Qu’est-ce que l’antisémitisme aujourd’hui en France ?
(Jean Bricmont)

[Note de l’administrateur de ce blog : pas mieux – pour l’instant. Mais avec un ami juif, on vous prépare d’ici quelques temps (disons après la rentrée universitaire) des témoignages croustillants sur la pseudo-lutte contre l’antisémitisme du très influent et très arrogant lobby-qui-n’existe-pas.]


Source : page facebook de Jean Bricmont

Au lieu de répéter pour la n-ième fois, suite aux déclarations de Macron, que l’anti-sionisme n’est pas de l’antisémitisme, les «pro-palestiniens » feraient bien de se demander ce que veut dire antisémitisme aujourd’hui en France :

  • est-ce vouloir faire du tort aux juifs en tant que tels ?
  • est-ce considérer que si les juifs ont le droit de « retourner » en Palestine après seulement 2000 ans d’absence, les Palestiniens qui en ont été chassés en 48 ou leur descendants devraient aussi avoir ce droit ?

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La liberté d’expression selon Jean Bricmont
et Alain de Benoist (Entre La Plume et l’Enclume)

Tout est dans la tête.

Jean Bricmont et Alain de Benoist étaient invités à parler de “la liberté d’expression en temps de guerre”, en mai 2016.

Pour tous les deux, le temps de guerre, c’est maintenant, c’est ici, c’est partout, et ce n’est pas nouveau.

Même en temps de paix, la censure a toujours régné, dit Alain de Benoist, et elle s’attaque, non seulement à l’expression, mais aux opinions les plus secrètes. L’autocensure est encore plus destructrice que la répression voyante, puisqu’elle amplifie la menace en anticipant les coups. La répression brutale, avec sa vue basse, trahissant naïveté, férocité et opportunisme chez ceux qui choisissent de l’exercer, donne au contraire l’occasion rêvée à la résistance de faire resplendir les armes de la logique.

L’être humain n’a pas de droits, mais seulement des libertés, insiste Alain de Benoist. On est dans le déni radical des principes de notre société, au-delà du détournement des lois. L’arbitraire, la malhonnêteté institutionnelle et l’illogisme pourront-ils encore longtemps faire tenir notre société ? De Benoist est voltairien et marxien, il aime à situer sa réflexion dans un long sillage de pensée prudente et généreuse.

Jean Bricmont va au feu, et défend nommément les grands rebelles de notre temps : Dieudonné et Faurisson. Avec précision, il prend le taureau par les cornes : la France en se targuant de la loi Gayssot pour attaquer l’Iran fait bien piètre figure, et c’est nous qui retombons dans la superstition religieuse, dit-il. Il reprend l’argumentation tout en finesse de son livre La République des censeurs, et souligne à quel point Pressac, historien amateur publié par le CNRS, mettait en œuvre la méthode révisionniste, celle-là même qu’on reproche à Robert Faurisson, et auquel il était censé porter le coup de grâce. Sur les tribunaux belges, qui ont condamné Dieudonné à deux mois de prison ferme, Bricmont est à son tour un excellent humoriste.

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La République des censeurs

La république des censeursLe genre : démonstration par l’absurde

Peut-être est-ce dû à sa qualité de physicien, signe d’une tournure d’esprit proche de la mienne, mais je dois reconnaître que j’apprécie particulièrement Jean Bricmont, toujours précis, rationnel et essayant de tirer la réflexion vers le haut dans les débats “sociétaux” en faisant preuve d’une grande rigueur argumentaire, là où tant d’autres versent dans l’hystérie émotionnelle ou les attaques ad hominem. C’est aussi, comme moi, un homme “de gauche”, mais du temps où la gauche visait à fournir aux pauvres des conditions de vie et de travail décentes, condamnait l’impérialisme au lieu de le justifier, en Libye, en Syrie ou en Ukraine, défendait la liberté d’expression au lieu de la museler, et condamnait vigoureusement l’apartheid au lieu de diaboliser et menacer de poursuites ceux qui luttent contre le dernier régime politique de ce type sur la planète. D’un temps où la gauche était donc à l’opposé du troupeau de lâches et de traîtres arrivistes qu’elle est devenue aujourd’hui. Cette fiche de lecture ne peut donc être parfaitement impartiale, vu l’admiration que je porte à l’auteur.

Une admiration qui n’est toutefois pas sans bornes, car je reproche à Bricmont de faire la “grève de la physique” lorsqu’il s’agit d’analyser rationnellement les événements du 11-Septembre, en se contentant d’aligner des arguments très faibles de type sciences humaines et sociales, là où une science inhumaine et asociale telle que la physique permet de procéder de façon sûre par élimination des scénarios les plus farfelus, car contraires aux lois de la nature – par exemple celles du mouvement établies par Newton à la fin du dix-septième siècle, ou encore les premier et deuxième principes de la thermodynamique, établis au dix-neuvième siècle. Abandonner ses armes méthodologiques les plus sûres sur le champ de bataille, M. Bricmont, c’est tout à fait regrettable, et c’est même une faute professionnelle ! Le principe des actions réciproques ou la conservation de l’énergie ont quand même une autre puissance et une autre autorité que ces ratiocinations de sciences très molles, voire carrément non scientifiques. Mais ce n’est pas le sujet de l’ouvrage dont il est maintenant question.

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État de la France et de son système judiciaire, avril 2016

[Note de l’administrateur de ce blog : article repris tel quel du site E&R, mais titre de mon cru. La méthode scientifique consiste aussi, et même avant tout, à comprendre au lieu de répéter, et à vérifier les données à partir desquelles on élabore des raisonnements. Pour ceux, visiblement imperméables à la connaissance rationnelle, qui n’auraient pas encore fait la différence entre antisionisme et antisémitisme, je suggère un petit détour par là.]

