Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc
(partie 1/4 – E&R)

Ku Klux Klan à Washington DC, milieu des années 1920.

Ku Klux Klan à Washington DC, milieu des années 1920.

[Note de l’administrateur de ce blog : c’est avec un grand intérêt que je relaie ici ce premier (long) article d’une série de quatre, de Lucien Cerise, sur le thème du suprémacisme blanc et publié par Égalité & Réconciliation.

Il est en effet plus qu’utile aujourd’hui de mettre en lumière les racines communes aux idéologies affirmant une supériorité “naturelle” de certains hommes sur d’autres par leur seule naissance, et qui n’ont fait que trop de victimes jusqu’ici. Y compris, et surtout, quand les donneurs de leçons “antiracistes” sont eux-mêmes au sommet de la pyramide suprémaciste…

En bon analyste “sérieux”, Lucien Cerise annonce ne pas prendre parti sur le suprémacisme blanc, mais il est évidemment bien difficile à la lecture de son histoire d’éprouver de la sympathie pour un milieu reposant avant tout sur la manipulation des esprits, le culte du secret et la prise du pouvoir par le chaos. Pas besoin d’être chrétien pour éprouver un certain dégoût vis-à-vis de cette idéologie que Lucien Cerise qualifie d'”antichrétienne” ; il suffit d’être un peu humain.

À propos du Ku Klux Klan, les media de grand chemin avaient fait beaucoup de publicité au soutien affiché par un ancien membre de cette association à Donald Trump pendant sa campagne. Bizarrement, ils s’étaient abstenus de le faire lorsqu’un dirigeant en activité (“Grand Dragon”…) avait apporté son soutien à Hillary Clinton.

L’asymétrie inégalitaire dans l’accès à l’information est décidément bien la clé de compréhension de notre monde et de ses problèmes, comme le répète Lucien Cerise !]


Le samedi 17 février 2018, l’équipe d’E&R Haute-Savoie recevait Lucien Cerise à Genève pour une conférence intitulée « Suprémacisme racial et magie noire ». En attendant que la post-production de la vidéo soit achevée, nous vous proposons le texte inédit qui a servi de base de travail à la première partie de la conférence (qui constitue aussi le premier des quatre volets d’une étude plus générale sur le suprémacisme blanc).

La Confédération sudiste et la franc-maçonnerie
(Histoire du suprémacisme blanc, partie 1/4)

 

Le suprémacisme racial est la doctrine politique qui affirme l’existence d’une hiérarchie entre les races et la supériorité des unes sur les autres. Sa forme la mieux documentée est le suprémacisme blanc, qui a connu quatre grandes tentatives historiques : la Confédération sudiste, prolongée dans le Ku Klux Klan ; le régime d’apartheid en Afrique du Sud ; le Troisième Reich ; l’Ukraine post-soviétique. Quatre tentatives historiques, mais aussi quatre échecs. Sans porter de jugement sur le suprémacisme blanc en tant que tel, cette étude vise avant tout à répondre à la question : « Pourquoi ces échecs ? »

À l’examen, une filiation apparaît en filigrane entre ces quatre moments : la présence continue d’un rapport à l’occultisme, généralement antichrétien. Sur l’échiquier des idées, le suprémacisme blanc se positionne dans le camp conservateur, affichant des valeurs qualifiées de « droite réactionnaire », mais il parvient difficilement à dissimuler sa parenté avec une tradition ésotérique dite de la « voie de la main gauche », qui vient quelque peu contredire ses engagements officiels. L’analyse qui suit a pour objet de contribuer à débroussailler le terrain des relations apparemment paradoxales entre un courant politique toujours perçu comme cultivant l’enracinement et la stabilité, et la mystique du chaos qui en dessine pourtant l’arrière-fond.

