « le Newton du XXe siècle » (France Inter)

Pierre-Gille de Gennes

Le Professeur Pierre-Gilles de Gennes pose avec son équipe dans son laboratoire de l’Institut Pierre et Marie Curie à Paris, quelques heures après s’être vu attribuer le prix Nobel de Physique, le 16 octobre 1991. © AFP / JOEL ROBINE

[Note de l’administrateur de ce blog : j’ai moi-même été plongé, lorsque j’étais étudiant, dans les idées de ce grand homme de science dont je lisais Scaling Concepts in Polymer Physics pour les besoins de mon doctorat, tandis que lui devait se coltiner mes rapports trimestriels d’avancement de thèse, laquelle était financée par Rhône-Poulenc.

Je ne pouvais donc manquer de signaler cet épisode de La tête au carré, où certes on affuble Pierre-Gilles de Gennes d’un surnom qu’il n’appréciait guère, mais où on laisse néanmoins des personnes l’ayant côtoyé parler de sa vision profonde de la science. Et notamment de sa conviction, appliquée avec succès tout au long de sa très féconde carrière, qu’il est nécessaire de simplifier drastiquement les problèmes complexes pour faire avancer leur solution. Il n’était certes pas le premier – le physicien italien Enrico Fermi était également célèbre pour ses estimations rapides et brutales – mais il sut manier avec brio le concept de loi d’échelle partout où il permettait “d’oublier” les détails sordides empêchant la résolution d’un problème.

Le lecteur audio de France Inter semblant refuser de se faire intégrer correctement sous WordPress, je vous convie à écouter l’émission directement sur le site de la radio.]


Si nous connaissons Pierre-Gilles de Gennes depuis le prix Nobel de physique qui lui fut décerné à l’automne 1991, c’est d’abord parce que ce chercheur hors normes a eu à cœur d’expliquer sa démarche et l’objet de ses travaux, visitant écoles, collèges et lycées et se prêtant volontiers au jeu des médias.

Qui est véritablement « le Newton du XXe siècle » ?

Une expression qu’il récusait mais qui n’a rien d’absurde si l’on songe à l’impressionnante étendue des domaines qu’il a abordés ? Comment s’est bâti son génie ? D’où vient l’élégance des théories qu’il a élaborées et son goût pour l’éclectisme scientifique, qui l’a conduit de la supraconductivité aux neurosciences en passant par les cristaux liquides ou la physique du sable ?

Derrière le scientifique, un homme curieux

L’homme lui-même n’était pas moins extraordinaire. Humour, sensibilité, opinions hétérodoxes, insatiable curiosité : il y eut un « style » de Gennes, un homme qui tenta toujours de créer des ponts entre laboratoire et industrie, comme entre science et grand public : Pierre-Gilles de Gennes avait le don de transmettre avec clarté des notions très complexes, et la volonté de rénover l’enseignement des sciences.

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Travaux dirigés, version sérieuse (corrigé)

integrale-rougeComme promis il y a une semaine, voici (un peu plus bas…) la correction de la feuille de travaux dirigés que j’avais donnée le premier novembre sur la statique et la dynamique des gratte-ciel. Je réitère encore une fois mes avertissements : il ne s’agit pas de “vulgarisation”, mais bien de physique telle qu’elle est enseignée à l’université – même si c’est ici à un niveau élémentaire, en première année.

Des non-scientifiques pourront être gênés par le formalisme mathématique, pourtant ici très simple pour des apprentis physiciens : je n’ai pas cherché à l’éviter, j’ai joué le jeu d’exercices “comme en vrai”. Mais ils ne devront pas croire que c’est ce formalisme qui garantit le sérieux de la démonstration : il s’agit simplement d’un langage “naturel” pour traiter des problèmes de physique, que tout étudiant en cette discipline doit donc maîtriser un minimum, de même qu’un musicien doit connaître les bases du solfège qui elles aussi rebutent les non-musiciens. Il y a d’ailleurs des liens évidents entre mathématiques et musique, mais c’est un autre sujet…

