Syrie : festival de fake news sur les media de grand chemin

[Note de l’administrateur de ce blog : on pardonnera à l’auteur de la vidéo quelques fautes d’orthographe dans les sous-titres, et on le remerciera chaleureusement pour cette petite séquence fort pédagogique. Mais sans vouloir me vanter, si tout ce que je devais expliquer à mes étudiants était d’une aussi éclatante limpidité, mon métier serait vraiment du gâteau.

De cette compilation d’intervention de “journalistes” on retiendra donc ceci : soit ce sont tous des quiches de niveau olympique, avec un QI de moule sous Prozac® ne leur permettant pas de vérifier la source d’une information que même un enfant de 10 ans peut retrouver en moins de 5 minutes sur son smartphone, soit ils sont payés pour mentir et tremblent comme des feuilles à le seule idée de dire la vérité – et de perdre ainsi leur emploi.]


On retiendra aussi cette information sur l’affaire Skripal : selon des experts suisses indépendants du Laboratoire Spiez travaillant à la demande de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques, en abrégé OIAC (hein M. Bourdin…), l’agent toxique BZ, faisant partie de l’arsenal des USA et du Royaume-Uni mais n’ayant jamais été produit en Russie ou en URSS, aurait été utilisé contre les Skripal.

Après cela, ceux qui s’imagineront que les frappes contre la Syrie ont été décidées précisément pour détruire les preuves de l’attaque chimique présumée et surtout les indices matériels permettant de remonter à ses véritables auteurs seront évidemment taxés de dangereux complotistes, et plus si affinités.

Faux drapeaux pour les débutants (Dmitry Orlov)

Dmitry Orlov

[Note de l’administrateur de ce blog : les attaques anglo-américaines pour blâmer la Russie de tous les maux ne faiblissent pas mais, par leur excès même, finiront sans doute par faire naître des doutes même chez les plus naïfs. Car personne n’ignore qu’Anglais et Américains – ou plus précisément leurs dirigeants – mentent comme ils respirent quand ils veulent justifier leurs ambitions impériales : même le plus crétin des téléspectateurs a entendu parler des armes de destruction massive imaginaires de Saddam Hussein – qui fut par ailleurs soutenu par les USA pour réaliser des attaques chimiques contre l’Iran1.

Dmitry Orlov rappelle ici fort à propos l’absence de mobile dans l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille – une affaire qui rappelle fortement celle de Litvinenko en novembre 2006. Il rappelle tout aussi intelligemment l’affaire du vol MH17 de la Malaysia Airlines, dont tout porte à croire qu’elle est intimement liée à celle du vol MH370 comme je l’ai montré dans ce premier article, ce deuxième et ce troisième.

Bien sûr, il se trouvera toujours quelques idiots utiles pour crier au “complotisme” lorsqu’on évoque les intentions perverses et criminelles des dirigeants occidentaux envers d’autres pays, voire envers leurs propres peuples. Tout le monde ne parvient pas à faire passer la raison avant l’émotion. C’est bien cela qui permet aux manipulateurs d’opinion de continuer à la manipuler.]


La Grande-Bretagne est prise d’une frénésie médiatique à cause de l’empoisonnement récent de l’ancien colonel russe Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury, en Angleterre. La Première ministre britannique, Theresa May, a demandé à la Russie de s’expliquer en prétendant qu’ils avaient été empoisonnés en utilisant un agent neurotoxique appelé « Novichok » (« Débutant » en russe ) qui était un produit de la recherche soviétique sur les armes biologiques. Il n’est plus produit et la destruction des stocks a été vérifiée par des observateurs internationaux. Cependant, sa formule est dans le domaine public et il peut être synthétisé par n’importe quel laboratoire chimique bien équipé, tel que celui de Porton Down, un laboratoire militaire de la Grande-Bretagne, qui, soit dit en passant, n’est qu’à 18 minutes en voiture de Salisbury.

May n’a fourni aucune preuve pour étayer ses allégations de complicité russe dans la tentative de meurtre. Le ministère russe des Affaires étrangères a demandé à la Grande-Bretagne de fournir toutes les preuves disponibles pour étayer son accusation d’utilisation d’armes chimiques (selon la Convention sur les armes chimiques, la Grande-Bretagne doit le faire dans les 10 jours). Par conséquent, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a répondu que la Russie ne répondrait pas à de telles allégations sans fondement.