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Les racines du sionisme chrétien américain 2/2
(le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : seconde partie de l’excellent article de Christopher Pisarenko sur les convergences idéologiques entre les États-Unis et Israël, deux puissances qui, rappelons cette évidence, se sont construites sur la négation des droits, voire de l’existence, de peuples autochtones. Le fanatisme religieux n’en finit pas de faire des victimes, même et surtout à l’ère de la high-tech. On retiendra notamment ce passage :

“Lorsque, au début du XXe siècle, les États-Unis assistèrent à la formation politique de l’État juif naissant par la déclaration Balfour de 1917, une philosophie millénariste distincte se manifesta de nouveau. Les dirigeants évangéliques sont devenus de plus en plus fermes dans leur soutien au peuple juif pour conquérir la Palestine et pour déposséder et même exterminer tous les musulmans parce que, selon eux, les juifs sont le « peuple élu » de Dieu. Les comparaisons ont été facilement faites (alors que de plus en plus de « colons » juifs ont immigré en Palestine) entre ce que les juifs faisaient aux Arabes et ce que les colons américains avaient déjà fait à la population indigène de l’Amérique du Nord.”

Comme le remarque l’auteur, le soutien inconditionnel des États-Unis à Israël ne s’explique pas par un “piratage” total de ses institutions par le lobby juif sioniste américain, et notamment l’AIPAC, même si comme je l’ai déjà signalé certains juifs se vantent d’un tel contrôle – mais il existe des vantards dans tous les groupes humains. La puissance et la nocivité d’un tel lobby existent bel et bien en France – j’en sais quelque chose – où elles heurtent de front les valeurs affichées de la République Française, sa devise et sa laïcité ; mais en comparaison, on peut dire que le “cas américain” est davantage un exemple de synergie qu’un exemple de piratage. Et, selon l’auteur, c’est pire : alors que des juifs antisionistes comme Norman Finkelstein anticipent – et souhaitent – la fin du soutien américain à Israël au fur et à mesure que les atrocités commises par Israël se répandront dans les media, Christopher Pisarenko affirme que le soutien américain à Israël ne prendra jamais fin, et ceci pour des raisons profondément religieuses, qui constituent également la base idéologique de l’attitude impérialiste américaine.

On pourrait peut-être ajouter, l’éternité n’étant jamais un concept pertinent en politique – qu’on songe à ce qu’il advint du “Reich de mille ans” – que ce soutien prendra fin par effondrement de l’un ou de l’autre, ou des deux. Ce qui semble déjà bien entamé, économiquement pour l’un, idéologiquement pour l’autre.

Terminons cette introduction par une anecdote : j’eus un jour affaire à un mormon américain, d’abord sans le savoir. Un ingénieur sorti de la Brigham Young University qui hantait, comme moi, des forums consacrés aux automobiles hybrides et électriques, au tout début des années 2000. Ayant repéré parmi les intervenants ceux dont les connaissances techniques semblaient solides – dont moi-même – il constitua une liste de diffusion restreinte et entreprit de nous faire participer à un projet grandiose qui règlerait les problèmes énergétiques de l’humanité. Naturellement circonspect – je ne vois aucune raison à ce jour de remettre en cause les premier et deuxième principes de la thermodynamique, et toute source d’énergie “miraculeuse” me fait froncer les sourcils – je finis à force de questions par en savoir un peu plus sur l’état de ses “recherches”. Bien entendu, cela ne fonctionnait pas encore tout à fait, mais il s’agissait d’une source d’énergie électrique gratuite et inépuisable. Et dont la première application serait démontrée dans le cadre de son activité professionnelle : fournir les quelques mégawatts nécessaires aux congélateurs à poulets géants d’une chaîne de fast food. Cette association baroque entre technique “de pointe” (voire de science-fiction), religion sectaire et l’une des armes de destruction massive de la santé les plus abouties de la société américaine m’avait, je dois dire, autant amusé qu’inquiété.]


Au cours du dix-neuvième siècle, deux mouvements religieux typiquement américains ont vu le jour : le mormonisme et l’adventisme du septième jour (c’est-à-dire le millénarisme). Une des choses qui ressort vraiment du mormonisme, en particulier dans le contexte de l’interprétation de la prophétie judéo-centrique, est que les premiers mormons (Joseph Smith, Orson Hyde et autres) croyaient fermement qu’il y avait deux « peuples élus » : les juifs et les Américains (ou les « Seconds Israélites »). De même, selon le fondateur du mormonisme, Joseph Smith (1805-1844), il y a deux Jérusalem : la Jérusalem biblique originale située en Palestine, et une Nouvelle Jérusalem qui serait un jour établie en Amérique du Nord. Selon Smith, chaque ville abriterait l’un des deux peuples élus de Dieu ; les Juifs recevraient la vieille Jérusalem et les Américains hériteraient de la nouvelle. Les juifs recevraient le royaume terrestre de Dieu en Palestine, et les chrétiens (c’est-à-dire les protestants, et plus spécifiquement les mormons) hériteraient du royaume spirituel. C’est ainsi que les mormons et leur marque distincte de théologie protestante ont réellement commencé à développer une division théologique bien articulée entre juifs et Américains, contrairement à la division millénariste antérieure entre juifs et chrétiens.

