Hommage aux Gilets Jaunes (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : 2019 sera certainement une année de nettoyage par le vide. S’effondreront comme des structures pourries surchargées de mensonges des appareils médiatico-politiques ayant tenté de faire passer le peuple pour l’ennemi du peuple (Gilets jaunes), la raison pour l’ennemie de la raison (lutte contre les “fake news”), la prudence pour de l’imprudence (lobbying sur les vaccins), la propagande de guerre pour la recherche de la paix (hystérie anti-russe et anti-syrienne) ou encore l’invasion migratoire programmée par quelques mafias pour l’évolution nécessaire et souhaitable des civilisations “avancées”.

Comme le saker francophone vient de publier un petit billet qui résume assez bien l’espoir qui vient de naître comme les craintes qu’engendre la peur du vide, c’est avec plaisir que j’incite tous mes lecteurs à s’en imprégner, en leur souhaitant la meilleure année 2019 possible, qui sera avant tout ce que nous, le peuple, décidons d’en faire. ]


Camarades de vie !

Une lame de fond se lève au-dessus d’un lac où hibernent des monstres que nous avons identifiés.

On me reprochera le mot « monstres » mais il m’est venu celui-là de plus approprié.

N’est-il pas un monstre celui qui sait que ses actions et celles de ses tierces connaissances entraînent des dommages parfois mortels à des gens qui ne lui ont jamais rien fait ?

Camarades de vie, nous avons commencé un combat dont, je le pense, nous n’imaginons pas l’issue.

C’est tellement beau, c’est tellement fort cette naissance.

Et c’est aussi terrible.

Les monstres se réveillent, hébétés qu’on ose les déranger.

Sidérés de tant d’audace.

Paumés, perdus et…

Dangereux.

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“Vous voulez moins d’antisémitisme ? Arrêtez de donner la parole à BHL !” (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : mise en ligne le 24 décembre 2018 (donc juste après “l’acte VI” des Gilets jaunes), reprise aujourd’hui par Égalité & Réconciliation, cette vidéo de la chaîne YouTube “En Mode REPLAY” illustre à merveille la montée de l’intelligence populaire face aux mensonges de plus en plus voyants de la caste politico-médiatique qui, comme l’observe très bien Jérôme au téléphone, “pour sauver sa peau, préfèrera toujours une guerre civile à une révolte populaire”.

Malgré les tentatives incessantes d’Apolline de Malherbe pour discréditer ce mouvement et jouer le rôle malsain pour lequel elle est payée, Jérôme restera droit dans ses idées, rappellera que ceux qui hurlent à l’antisémitisme comme BHL sont ceux qui en profitent1 et non ceux qui en souffrent, et fera passer son message de fraternité, que la “journaliste” tentera lamentablement d’inverser avant de lui couper la parole.]


Le régime électocratique a vécu (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : il arrive aussi au saker francophone de publier de la daube élaborée, comme la récente et interminable saga sur le 11 Septembre (ici en un fichier PDF), œuvre d’un retraité en manque d’occupation (voir ici les commentaires de “Michel Straugof”, son auteur), que je n’ai pas eu le courage de lire in extenso. Elle comporte quand même des indices intéressants sur les acteurs, mais pour les moyens employés, n’espérez rien qui résiste aux lois de la physique.

Avec ce court article par contre, anonyme (à part qu’il est jaune fluo), on est à l’opposé : c’est du clair, net et précis, alors ne nous en privons pas. Remarque : j’ai laissé le “animique” du texte original à la fin de mon extrait, mais je penche pour “anémique” et pour une coquille.

La part droite du montage photographique illustre la disparition médiatique officielle de Nikolaï Iejov, chef du NKVD, entre 1937 (photo du haut) et 1939 (photo du bas), précédant son exécution sur ordre de Staline et Beria en 1940.]


Par un gilet jaune tiré au sort − Le 17 décembre 2018

Il n’est pas toujours aisé d’identifier la seconde exacte où un régime politique finit et laisse la place à quelque chose de nouveau. La chute d’une lame sur la nuque de Louis XVI le 21 janvier 1793 a-t-elle marqué le passage de l’ancien régime aristocratique au nouveau régime aristocratique, ci-devant régime électocratique ? Difficile à dire. Par contre, nous sommes quelque part des privilégiés car le 15 décembre 2018 nous avons pu être témoins, à dix-neuf heures, quatre minutes et sept secondes, du moment précis ou l’électocratie a basculé en électocrature.