Une clé importante pour repérer un attentat sous faux drapeau est que la « connaissance » de qui est à blâmer est disponible avant que la première preuve ne soit sur la table. Par exemple, dans le cas de l’avion de la Malaysian Airlines, le fameux MH-17, abattu à l’Est de l’Ukraine, tout le monde en Occident était convaincu que les « séparatistes pro-russes » étaient à blâmer avant même le début de l’enquête. À ce jour, on ne comprend toujours pas comment ils auraient pu le faire compte tenu de l’équipement dont ils disposaient. Dans ce cas, la Russie a été accusée presque immédiatement, tandis que le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson s’est porté volontaire pour que la Grande-Bretagne n’envoie pas son équipe de foot à la Coupe du monde en Russie cet été, révélant la véritable raison de cette tentative d’assassinat.

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On pourra utilement compléter la lecture de cet article par celle de ce deuxième sur le même sujet, également publié par le saker, dans un style plus direct et grinçant encore. Ainsi qu’en écoutant Guy Mettan, journaliste suisse ayant acquis la nationalité russe, parler de l’effondrement médiatique et de la régression intellectuelle européenne : “On est sorti de l’ère de l’information pour entrer dans celle de la communication, et au fond du simulacre pur ; les éléments de langage ont remplacé le langage lui-même. […] On a quitté tout à fait l’ordre de la raison pour emprunter celui de la subjectivité la plus folle.

J’encourage également mes lecteurs à soutenir l’initiative de Slobodan Despot2 pour relever ce niveau intellectuel en chute libre, en s’abonnant au Drone comme je l’ai fait : un journal petit par la diffusion mais grand par son contenu, et qui a besoin d’un nombre minimum d’abonnés pour lancer son édition papier, comme au bon vieux temps où certains journaux faisaient encore réfléchir.

Le général Mattis reconnaît n’avoir pas de preuves
que la Syrie ait un jour utilisé des armes chimiques
(Réseau Voltaire)

James Norman Mattis,
secrétaire à la Défense des États-unis

[Note de l’administrateur de ce blog : on nous avait déjà fait le coup avec les armes de destruction massive de Saddam Hussein, mais visiblement certains ont quelques lenteurs dans les connexions synaptiques. À moins qu’ils ne soient pas payés pour comprendre avant d’agir mais pour exécuter… des ordres venus d’ailleurs. Et pourtant, il suffisait de faire une peu de physique… chose apparemment hors de portée pour un ancien réparateur de chaussures, mais qui entre dans les compétences de mes étudiants au terme d’une licence universitaire.]


(Source)

Le général Jim Mattis, secrétaire à la Défense, a déclaré le 8 février 2018 ne pas avoir de preuve que la Syrie ait jamais utilisé d’armes chimiques, y compris en 2013 et en 2017, lorsque la Maison-Blanche ordonna le bombardement en rétorsion de la base aérienne de Chayrat.

Pourtant, le 23 janvier, soit deux semaines avant cette déclaration, le secrétaire d’État, Rex Tillerson, participait à Paris au Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques, accusant le président el-Assad d’en avoir fait usage de multiples fois.

Mattis Admits There Was No Evidence Assad Used Poison Gas on His People”, Ian Wilkie, Newsweek, February 8, 2018.

 

Hassan Nasrallah répond à Trump : Il n’y a pas de terrorisme « islamiste » (Hasan Sayed)

[Note de l’administrateur de ce blog : la première des libertés est celle de savoir nommer correctement les choses. L’esclavage par excellence est celui consistant à museler le langage, ou pire la pensée, en parvenant à donner aux événements une signification qu’ils n’ont pas.]


Macron, le champion des “fake news” (UPR)

[Note de l’administrateur de ce blog : passons sur le fait qu’un président de la République française se sente obligé de parler en globish pour paraître à la page. Il n’en paraît en définitive que plus esclave de ses maîtres.]


Si, après 8 mois de mandat, le président de la République ne s’est pas spécialement distingué par son dévouement aux intérêts supérieurs de la France ni par son écoute du peuple français, force est de constater qu’il vient encore de s’illustrer par ses déclarations manœuvrières et retorses.