Comme mentionné ci-dessus, l’autre mouvement religieux « américain » par excellence est l’adventisme du septième jour fondé par William Miller (1782-1849). Miller était quelqu’un qui s’intéressait énormément à l’interprétation de la prophétie judéo-centrique, et il a en fait « emprunté » le travail de plusieurs écrivains anglais – et même le système de calendrier des juifs karaïstes – afin de faire avancer ses opinions religieuses et, en particulier, de déterminer la date précise de la Seconde Venue qui devait alors inaugurer le règne millénaire du Christ sur terre. Il a particulièrement incorporé plusieurs des écrits du célèbre « Père de la physique classique », Sir Isaac Newton, qui a lui-même dépensé une quantité prodigieuse d’énergie intellectuelle pour examiner et interpréter les prophéties bibliques afin de déterminer la date exacte de la « fin du monde ».

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Les racines du sionisme chrétien américain 1/2
(le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : si certains juifs américains prétendent contrôler totalement les États-Unis, et si certains lobbies juifs comme l’AIPAC sont incontestablement puissants aux USA – comme le CRIF en France – il ne faut pas pour autant conclure à un “piratage” pur et simple d’un pays entier, qui est même la plus grande puissance militaire du monde, par une fraction ultra-minoritaire de l’humanité ayant récemment colonisé un petit territoire au Moyen-Orient. Adhérer à cette vision d’un “complot juif” revient à donner aux juifs – et même aux seuls juifs sionistes – un pouvoir qu’ils n’ont pas par eux-mêmes.

Thierry Meyssan a déjà rappelé que le sionisme n’est pas seulement une spécialité juive, mais qu’il trouve aussi de fervents défenseurs chez les chrétiens évangéliques, qu’on trouve en grand nombre aux États-Unis. Ici Christopher Pisarenko complète ce point de vue par une analyse plus approfondie des similitudes entre des idéologies qui partagent une vision littérale de la Bible et le sentiment d’être un “peuple élu” ayant une mission divine d’envergure planétaire.

Il est assez amusant de voir des mouvements prétendant défendre la laïcité et les valeurs républicaines, et s’inquiéter des progrès du “modèle anglo-saxon” et du “libéralisme”, tomber en pâmoison devant la ferveur sioniste ou oser parler de la “retenue” d’Israël vis-à-vis des Palestiniens le 17 mai 2018 – mais il est vrai que le site de Riposte Laïque (dont le directeur de publication, Guy Sebag, vit en Israël) est hébergé aux États-Unis et que celui de Résistance Républicaine, très islamo-centré, est dans la droite ligne du “choc des civilisations” cher à Samuel Huntington.

Ce qui confirme que pour manipuler efficacement des populations, il est essentiel d’organiser préalablement leur ignorance et de maintenir leur esprit critique à un niveau aussi proche que possible du zéro absolu. Alors seulement peut-on faire la guerre au nom des droits de l’homme et asservir les peuples au nom de la liberté. Ou défendre le pire des obscurantismes religieux au nom des Lumières et de la laïcité républicaine.]


Bien avant que John Locke ne commence à écrire ses œuvres à la fin du XVIIe siècle qui ont jeté les bases du libéralisme politique dans le monde anglo-saxon (et l’Occident), il existait déjà les opinions religieuses profondément enracinées de Martin Luther et Jean Calvin. Les œuvres de ces deux pères fondateurs du protestantisme ont beaucoup influencé la Weltanschauung spirituelle, culturelle, politique, sociale et économique des Américains, beaucoup plus que tout écrit de Locke ou de l’un des autres philosophes du contrat social des Lumières (par exemple Hobbes, Rousseau, Kant, etc). Cette vision américaine unique du monde, ou plus spécifiquement de sa culture-âme, apparue sur les côtes rocheuses de la Nouvelle Angleterre durant la première moitié du XVIIe siècle, peut en effet être qualifiée de « calviniste » car elle présente de nombreux traits calvinistes tels que l’Éthique protestante, l’individualisme acharné, une obsession pour le concept du peuple élu de Dieu, la croyance en l’exceptionnalisme, une mission mondiale universelle, etc.

