L’argent dette (Paul Grignon)

[Note de l’administrateur de ce blog : donnons aux Gilets jaunes les moyens de comprendre le sens profond de leur lutte. Qui n’est pas un conflit de type gauche-droite, ni évidemment un affrontement ethnique ou religieux – même si certains tentent de toutes leurs forces de dévier le conflit sur ce terrain – et n’est même pas une lutte des pauvres contre les riches – l’extrême richesse de certains et l’extrême pauvreté d’autres n’est qu’une conséquence du problème à résoudre – mais une lutte de ceux qui travaillent durement et parviennent tout juste à survivre, contre des parasites qui s’enrichissent sur leur dos.

Cet enrichissement illégitime – il y a des enrichissements légitimes, n’en déplaise aux gauchistes bas du front – a deux instruments essentiels : l’outil bancaire et l’outil médiatique, les instruments qui permettent de produire légalement de la fausse monnaie et de la fausse réalité. Il faut y ajouter – mais vu le pouvoir acquis par les deux premiers, on peut les considérer comme de simples extensions non autonomes – les partis politiques et les institutions d’enseignement et de recherche, ayant failli les uns comme les autres depuis longtemps à leurs missions respectives de défense du bien commun et de la diffusion de la connaissance1.

Toute l’énergie des pouvoirs en place va consister à détourner cette lutte de ses véritables enjeux, qui dépassent très largement la France et sont des enjeux de civilisation. Tout le génie du peuple français devra se mobiliser pour sortir de cette crise par le haut – c’est-à-dire par l’éducation, la culture et la diffusion d’idées à portée universelle, comme il a déjà su le faire – sans tomber dans les mêmes pièges que ceux de 1789, qui fut une révolution bourgeoise au service de l’enrichissement rapide de quelques-uns et non l’établissement de la démocratie (pour une discussion très approfondie sur la question, et en particulier sur les mécanismes inéluctables de la corruption des élus, voir ici).]


Macron : Jupitre est-il dangereux ? (Vu du droit)

par Mathieu Morel – 24 juin 2018

« Le roi possédait un miroir magique, don d’une fée, qui répondait à toutes les questions. Chaque matin, tandis que le roi se coiffait, il lui demandait :

– Miroir, miroir en bois d’ébène, dis-moi, dis-moi que je suis le plus beau. Et, invariablement, le miroir répondait :

– En cherchant à la ronde, dans tout le vaste monde, on ne trouve pas plus beau que toi. »

Une fois de plus, on aurait tort de ne voir, dans les outrances répétées – et de plus en plus sidérantes – que nous sert frénétiquement notre distingué Jupitre Überschtroumpführer, que de bénignes maladresses, des erreurs de communication ou même un anodin excès de confiance qu’il suffirait de mettre sur le compte de son ardeur juvénile et « disruptive ».

On aurait tort également, sans doute, d’y déceler la fameuse preuve d’un esprit brillant, hors du commun, qu’on nous a copieusement vendu depuis son éclosion « miraculeuse », à grands renforts de feux d’artifice et de paillettes.

Ses insultes répétées, ses provocations grossières, ses initiatives ostensiblement débiles portent un message clair derrière cette fausse candeur faussement spontanée : « je suis votre chef, je fais ce que je veux, comme je veux, quand je veux et, pour commencer, je vous emmerde ».

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Voir également, sur ce même blog, un article d’un autre auteur analysant l’élection d’Emmanuel Macron :

Macron est-il dangereux ?

Et pour mesurer l’effondrement de la fonction présidentielle sous le règne de Jupitre Premier, rien de tel que la fête de la musique élyséenne 2018 commentée par Égalité & Réconciliation :

Électro-décadence à l’Élysée : la bamboula des Macron déchire sa race (noire)