« Retour au calme à Paris »

RT France, le média accusé par Macron de diffuser des fausses nouvelles et, de ce fait, interdit d’accès à l’Élysée, nous raconte la mésaventure, somme toute cocasse, des auteurs intellectuels du journal télévisé 19/20 émis par la chaîne publique France 3 au soir de l’acte V de la révolte des gilets jaunes. Parmi les images qui défilaient comme toile de fond derrière la présentatrice, on a pu voir un cliché pris devant l’Opéra par Geoffroy Van der Hasselt, photographe de l’AFP. Or il y a avait une pancarte vraiment étrange, avec MACRON écrit en grandes lettres sur la moitié supérieure et la moitié inférieure en blanc.

« Une personne opérationnelle est intervenue »

Il se trouve qu’une personne, à ce qu’il parait une personne opérationnelle, avait pris soin d’effacer le mot DÉGAGE écrit sur la moitié inférieure de ladite pancarte. On conviendra sans effort que ladite personne, toute opérationnelle qu’elle est, n’est pas très maligne, mais elle a sans doute d’autres mérites, comme par exemple celui non négligeable d’être encartée dès la première heure à La République En Marche. En somme, une petite main du système LREM, une petite frappe, mais qui faisait bien partie de la rédaction de France 3 et qui nous permet de jeter un coup d’œil sur l’état animique des troupes macroniennes.

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La France reprend des couleurs (Slobodan Despot)

[Note de l’administrateur de ce blog : une fois de plus, je fais une entorse aux règles du commerce en proposant gratuitement à mes lecteurs un article que je reçois moyennant paiement, via mon abonnement au Drone de l’Antipresse (mais c’est pour mieux les inciter à le soutenir financièrement, tout en se faisant plaisir tant sa lecture est revigorante).

Reçu ce matin, l’article a probablement été écrit entre les troisième et quatrième actes des Gilets jaunes, mais peu importe : ce qui se déroule sous nos yeux, avec l’apparence d’une éruption violente, est en réalité un changement profond et de long terme, l’effondrement d’une structure qui se croyait quasi-éternelle et qui ne repose en réalité que sur les maîtres du discours, débitant un récit de plus en plus faux et creux que la logique humaine finit par faire voler en éclats, catalysée par la souffrance et la colère des victimes de plus en plus nombreuses de cette imposture.

C’est aussi l’occasion de réfléchir sur la richesse que représente l’immigration pour la France : Slobodan Despot, qui est serbe de naissance et vit en Suisse en s’exprimant en français, est l’exemple vivant de l’importance de la francophonie et de la fécondité d’un apport culturel extérieur (mais que les Suisses nous ont chipé !). Pas sûr que l’exemple puisse se généraliser aux hordes de pseudo-réfugiés qui font la fortune des mafias de passeurs et la satisfaction des destructeurs de solidarités nationales.]


Les Gaulois, décidément, ne font rien comme les autres. Le printemps de la France, ils ont réussi à le coller en décembre. Je ne sais sur quoi il débouchera, je sais seulement que dans ce pays, l’on se sent moins seul. Voici donc en vrac quelques tableaux d’une révolution nationale qui n’ose pas encore afficher son nom.

« I was a free man in Paris,
I felt unfettered and alive
There was nobody calling me up for favors
And no one’s future to decide… » (Joni Mitchell)

En liberté dans Paris

Presque malgré moi, j’ai passé mon temps à humer l’air parisien en cette semaine de veillée d’armes. Mardi, j’avais manqué mon train du retour vers la Suisse. Plutôt que de prendre le suivant, j’ai étiré le séjour jusqu’au dernier moment possible, au vendredi. Il m’est arrivé trop souvent de manquer des événements historiques pour des futilités. Cette fois-ci, quelque chose me disait de rester là et d’écouter sans rien attendre.

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Alain Soral – Gilets jaunes, suite : penser samedi et au-delà (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : clair, net, précis et lucide. Et très “raisonnable”, au sens où l’entendrait un père qui s’adresse à des enfants un peu naïfs et irresponsables.