Cependant, il existe un catalyseur idéologique spécifique au sein du calvinisme, qui a jeté les bases de la tradition du sionisme chrétien − une tradition qui a fleuri en Amérique du Nord pendant les 400 dernières années et qui prospère aujourd’hui comme jamais auparavant parmi les chrétiens évangéliques, les néoconservateurs et une variété d’autres groupes. Le catalyseur idéologique auquel il est fait allusion est l’interprétation de la prophétie judéo-centrique. Sans ce catalyseur idéologique fondamental fermement implanté (tel qu’il l’était dans la théologie protestante primitive), il est hautement douteux que la doctrine subséquente du sionisme chrétien soit jamais apparue − une doctrine qui a eu une énorme influence non seulement sur la religion et la politique mais aussi sur la culture et l’identité américaines.

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Le général Mattis reconnaît n’avoir pas de preuves
que la Syrie ait un jour utilisé des armes chimiques
(Réseau Voltaire)

James Norman Mattis,
secrétaire à la Défense des États-unis

[Note de l’administrateur de ce blog : on nous avait déjà fait le coup avec les armes de destruction massive de Saddam Hussein, mais visiblement certains ont quelques lenteurs dans les connexions synaptiques. À moins qu’ils ne soient pas payés pour comprendre avant d’agir mais pour exécuter… des ordres venus d’ailleurs. Et pourtant, il suffisait de faire une peu de physique… chose apparemment hors de portée pour un ancien réparateur de chaussures, mais qui entre dans les compétences de mes étudiants au terme d’une licence universitaire.]


(Source)

Le général Jim Mattis, secrétaire à la Défense, a déclaré le 8 février 2018 ne pas avoir de preuve que la Syrie ait jamais utilisé d’armes chimiques, y compris en 2013 et en 2017, lorsque la Maison-Blanche ordonna le bombardement en rétorsion de la base aérienne de Chayrat.

Pourtant, le 23 janvier, soit deux semaines avant cette déclaration, le secrétaire d’État, Rex Tillerson, participait à Paris au Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques, accusant le président el-Assad d’en avoir fait usage de multiples fois.

Mattis Admits There Was No Evidence Assad Used Poison Gas on His People”, Ian Wilkie, Newsweek, February 8, 2018.

 

L’Amérique est battue, à terre pour le compte, et tout le monde le sait (Gordon Duff)

[Note de l’administrateur de ce blog : l’article suivant est paru sur New Eastern Outlook le 27 novembre 2017 en anglais, et le saker francophone en donne aujourd’hui une traduction française que je vous invite donc à lire sur ce site. L’auteur, Gordon Duff, est un vétéran de guerre américain, qui a combattu au Việt Nam et qui fait partie de l’équipe dirigeante de Veterans Today, un magazine de vétérans de guerre américains.

Comme tous ceux qui ont risqué leur vie et abandonné une partie de leur santé – et de leurs amis – dans des guerres, il ne s’embarrasse pas de précautions oratoires et vomit le politiquement correct. Il a appris a penser vite et à distinguer l’essentiel du superflu pour pouvoir sauver sa peau.]


Le monde sait que l’Amérique est finie.

Trump ne rend pas l’Amérique plus grande, il danse sur le cadavre. Nous pourrions donner des dates, le 9/11, ou 1913 quand l’Amérique a accepté une banque centrale Rothschild illégale. Peut-être que c’est vraiment en 1913 que l’hémorragie a commencé pour en terminer avec l’Amérique d’aujourd’hui.

C’est toujours une question de dette. Lorsque les nations acceptent une banque centrale – et toutes les banques centrales sont sous contrôle étranger, celui de la famille Rothschild – leurs institutions s’effondrent, la famille, la religion, leur gouvernement, les tribunaux, leurs médias. Tout y passe.