Lors de ses vœux à la presse, le mercredi 3 janvier 2018, le chef de l’État a en effet annoncé qu’un « texte de loi » allait être « prochainement » soumis au vote de l’Assemblée nationale pour s’attaquer aux « fake news » sur Internet en « période électorale ».

Pourquoi a-t-il lancé une pareille idée, qui suscite l’inquiétude chez tous les démocrates ?

Un projet lancé par ignorance de ce qui existe ?

La première hypothèse, c’est que ce serait l’un des conseillers en communication de Macron qui ait inscrit cette annonce dans son discours, sans l’en avertir et sans vérifier le droit existant.

Après tout, ce ne serait pas une première. Rappelons-nous que l’un de ses mêmes conseillers en communication lui avait préparé un discours, lors de l’élection présidentielle, pour présenter au public son programme pour l’enseignement. Et qu’au moment même où il sollicitait nos suffrages pour la fonction suprême, Macron avait avoué en direct… ne pas comprendre ce qu’il lisait !

Si cette hypothèse est la bonne, le locataire de l’Élysée aurait intérêt à changer de conseiller.

Ou du moins à s’entourer d’un expert du droit de la presse et de la liberté d’expression.

Celui-ci aurait en effet pu lui rappeler opportunément :

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Emporté par sa vanité, le jeune Macron déclenche la colère des chiites d’Irak (E&R)

Connerie sur connerie. C’est ainsi qu’on pourrait résumer la gestion du dossier irakien par notre Premier ministre des Affaires étrangères, le président Emmanuel Macron 1er en personne. Car Le Drian fait de la figuration, encore plus depuis qu’il a voulu donner une leçon de morale au président syrien Bachar al-Assad.

Une sortie malvenue et totalement mensongère puisque l’ex-ministre de la Défense du piteux président Hollande a carrément accusé Assad d’avoir « passé son temps à massacrer son peuple », tout en faisant croire que la France avait permis de gagner la guerre contre l’État islamique… Pauvre ministre, dont les services ont aidé les groupes rebelles et les mercenaires d’al-Nosra contre le gouvernement de Damas et ce, pendant plus de quatre ans !

Si nous sommes de bons patriotes, nous devons malheureusement reconnaître que notre pays, dirigé par une bande de traîtres, a fait partie du camp des agresseurs et des déstabilisateurs de la Syrie. La moindre des choses, après de tels propos, aurait été de démissionner. Mais Le Drian est toujours là, continuant à délirer sur la responsabilité d’Assad dans la guerre d’agression impériale en Syrie…

Emmanuel Macron avait pourtant bien commencé son quinquennat en remettant la France dans le concert des nations qui comptent en matière de diplomatie, en particulier au Proche-Orient. Un rapprochement avec la Russie, quelques piques à l’encontre d’Israël et des États-Unis… Certes on était loin de l’indépendance prônée par le gaullisme des années 60 mais on s’éloignait de l’archisoumission publique du déplorable Hollande.

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En rapport avec la désastreuse politique étrangère “française” au Moyen-Orient, voir aussi sur ce blog :

  • l’utilité de la physique pour démonter les mensonges d’une oligarchie criminelle : Fabius, le golf et le badminton
  • l’esprit critique comme politesse du désespoir (ou de la honte d’être représenté par de tels gouvernements) : Sourate de la jument
  • comment rigoler un bon coup quand un ex-réparateur de chaussures se mêle de donner des leçons de physique à un physicien en exercice depuis plus de vingt ans : Les étranges inventions de M. Kalifat

Photomontage (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : pour les non-fans de rap tels que moi-même, Lacrim, de son vrai nom Karim Zenoud, est un rappeur français d’origine algérienne, né à Paris et ayant grandi en France, qui un passé délinquant et carcéral chargé. Et peut-être même un futur, puisqu’on ne fait chanter que ceux qui ont suffisamment de casseroles.]


Source : les dessins de la semaine.

 


 “À une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire.” 1

(Attribué faussement à Eric Arthur Blair alias George Orwell, mais sans doute parce que ça colle pile poil à son œuvre)

 

“Pourquoi tu ris, connard ? Tu vois pas que c’est juste la vérité ?”

