La liberté d’expression selon Jean Bricmont
et Alain de Benoist (Entre La Plume et l’Enclume)

Tout est dans la tête.

Jean Bricmont et Alain de Benoist étaient invités à parler de “la liberté d’expression en temps de guerre”, en mai 2016.

Pour tous les deux, le temps de guerre, c’est maintenant, c’est ici, c’est partout, et ce n’est pas nouveau.

Même en temps de paix, la censure a toujours régné, dit Alain de Benoist, et elle s’attaque, non seulement à l’expression, mais aux opinions les plus secrètes. L’autocensure est encore plus destructrice que la répression voyante, puisqu’elle amplifie la menace en anticipant les coups. La répression brutale, avec sa vue basse, trahissant naïveté, férocité et opportunisme chez ceux qui choisissent de l’exercer, donne au contraire l’occasion rêvée à la résistance de faire resplendir les armes de la logique.

L’être humain n’a pas de droits, mais seulement des libertés, insiste Alain de Benoist. On est dans le déni radical des principes de notre société, au-delà du détournement des lois. L’arbitraire, la malhonnêteté institutionnelle et l’illogisme pourront-ils encore longtemps faire tenir notre société ? De Benoist est voltairien et marxien, il aime à situer sa réflexion dans un long sillage de pensée prudente et généreuse.

Jean Bricmont va au feu, et défend nommément les grands rebelles de notre temps : Dieudonné et Faurisson. Avec précision, il prend le taureau par les cornes : la France en se targuant de la loi Gayssot pour attaquer l’Iran fait bien piètre figure, et c’est nous qui retombons dans la superstition religieuse, dit-il. Il reprend l’argumentation tout en finesse de son livre La République des censeurs, et souligne à quel point Pressac, historien amateur publié par le CNRS, mettait en œuvre la méthode révisionniste, celle-là même qu’on reproche à Robert Faurisson, et auquel il était censé porter le coup de grâce. Sur les tribunaux belges, qui ont condamné Dieudonné à deux mois de prison ferme, Bricmont est à son tour un excellent humoriste.

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La réécriture de l’Histoire en marche (UPR)

[Note de l’administrateur de ce blog : encore un article “complotiste”, diront certains : ce n’est pourtant pas ma faute si le Miniver qu’Orwell avait inventé dans 1984 est aujourd’hui devenu réalité, et si nombre de mes contemporains se refusent encore à l’admettre (d’où mon insistance à leur fournir des preuves).

Mais ici on fait encore mieux : ce sont les auteurs eux-mêmes qui exigent la censure de leurs écrits, datant de quatorze ans, et qui mettent en demeure ceux qui oseraient les citer de supprimer leur reproduction. Raison de plus pour faire le contraire, bien entendu.

On notera enfin, au bas de l’article de l’UPR, le lien entre cette censure comique et la candidature non moins comique de la baudruche Macron.]


LA RÉÉCRITURE DE L’HISTOIRE EN MARCHE : La direction du magazine HISTORIA censure son propre numéro 675 de mars 2003 sur le rôle de la CIA dans la construction européenne et met en demeure l’UPR d’en supprimer la reproduction

Par une mise en demeure du 17 mars 2017, l’avocat de Sophia Publications, la société éditrice du magazine Historia, a exigé que nous retirions du site Internet de l’UPR la reproduction de l’article « Quand la CIA finançait la construction européenne » de Rémi Kauffer, figurant dans le numéro 675 (mars 2003), que François Asselineau a montré en direct dans le journal de 20h de TF1 du 13 mars. La loi nous oblige à obtempérer.

Nous signalons que ce texte était vieux de 14 ans (édition de mars 2003) et qu’il figurait depuis plusieurs années sur le site Internet d’Historia, auquel notre article renvoyait.

Nous signalons que ce dossier de Rémi Kauffer n’est plus disponible sur le site d’Historia et cela prétendument « pour des raisons techniques ». Le lien est ici : http://www.historia.fr/parution/mensuel-675

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Sur le même thème, voir également, sur ce blog :

La réécriture de l’histoire du 11-Septembre, un travail à temps plein

La République des censeurs

La république des censeursLe genre : démonstration par l’absurde

Peut-être est-ce dû à sa qualité de physicien, signe d’une tournure d’esprit proche de la mienne, mais je dois reconnaître que j’apprécie particulièrement Jean Bricmont, toujours précis, rationnel et essayant de tirer la réflexion vers le haut dans les débats “sociétaux” en faisant preuve d’une grande rigueur argumentaire, là où tant d’autres versent dans l’hystérie émotionnelle ou les attaques ad hominem. C’est aussi, comme moi, un homme “de gauche”, mais du temps où la gauche visait à fournir aux pauvres des conditions de vie et de travail décentes, condamnait l’impérialisme au lieu de le justifier, en Libye, en Syrie ou en Ukraine, défendait la liberté d’expression au lieu de la museler, et condamnait vigoureusement l’apartheid au lieu de diaboliser et menacer de poursuites ceux qui luttent contre le dernier régime politique de ce type sur la planète. D’un temps où la gauche était donc à l’opposé du troupeau de lâches et de traîtres arrivistes qu’elle est devenue aujourd’hui. Cette fiche de lecture ne peut donc être parfaitement impartiale, vu l’admiration que je porte à l’auteur.