Nous avons vu cela encore et encore. La raison pour laquelle le 9/11 est critique n’a rien à voir avec la guerre interminable qui a balayé le monde, les armées par procuration, les groupes terroristes bidons et les millions de réfugiés.

Pour l’Amérique, il a annoncé le plus grand cambriolage de l’histoire, 10 000 milliards de dollars d’actifs, assez pour acheter toute l’Europe, ont simplement « disparu ». Quelques jours avant le 9/11, on apprenait que 2 400 milliards de dollars manquaient au budget militaire, selon le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld. Ce que peu de gens savent, c’est que le groupe qui a enquêté sur cette affaire a été tué, dans son intégralité, le 9/11 lors de l’incident au Pentagone.

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Sur le 11-Septembre, sur la criminalité financière, sur le mélange des deux, et sur la duplicité de Donald Trump, voir aussi sur ce blog :

Des snipers de Maïdan témoignent à la TV italienne que les commanditaires de la tuerie étaient dans le camp américain (medias-presse.info)

[Note de l’administrateur de ce blog : pour quiconque suit l’actualité avec un zeste d’esprit critique, ce “scoop international” n’en est pas un, les témoignages recueillis ne faisant que confirmer ce que toute personne sensée et informée devrait savoir sur le changement de régime à Kiev téléguidé par la CIA – un de plus. Mais ce qui va sans dire va encore mieux en le disant.]


C’est un scoop international, un documentaire à couper le souffle, diffusé sur la chaine italienne Canale 5 en novembre 2017 : Gian Micalessin a retrouvé trois tireurs d’élite, trois responsables du massacre de la place Maïdan, qui – vous le verrez dans le documentaire – loin d’être pro-russes étaient au contraire sous autorité pro-américaine. Ce documentaire exceptionnel le démontre : en Ukraine la tuerie du Maïdan qui a fait 80 morts et d’innombrables blessés, et qui a renversé le pouvoir légitime du président Ianoukovytch a bien été commanditée par les services spéciaux Américains via leur homme de Géorgie, Mikhaïl Saakachvili.

Un grand reporter de guerre, Gian Micalessin, a obtenu le témoignage détaillé de trois des nombreux snipers (tueurs en fait) qui ont été engagés en Géorgie pour se rendre en Ukraine renverser le pouvoir au profit des intérêts occidentaux. Ce sont des témoignages du massacre – et de son déroulement – abondamment  illustré en fond par les nombreux enregistrements vidéo d’époque, caméras de surveillance et reportages divers. D’autres documents accablants démontraient déjà ce scénario abominable, mais ces trois témoignages concordants et amplement argumentés ne laissent plus subsister le moindre doute. Les spectateurs attentifs seront alertés par ce document emblématique des diverses révolutions de couleurs qui ont frappé les pays d’Europe centrale, emblématique aussi des différents printemps arabes qui ont servi à renverser certains chefs d’État du Moyen-Orient inaugurant le terrorisme islamique actuel, jusqu’à la volonté aujourd’hui des Américains de saboter les négociations de paix de Genève sur la Syrie ainsi que le révèle notre précédent article.

Au cours de son reportage, Gian Micalessin donne alternativement la parole à ses trois témoins en fonction de la chronologie des événements, chacun les ayant vécu de son côté :

Ci-dessous l’enregistrement de la conversation captée, 5 jours après les massacres de la place Maïdan, entre le ministre d’Estonie, Urmas Paet et Catherine Ashton, ministre des Affaires étrangères de l’UE ; Urmas Paet revenant de Kiev après le massacre a été le premier à contester la version officielle et obligatoire diffusée jusqu’à aujourd’hui par les médias occidentaux. Micalessin fait référence dans son reportage ci-dessus, à cette conversation accablante pour la version officielle :

Ci-après le script intégral du documentaire de Gian Micalessin diffusé en novembre 2017 sur la chaine de TV italienne Canale 5, suivi du témoignage de Vladimir Poutine sur le sujet :

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Voir aussi, en relation avec la crise ukrainienne, sur ce blog (esprits sensibles s’abstenir) :