Non seulement le formalisme mathématique ne garantit pas la validité d’une démonstration, mais sa relative opacité permet à certains scientifiques peu honnêtes, ou encore honnêtes mais dominés par le formalisme alors qu’ils ont en principe pour mission de le dominer, de camoufler du non-sens scientifique derrière un luxe d’équations et de notations en alphabet grec. Dans le cas de l’effondrement des trois gratte-ciel du 11-Septembre, on peut dire que certains s’en sont donné à cœur joie, soit dans les mathématiques formelles, soit dans l’application informatique des lois de la physique par calcul numérique. Dans l’un ou l’autre cas, le danger est le même : tant qu’on ne refait pas chaque ligne de la démonstration, ou qu’on ne vérifie pas chaque ligne du code de calcul et les données numériques introduites, accepter un résultat au prétexte qu’il est publié dans une revue spécialisée relève de la croyance, pas de la connaissance rationnelle. D’où l’utilité de se limiter à des modèles très simples – mais justes malgré tout, dans les grandes lignes – pour débroussailler le maquis de mensonges, ce que je tente de faire ici.

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Travaux dirigés, version sérieuse

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Une intégrale, ça fait sérieux.
Mais on peut aussi raconter n’importe quoi
bien emballé dans des mathématiques luxueuses.

Le 11 septembre dernier, je proposais des travaux dirigés qui, bien que reposant uniquement sur des considérations de physique des plus sérieuses, étaient assez loin par leur fantaisie, mais également par la quantité de connaissances mises en œuvre pour les traiter, de ce qu’un enseignant d’université est en droit d’exiger de ses étudiants. Un “véritable” texte de travaux dirigés, en physique au moins, se doit de poser des questions relativement fermées portant sur quelques lois bien précises (celles vues en cours), et de faire appel à un minimum de compétences mathématiques en exigeant quelques calculs littéraux. Ce n’est certes pas au degré calculatoire que se mesure la bonne physique – il est possible d’en faire de très mauvaise en mobilisant des mathématiques luxueuses – mais il est certain que, depuis Newton, tout physicien doit maîtriser quelques notions de calcul infinitésimal.

Je vous propose donc aujourd’hui un “véritable” texte de travaux dirigés, tel qu’il peut être proposé à des étudiants de première année de physique dans le cadre d’un cours de mécanique du point. Cette discipline est la première à être enseignée dans le cursus de physique à l’université, en parallèle avec d’autres comme la thermodynamique ou l’optique géométrique. Elle constitue la base de nombreux autres champs de la mécanique, comme la mécanique des fluides ou la résistance des matériaux.

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Travaux dirigés (corrigé, 3/3)

high-chancellor-r-vLe 11 septembre dernier, nous prenions connaissance du scénario proposé par Stan Lee Kubitainer pour le prochain épisode de son thriller politico-fantastique. Il y a deux semaines, nous lisions la première partie des commentaires de son conseiller scientifique Dimitri Stahleier, consacrée à la fausse attaque aérienne du BHL et à l’impossibilité de faire autrement que de violer – en images – les lois de la physique. Puis, la semaine dernière, nous avons vu comment le BHL pouvait être détruit par l’ANUS, cette fois bien réellement, et donc en respectant scrupuleusement ces lois. Voici pour terminer les remarques dont devra tenir compte Stan Lee Kubitainer pour la suite des épisodes, car si le coup d’État médiatique a toutes les chances de réussir, et les Kamelreiter d’être accusés du complot, l’ANUS laissera des traces trop voyantes pour ne pas, à la longue et une fois la sidération de l’événement dissipée, éveiller de forts soupçons sur l’alibi présidentiel, voire permettre à quiconque maîtrise la physique de comprendre quel était le véritable mode de destruction du BHL.