Le 17 avril 2016, Alain Soral participait, avec d’autres auteurs des éditions Kontre Kulture, à une séance de dédicaces au Théâtre de la Main d’Or. L’occasion pour lui de revenir sur le sens – et le coût – de son combat.

Chasse aux sorcières «antisémites» à Sciences Po (Guillaume Weill Raynal)

conseil-de-la-licra-fr[Note de l’auteur du blog Éloge de la raison dure : démonstration par l’absurde de la vaste arnaque de la “lutte contre l’antisémitisme” institutionnelle, qui a de plus en plus de mal à cacher sa véritable nature : une police de la pensée politique.]

Sur sa page Facebook, un prof de Sciences Po a procédé, ces jours-ci, au lynchage d’une étudiante, désignée comme «antisémite». Sans la moindre preuve. Dans la meute des « likeurs », un vice-président du CRIF, et… le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Sur les forums et les réseaux sociaux, les  haines les plus diverses s’expriment sans frein, le plus souvent dans le secret de l’anonymat. Mais les attaques se font aussi parfois à visage découvert, en pleine lumière, et en toute bonne conscience.  A l’heure où certains n’ont de cesse de dénoncer les « dérives de l’antiracisme » réelles ou supposées, il est peut-être bon de rappeler qu’une haine folle et gratuite peut parfois se dissimuler aussi sous le masque respectable et avantageux  de la lutte contre l’antisémitisme.

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Persécuté pour non-complotisme

Faurisson 2016 03 17On parle beaucoup, dans les media et chez nos politiques, des “obsédés du complot”, encore appelés complotistes ou conspirationnistes ; et c’est à coup sûr pour les dénigrer, mettre en garde les bons citoyens contre ces déséquilibrés, et leur conseiller de se boucher les yeux et les oreilles dès qu’un de ces illuminés paranoïaques risque d’éveiller chez eux quelques soupçons sur tel ou tel événement contemporain, comme les attentats du 11 septembre 2001.

On dit beaucoup moins – ou on essaie de ne pas présenter la chose sous cet angle – que l’on persécute bien plus violemment encore quelques personnes parce qu’elles refusent le “complotisme”, c’est-à-dire la croyance non étayée en divers complots, et pas des moindres. Car bien sûr, nul n’oserait affirmer que les complots n’ont jamais existé, n’existent pas ou n’existeront plus jamais : on ne peut dénigrer le “complotiste” que lorsqu’on lui reproche de croire à un complot en l’absence de preuves.

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Les restrictions juridiques à la liberté d’expression : une grave distorsion du droit pénal (Académie royale de Belgique)

Intervention de Philippe Nemo, philosophe et historien des idées politiques français, professeur à l’École Supérieure de Commerce de Paris, lors d’un colloque international sur la liberté d’expression le 5 décembre 2014 en Belgique.

Êtes-vous toujours Charlie ?

[Mise à jour 30 janvier 2017 : je mets ce très court article – de janvier 2016 – en avant, le dessin ci-dessous ayant bénéficié d’une campagne publicitaire gratuite à l’occasion du second tour des primaires “de gauche”. Cela permettra à toutes les victimes de bonne foi des Tartuffe qui ont crié à “l’antisémitisme” de comprendre que ce dessin n’est que la transposition d’un autre, bien plus irrespectueux car insultant envers une communauté religieuse dans son ensemble, et que ces mêmes Tartuffe n’avaient pas cru bon de dénoncer, voire avaient applaudi et défendu.]

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Petit test psychologique : êtes-vous choqué(e) par le dessin ci-contre ?

 

 

 

 

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Climat investigation

climat investigation 300Le genre : scandaleuse insignifiance.

J’ai déjà eu l’occasion de démonter certains arguments foireux de “climatosceptiques” (mot idiot mais commode en première approche), notamment en disséquant une conférence de Vincent Courtillot, scientifique bien plus gradé que moi mais tellement obsédé par l’idée de démontrer l’influence prépondérante du Soleil sur le climat (pour prouver l’influence minime de l’homme) qu’il est devenu célèbre malgré lui par un article intitulé “Are there connections between the Earth’s magnetic field and climate?” où il fit avec ses coauteurs un calcul supposant implicitement que la Terre était un disque noir orienté vers le Soleil. Gênant pour le directeur de l’Institut de Physique du Globe, ainsi que pour le comité de lecture de la revue Earth and Planetary Science Letters qui laissa passer une telle boulette ; cette mésaventure lui valut d’ailleurs l’affectueux sobriquet de Chevalier de l’Ordre de la Terre Plate.

Logiquement, j’ai donc eu du mal à ne pas m’intéresser au “sulfureux” ouvrage (comme disent les journalistes obéissants, courbant préventivement la nuque au cas où) de Philippe Verdier, ex-Monsieur Météo de France 2 et viré de cette même chaîne en raison précisément de ces écrits jugés “climatosceptiques”. Même si, bien entendu, je ne m’attendais pas à devoir fournir les mêmes efforts intellectuels que ceux nécessaires pour montrer que Vincent Courtillot ne captait strictement rien aux articles de dendroclimatologie utilisés pour appuyer sa thèse. Eh oui, un article scientifique, c’est beaucoup de travail pour son auteur, mais aussi un travail conséquent pour les lecteurs, surtout lorsqu’ils ne sont pas familiers du champ de recherche concerné – ce qui était mon cas.

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