Washington a dépensé 5600 milliards de dollars en guerres depuis le 11-Septembre (Réseau Voltaire)

Buy war bonds

“Achetez des obligations de guerre” :
affiche de propagande américaine de la deuxième guerre mondiale

[Note de l’administrateur de ce blog : afin de ne pas induire mes lecteurs en erreur, j’ai volontairement modifié le titre original de l’article qui est “Washington a dépensé 5,6 trillards de dollars en guerres depuis le 11-Septembre”. Problème : “trillard”, ça n’existe pas. Par contre “trilliard” existe, mais vaut, en réalité, 1021 soit, en langage de tous les jours, un million de millions de milliards.

La rédaction du Réseau Voltaire a cru bon de “traduire” trillion (le terme original de l’étude américaine, et qui vaut mille milliards) par trilliard (en oubliant le i au passage), croyant sans doute que les terminaisons américaine et française différaient. Il n’en est rien, les nombres en “-lliard” et en “-llion” sont deux échelles distinctes, et valables théoriquement chez nous comme aux USA… même si des ambiguïtés existent puisque “billion” par exemple, désigne généralement pour des Américains ce que nous appelons “milliard”, et que le “billion” chez nous sera le plus souvent appelé “trillion” chez eux !

Il va de soi que les scientifiques, habitués à manier des nombres très grands ou très petits, n’utilisent de toute façon pas davantage ce vocabulaire fort peu commode qu’ils ne font des calculs en chiffres romains. Les puissances de dix sont, depuis longtemps, la seule option raisonnable.]


(source : Réseau Voltaire)

Selon une étude de la Brown University, les guerres entreprises publiquement par Washington depuis le 11-Septembre 2001 ont coûté 5 600 milliards de dollars au peuple états-unien, soit 23 386 dollars par contribuable. C’est plus de trois fois le coût avoué par le Pentagone.

L’étude ne porte que sur les guerres déclarées contre l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan et le Pakistan. Elle ignore les dépenses US liées aux guerres sous-traitées comme celle d’Israël contre le Liban et celle du Royaume-Uni et de la France contre la Libye1.

La drogue tue plus d’Américains chaque année que pendant les 19 ans de la guerre du Vietnam (UPR)

morts par overdose, USA, 1980-2016[Note de l’administrateur de ce blog : les thérapeutes le savent bien, la violence ou l’absurdité apparente de certaines situations, et le sentiment d’impuissance qui en découle, conduisent tout individu à réagir de différentes manières : une violence/délinquance réciproque, le développement de maladies psychiques ou psychosomatiques, ou même le suicide.

La prise de drogues fait partie des formes lentes (ou pas…) de suicide, qu’il faut bien sûr nuancer : l’alcool d’un vin, voire le sucre des confiseries, sont également des drogues (et même des drogues dures, pas seulement pour l’alcool) mais il serait très excessif de qualifier l’amateur raisonnable de bons vins, ou le gourmet accro à la visite dominicale chez le pâtissier, de drogués.

C’est donc d’un problème beaucoup plus sérieux dont il s’agit ici, et qui reflète l’extrême niveau de décomposition d’une société qu’une propagande voudrait nous donner en exemple, nous faire croire qu’elle est le paradis sur Terre, mais qui n’est en réalité qu’un exemple extrême de tromperie et de dissimulation. Combien de temps le mensonge tiendra-t-il avant de s’écrouler ?]


par François Asselineau, le 20 juin 2017

Pendant que les grands médias français saturent le « temps de cerveau disponible » de nos concitoyens sur les prétendus prodiges de Macron et de LREM, le monde continue de tourner. Et pas spécialement en bien du côté des États-Unis, où une enquête du très sérieux New York Times a été publiée le 5 juin pour tirer la sonnette d’alarme sur l’explosion du nombre de morts par « overdose » – « surdose » ou « surdosage de drogue » en bon français – constatée aux États-Unis.

Le grand quotidien new-yorkais révèle en effet qu’il y a eu, en 2016, plus de 59 000 morts par « overdose » aux États-Unis, soit… plus que le nombre total d’Américains morts pendant les 19 ans de la guerre du Vietnam ! Ce qui est encore plus grave, c’est que ce nombre de morts augmente d’année en année de façon quasiment exponentielle, comme le montrent les graphiques illustrant cette enquête.