4. Les conséquences visibles de l’explosion de l’ANUS

4.1 Les poussières de toute nature

Il faut insister sur un point : en raison des pressions exceptionnellement élevées et du front d’onde exceptionnellement raide créé par l’explosion nucléaire, les poussières générées proviendront de l’ensemble des matériaux, et non seulement des matériaux fragiles (généralement le béton) comme dans les démolitions classiques. Comme les gratte-ciel sont habituellement en acier (à moins que sur Sibaïag on utilise des matériaux encore meilleurs, comme la fibre de carbone ou d’autres matériaux synthétiques, mais qui devront de toute façon avoir une bonne résistance en traction), l’analyse chimique des poussières pourra révéler de grandes quantités de fer (le constituant majoritaire de l’acier) qu’il sera difficile d’expliquer par de simples incendies ayant entraîné l’effondrement, comme l’alibi présidentiel le prétend. Leur aspect, plutôt sombre s’il s’agit de poussières métalliques (tout métal finement divisé tend vers le noir, c’est ce qui donne le cambouis !) pourra même intriguer des observateurs attentifs sans moyen d’analyse chimique. Ceci pourrait mettre la puce à l’oreille des habitants d’Akirema, mais pas forcément les guider vers la solution : en effet des techniques de découpe pyrotechniques habituelles de l’acier produisent, bien évidemment, elles aussi de petites particules de fer – mais en quantité bien moins importante il est vrai, puisque limitée aux traits de découpe.

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Travaux dirigés (corrigé, 2/3)

high-chancellor-r-jLe 11 septembre dernier, nous prenions connaissance du scénario proposé par Stan Lee Kubitainer pour le prochain épisode de son thriller politico-fantastique. Il y a une semaine, nous lisions la première partie des commentaires de son conseiller scientifique Dimitri Stahleier. Voici la suite de ses remarques, concernant la possibilité pratique de l’existence d’un ANUS réellement opérationnel à la base du BHL. Question pas tout à fait évidente qui méritait analyse.


3. La destruction du BHL par l’ANUS

Même si, à ma connaissance, ce mode de destruction de bâtiments n’a pas encore été expérimenté sur Terre, notre expérience plutôt vaste des essais nucléaires souterrains nous permet assez facilement de comprendre comment il se déroulerait, et quelles conséquences visibles il entraînerait. On peut se baser par exemple sur le classique The Effects of Nuclear Weapons, aujourd’hui en circulation libre sur internet.

Les essais nucléaires furent d’abord atmosphériques, puis souterrains, pour des raisons de “confidentialité” plus que de protection de l’environnement, vous vous en doutez. Mais dans les essais souterrains, il existe une gradation, depuis les essais profonds qui ne produisent en surface aucun effet visible – à part un petit séisme – jusqu’à ceux qui éjectent une quantité importante de gravats dans l’atmosphère et laissent un cratère au point se situant à la verticale du lieu de l’explosion, que les militaires américains nomment traditionnellement Ground Zero. Il y a même eu en Union Soviétique, dans le cadre du programme “Explosions Nucléaires pour l’Économie Nationale”, de nombreuses explosions nucléaires souterraines civiles, une des plus célèbres étant le tir “Chagan” réalisé le 15 janvier 1965 pour créer un lac dans un but d’irrigation. Néanmoins, ce n’est évidemment pas avec ce genre de tir peu profond qu’on peut réaliser, en pleine ville, une destruction “propre” d’un gratte-ciel ; il faut régler finement la profondeur et la puissance afin de n’obtenir que l’effet désiré (l’effondrement d’un bâtiment) et pas la destruction de tout le quartier voire de la ville entière…

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Travaux dirigés (corrigé, 1/3)

high-chancellor-r-oLe 11 septembre dernier, nous prenions connaissance du scénario proposé par Stan Lee Kubitainer pour le prochain épisode de son thriller politico-fantastique. Il est temps maintenant de savoir quelles remarques le conseiller scientifique Dimitri Stahleier a pu lui faire afin de maximiser le succès de la série. Car c’est bien connu, les meilleurs films fantastiques sont ceux qui tiennent le mieux compte des contraintes de la physique, et non ceux qui s’en affranchissent librement.

Voici donc les commentaires de Dimitri Stahleier. Cependant, ses développements techniques étant un peu longs, nous n’en verrons aujourd’hui que la première partie, la suite sera donnée dimanche prochain et la fin, une semaine plus tard.