Souhaitons que la racaille l’entende (celle d’en haut comme celle d’en bas) et que l’on cesse de qualifier “d’extrême-droite la plus radicale” (plus tous les adjectifs qui vont bien : raciste, antisémite, homophobe etc., la caste médiatico-politique semble peiner à trouver les qualificatifs les plus repoussants) le lieu d’où vient un discours de raison et de vérité.

Merci M. Soral pour cette analyse et cette mise en garde.]


À l’aube du samedi 8 décembre 2018, acte IV des Gilets jaunes au croisement de tous les enjeux et de toutes les manipulations, Alain Soral livre son analyse.

Alain Soral – Gilets jaunes, suite : penser samedi et au-delà

D’abord, pour répondre, il faut différencier, Paris, les grandes villes (avec campus étudiants et banlieues) et les campagnes.

D’abord les campagnes : soit la France profonde qui prend tout son sens aujourd’hui, la seule a avoir gardé un peu de profondeur, malgré toutes les manipulations et les destructions opérées depuis des années par le pouvoir profond !

Voici venu le temps de la France profonde face au pouvoir profond.

Dans les campagnes, lieu d’origine de la révolte sociale des Gilets jaunes, la lutte unitaire avec fraternisation des forces de contestation et de sécurité devrait continuer à s’amplifier et à bien se passer…

Dans les grandes villes étudiantes entourées de banlieues, c’est une autre histoire…

Quant à Paris, c’est le lieu de tous les dangers !

Continuer la lecture de la déclaration d’Alain Soral, et lire le guide juridique de Maître Damien Viguier, sur E&R →

On pourra aussi, sur le mouvement des Gilets jaunes, lire avec profit les analyses :

Comment l’Occident dévore ses enfants (Thierry Meyssan)

[Note de l’administrateur de ce blog : voilà une façon de parler des Gilets jaunes en prenant un peu (voire beaucoup) de recul historique. Ça ne fait pas de mal.]


Pour Thierry Meyssan, en se dressant contre leurs institutions, les Français sont le premier peuple occidental à prendre des risques personnels pour s’opposer à la globalisation financière. Bien qu’ils n’en aient pas conscience et imaginent encore que leurs problèmes sont exclusivement nationaux, leur ennemi est le même que celui qui a écrasé la région des Grands lacs africains et une partie du Moyen-Orient élargi. Seuls les peuples qui comprendront la logique qui les détruit et la rejetteront pourront survivre à la crise existentielle de l’Occident.

La cause de la récession occidentale

Les relations internationales ont profondément changé avec la paralysie de l’Union soviétique en 1986, lorsque l’État ne parvint pas à maitriser l’incident nucléaire civil de Tchernobyl [1], puis avec la rétractation du Pacte de Varsovie, en 1989, lorsque le Parti communiste est-allemand [2] détruisit le Mur de Berlin, et finalement avec la dissolution de l’URSS, en 1991.

À ce moment, le président des États-Unis, George Bush Sr., a décidé de démobiliser un million de soldats et de consacrer les efforts de son pays à sa prospérité. Il a souhaité transformer l’hégémonie US dans sa zone d’influence en un rôle de leader de l’ensemble du monde et de garant de sa stabilité. En cela, il a jeté les bases d’un « Nouvel Ordre Mondial » d’abord dans son discours aux côtés du Premier ministre britannique Margaret Thatcher à l’Aspen Institute (2 août 1990), puis lors de son discours au Congrès (11 septembre 1990) annonçant l’opération « Tempête du désert » [3].

Le monde d’après l’Union soviétique est celui de la libre circulation non seulement des marchandises, mais aussi des capitaux mondiaux, sous le seul contrôle des États-Unis. C’est-à-dire le passage du capitalisme à la financiarisation ; non pas l’aboutissement du libre-échange, mais une forme exacerbée de l’exploitation coloniale à la totalité du monde y compris à l’Occident. En un quart de siècle, les grandes fortunes US vont être plusieurs fois multipliées et la richesse globale du monde va considérablement augmenter.

En laissant libre court au capitalisme, le président Bush Sr. espérait étendre la prospérité au monde. Mais le capitalisme n’est pas un projet politique, c’est juste une logique pour faire du profit. Or, la logique des multinationales US était d’accroitre leur profit en délocalisant leur production en Chine où c’était désormais possible et où les travailleurs étaient les moins payés au monde.

Continuer la lecture sur le réseau Voltaire →

Voir également sur ce blog, à propos de la chute de l’Occident :

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