La mort par surdose de drogue est désormais devenue la première cause de mort chez les Américains de moins de 50 ans.

Révélation non moins alarmante de cette enquête : on estime que plus de deux millions d’Américains dépendent désormais des opiacés et que 95 millions d’autres ont utilisé des analgésiques au cours de l’année 2016, soit près d’un Américain sur trois !

Continuer la lecture sur le site de l’UPR ⟶

Pour ne pas se fatiguer ou se rendre malade avec de faux problèmes, voir aussi :

Et pour prendre conscience des liens coupables entre la haute finance et les mafias de la drogue, voir sur ce blog :

La Maison Blanche se réjouit que les éléphants ne soient pas montés aux arbres (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : excellent titre que celui de Moon of Alabama (article traduit par le saker francophone), parfaitement dans le ton de l’absurdie généralisée dans laquelle nous baignons. Pour avoir maintes fois ici dénoncé des accusations contre le gouvernement syrien ne reposant sur rien d’autres que des mensonges en bande organisée, je me devais de rapporter ces derniers développements à la propagande de guerre anti-syrienne qui finira, espérons-le, par être perçue comme telle par tous. Même si le lobby israélien en France, par la personne du président du CRIF, tente encore de me faire passer pour un dérangé en utilisant entre autres l’article mis en lien ci-dessus, qui n’est pourtant rien d’autre que de la physique vulgarisée. Le résultat final sera au contraire de mettre en lumière le rôle d’Israël dans le terrorisme (que ce soit directement ou sous faux drapeau), et dans les conflits en général via un procédé d’inversion accusatoire devenu pathologique chez la plupart des responsables sionistes.]


Les responsables de l’administration Trump reculent sur leur projet de perpétrer une fausse attaque d’armes chimiques en Syrie annoncé par la Maison-Blanche.

Les États-Unis ne manquent pas de raisons de vouloir accuser le gouvernement syrien d’utiliser des armes chimiques, par contre le gouvernement syrien n’a absolument aucune raison logique de vouloir en utiliser. La Russie et la Syrie réclament depuis longtemps l’envoi d’inspecteurs d’armes chimiques sur la base aérienne dont l’administration Trump prétend qu’elle est au centre de son conte de fées « chimique ». Les États-Unis ont empêché les inspecteurs d’y aller. Les allégations étasuniennes n’avaient donc aucune réalité.

La façon dont l’annonce de la Maison Blanche a été faite, sans que les agences concernées en aient connaissance et avec très peu d’implication des directeurs d’agences, était tout simplement idiote. On aurait dit une idée suggérée par Netanyahou à l’écolier Kushner qui aurait ensuite convaincu son beau-père de faire cette annonce grotesque. Maintenant, la Maison Blanche est obligée d’envoyer des officiels affirmer que « l’avertissement » de la Maison Blanche était sensé, avec le pire argument que l’on ait jamais utilisé.

« Les éléphants ne sont pas montés aux arbres. Grâce à nos avertissements, affirment-ils, les arbres ont été sauvés ! . »

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La pédagogie à l’épreuve des faits

Le 30 mars 2017, je terminais un chapitre de mon cours sur l’énergie par cette phrase : “Le pétrole justifie tous les mensonges et toutes les guerres.” Une vérité hélas très facilement vérifiable depuis plus d’un siècle et qui s’applique également à son cousin germain le gaz naturel.

Le 4 avril, on déplorait à Khan Cheikhoun en Syrie une centaine de morts civiles à la suite de ce qui fut immédiatement présenté par le système médiatico-politique occidental – y compris la caisse de résonance faussement libre Wikipédia – comme une attaque chimique supplémentaire du tyran Bachar el-Assad contre son propre peuple. Ce fut donc l’occasion rêvée pour moi, lors du cours suivant le 6 avril – juste avant l’attaque américaine contre la Syrie déclenchée par feu le président Trump –  d’illustrer par l’exemple la conclusion de mon cours précédent. Je le fis principalement à l’aide de deux vidéos, tirées d’émissions télévisées du service public audiovisuel français car il arrive quand même, très rarement, qu’on y trouve des lueurs de vérité.

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