1. La fausse attaque aérienne diffusée par la PUTE

L’idée est séduisante car très cinématographique ; faire exploser des aéronefs sur la façade de hauts bâtiments permet de donner à l’attaque une dimension très spectaculaire et – oserais-je le dire ? – esthétique. Les boules de feu résultant des explosions, les volutes de fumée s’élevant vers le ciel, tout cela est propice à des cadrages qui marquent les esprits, la contre-plongée renforçant l’impression de terreur car le spectateur, se situant en-dessous de la scène d’explosion, se sent d’autant plus vulnérable et donc pris dans l’action. Mais ceci est un commentaire qui dépasse mon champ de compétences ; venons-en à la vraisemblance scientifique.

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La Société Européenne de Physique vire complotiste

epn-2016-47-4Si vous savez le crédit que j’apporte à ce genre de qualificatif (particulièrement dans le cas du 11-Septembre, où il est absurde), vous aurez compris ce que le titre de cet article peut avoir d’ironique. Néanmoins, la réalité qu’il décrit est suffisamment remarquable pour être mentionnée sérieusement : Europhysics News, le magazine de la Société Européenne de Physique (European Physical Society en globish), organe tout à fait officiel des physiciens professionnels européens, a publié dans son numéro de juillet-août 2016 un article qui affirme clairement que les trois gratte-ciel s’étant effondrés à New York le 11 septembre 2001 ont été délibérément détruits par des techniques de démolition contrôlée, ce qui est évidemment incompatible avec la narration officielle d’un effondrement “naturel” – entendez par là sous l’effet conjoint d’impacts d’avions et des incendies qui s’ensuivirent.

L’article en lui-même, intitulé 15 years later : on the physics of high-rise building collapses (15 ans après : sur la physique des effondrements de gratte-ciel), rédigé par Steven Jones, Robert Korol, Anthony Szamboti et Ted Walter, n’apporte aucune information remarquable pour quiconque s’intéresse à ce problème, et bien entendu ne révolutionne pas la physique – se démarquant en cela de la narration officielle, qui recourt à une large dose de physique harrypottérienne.

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Travaux dirigés (énoncé)

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Le Président M. L. Muschi.

À Hollywood, le cinéaste Stan Lee Kubitainer travaille sur le scénario du prochain épisode de sa série, un thriller politico-fantastique. Son conseiller scientifique, Dimitri Stahleier, a pour mission de rendre l’action crédible, en respectant au maximum les lois de la physique et de la logique.

L’histoire se déroule sur la planète Sibaïag, où les conflits font rage pour prendre le contrôle de l’Empire Global ; l’épisode relate le coup d’État spectaculaire mais secret fomenté par des membres de la tribu des Geldkalb pour prendre le contrôle d’Akirema, la province la plus puissante de l’empire, tout en faisant passer la tribu rivale des Kamelreiter pour un groupe de terroristes sanguinaires afin de justifier son extermination.

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Jérôme Quirant et la pile d’assiettes :
2) la physique newtonienne

je-suis-marteauNous avons déjà vu ici que la théorie de “la pile d’assiettes” popularisée par Jérôme Quirant pour expliquer l’effondrement “naturel” des tours jumelles de Manhattan le 11 septembre 2001 souffrait d’un défaut rédhibitoire : prédire quelque chose de contraire à la réalité observée (la persistance, au moins temporaire, de la structure porteuse après effondrement des planchers). C’est suffisant pour la savoir fausse, sans nécessité aucune de faire appel à la physique. Néanmoins, il peut être intéressant de savoir “comment elle est fausse”, car s’il n’y a qu’une vérité, il y a de nombreuses façons de se tromper, ou de mentir. Pour cela, nous allons devoir comprendre le fonctionnement d’un objet technique très répandu, et qui ne tombe jamais en panne : le marteau.

“Alors, un marteau, comment ça marche ?” pourrait dire Michel Chevalet dans une séquence de vulgarisation scientifique. Vous pensez que c’est superflu ? Détrompez-vous. Si l’immense majorité des gens savent utiliser un marteau (à peu près, au moins), peu savent véritablement comment ça marche, et sont capables de l’expliquer de façon rigoureuse. Car pour cela, il faut faire appel aux lois qu’Isaac Newton a publiées en 1687 et qui révolutionnèrent la physique. Qui créèrent la physique moderne, peut-on même dire.

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