(Dieudonné M’Bala M’Bala, de mémoire)

La raison surgira-t-elle
des entrailles de la “bête immonde” ?

Selon les media de grand chemin, organes privatisés ou subventionnés de plus en plus hystériques – on l’a vu récemment avec la persécution de ce pauvre Filoche, produisant quelques moments audiovisuels d’anthologie – l’association Égalité et Réconciliation, dont le fondateur et président Alain Soral est régulièrement présenté comme un “gourou antisémite néo-nazi”, serait un repaire de fachos à crâne rasé ayant le plus grand mal à réprimer des saluts hitlériens lorsqu’ils se rencontrent, tels Dieudonné à la fin du sketch sur l’Association des Racistes Anonymes.

Pour avoir vu de mes yeux et entendu de mes oreilles certains des membres de la secte – adhérents ou sympathisants – puisque j’ai été invité par l’association à faire un peu de vulgarisation scientifique devant eux, je peux assurer qu’il n’en est rien. J’y ai rencontré tous les âges, tous les sexes (c’est-à-dire les deux traditionnels), toutes les origines sociales et toutes les couleurs de peau (naturelles). Et j’ai même été surpris de la qualité des questions qui m’étaient posées – non enregistrées dans la vidéo du lien précédent – surtout si on les compare aux arguments de café du commerce que des universitaires “haut de gamme” se croient parfois autorisés à débiter.

Je ne suis pas pour autant toujours d’accord avec les idées avancées par l’association ou son président – par exemple, je suis athée et pas du tout partisan du retour à une religion d’État catholique comme l’a parfois mentionné Alain Soral – mais j’essaie de faire passer la raison avant les a priori, surtout ceux véhiculés par des gens haineux, et je suis bien obligé de reconnaître le grand travail pédagogique effectué pour faire comprendre aux Français – ou simplement francophones – le monde tel qu’il fonctionne réellement plutôt que tel qu’il est présenté par la propagande médiatique, et en particulier l’absence de réelle démocratie dans des pays comme le nôtre2 qui se prétendent démocratiques. Ce qui n’est certes pas forcément réjouissant, mais le porteur de mauvaises nouvelles ne saurait être tenu responsable du caractère anxiogène de son message.

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Le meneur de l’attaque terroriste de Barcelone était un informateur des renseignements espagnol (WSWS)

[Note de l’administrateur de ce blog : une preuve de plus, s’il en fallait encore, qu’il n’existe de terrorisme à grande échelle qu’étatique, et que la “guerre contre le terrorisme” est en réalité une guerre par le terrorisme de l’oligarchie contre le peuple et sa liberté, recourant à l’intimidation violente lorsque les méthodes “douces” de contrôle de l’opinion s’avèrent insuffisantes du fait de la circulation horizontale de l’information.]


Les médias espagnols ont confirmé qu’Abdelbaki Es Satty, le cerveau des attentats terroristes du 17 août 2017 à Barcelone était un informateur de la police.

Satty, un trafiquant de drogue directement lié aux membres d’Al-Qaïda qui ont mené les attentats à la bombe du 11 mars 2004 à Madrid, aurait fourni des informations et reçu des paiements des services de renseignements espagnols jusqu’à peu de temps avant l’attentat de 2017. Il aurait été le chef politique ou religieux des jeunes qui ont perpétré les attentats de Barcelone, au cours desquels 16 personnes sont mortes et 152 ont été blessées. Satty lui-même est mort peu de temps avant les attentats, lorsque de grandes bombes artisanales qu’ils préparaient dans une maison d’Alcanar ont accidentellement explosé.

Cette révélation remarquable souligne le caractère totalement mensonger de l’insistance de la bourgeoisie européenne pour que des attaques profondes contre les droits démocratiques soient nécessaires pour mener une « guerre contre le terrorisme ». À Barcelone, comme avec Charlie Hebdo et l’attentat du 13 novembre à Paris, et l’attentat de Manchester le 22 mai, les terroristes étaient connus à la police. Ils ont œuvré pour les services de renseignement et ont été les instruments des guerres impérialistes européennes en Syrie et en Irak, sous protection officielle.

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Voir également sur ce blog, à propos du terrorisme :

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