Une admiration qui n’est toutefois pas sans bornes, car je reproche à Bricmont de faire la “grève de la physique” lorsqu’il s’agit d’analyser rationnellement les événements du 11-Septembre, en se contentant d’aligner des arguments très faibles de type sciences humaines et sociales, là où une science inhumaine et asociale telle que la physique permet de procéder de façon sûre par élimination des scénarios les plus farfelus, car contraires aux lois de la nature – par exemple celles du mouvement établies par Newton à la fin du dix-septième siècle, ou encore les premier et deuxième principes de la thermodynamique, établis au dix-neuvième siècle. Abandonner ses armes méthodologiques les plus sûres sur le champ de bataille, M. Bricmont, c’est tout à fait regrettable, et c’est même une faute professionnelle ! Le principe des actions réciproques ou la conservation de l’énergie ont quand même une autre puissance et une autre autorité que ces ratiocinations de sciences très molles, voire carrément non scientifiques. Mais ce n’est pas le sujet de l’ouvrage dont il est maintenant question.

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L’UPR et les media : démonstration par l’absurde de la
dictature française

la-tromperie-comme-mode-de-gouvernement-rQuand le Parti “Socialiste” organise son université annuelle, personne ne s’étonne que tous les grands media en parlent. Quand un autre parti, certes comptant beaucoup moins d’élus – mais tout de même trois fois plus d’adhérents, au moins, qu’un mouvement bien médiatisé comme Europe Écologie Les Verts – accueille dans son université d’automne trois fois plus de participants que celle du P “S”, le service public local de l’audiovisuel se donne le droit non seulement de ne pas couvrir l’événement, mais de refuser de le couvrir lorsqu’il est sollicité par l’attaché de presse du mouvement politique, qui se voit sèchement refuser toute explication téléphonique.

Certains Français sont encore dans l’illusion de vivre dans une démocratie. Ils devraient faire l’effort d’utiliser leur raison, de partir des faits, et d’arriver à la seule conclusion possible : la caste politico-médiatique régnante est un tout, dont la fonction n’est pas de servir les intérêts des Français mais de les maintenir dans l’illusion de leur liberté pour se servir aux dépens d’eux. La presse et les media ne sont pas le “quatrième pouvoir”, ils sont le bras armé du pouvoir, pour les régimes politiques qui se prétendent démocratiques mais n’ont toujours été, depuis le début, que des oligarchies capitalistes déguisées en démocraties. Seule l’existence à un bas niveau de la hiérarchie – petites municipalités par exemple – d’une forme véritable de démocratie locale entretient encore l’illusion pour les plus naïfs, mais dès qu’il s’agit d’enjeux importants – référendum sur la Constitution Européenne par exemple – il est clair que le vote devient un simple loisir décoratif dont le véritable pouvoir ne tient aucun compte.

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Chasse aux sorcières «antisémites» à Sciences Po (Guillaume Weill Raynal)

conseil-de-la-licra-fr[Note de l’auteur du blog Éloge de la raison dure : démonstration par l’absurde de la vaste arnaque de la “lutte contre l’antisémitisme” institutionnelle, qui a de plus en plus de mal à cacher sa véritable nature : une police de la pensée politique.]

Sur sa page Facebook, un prof de Sciences Po a procédé, ces jours-ci, au lynchage d’une étudiante, désignée comme «antisémite». Sans la moindre preuve. Dans la meute des « likeurs », un vice-président du CRIF, et… le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Sur les forums et les réseaux sociaux, les  haines les plus diverses s’expriment sans frein, le plus souvent dans le secret de l’anonymat. Mais les attaques se font aussi parfois à visage découvert, en pleine lumière, et en toute bonne conscience.  A l’heure où certains n’ont de cesse de dénoncer les « dérives de l’antiracisme » réelles ou supposées, il est peut-être bon de rappeler qu’une haine folle et gratuite peut parfois se dissimuler aussi sous le masque respectable et avantageux  de la lutte contre l’antisémitisme.

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Les restrictions juridiques à la liberté d’expression : une grave distorsion du droit pénal (Académie royale de Belgique)

Intervention de Philippe Nemo, philosophe et historien des idées politiques français, professeur à l’École Supérieure de Commerce de Paris, lors d’un colloque international sur la liberté d’expression le 5 décembre 2014 en Belgique.

Comment ne pas lire Dialogues désaccordés ?

dialogue[Mise à jour 11 mars 2016 : depuis ce jour, en France zone occupée, ce livre est interdit à la vente. Raison de plus pour courir acheter et lire d’autres ouvrages d’Alain Soral, comme bien sûr Comprendre l’Empire mais aussi Vers la féminisation ? ou Chroniques d’avant-guerre, pour comprendre à la fois ce que cet écrivain a de visionnaire et combien la cabale qu’il subit est digne d’un État totalitaire.]

La “justice française”, qui ne mérite plus ni ce substantif ni ce qualificatif, puisqu’elle sert aujourd’hui de police politique pour des lobbies et des intérêts de puissances étrangères, a interdit la vente du livre d’Éric Naulleau et Alain Soral, Dialogues désaccordés, par une décision du 11 février 2016. Ayant acheté et lu ce livre par le passé, je peux confirmer que cette censure, digne de la Roumanie sous Ceaușescu et sollicitée par Pierre Bergé, ne repose sur absolument rien de recevable. Pour autant, et même si je peux considérer qu’acheter le livre avant sa date de retrait (10 mars 2016, minuit) constitue un acte de résistance civique tout à fait sain, je conseillerais plutôt à mes lecteurs qui ne l’ont pas encore lu d’économiser les 16 euros qu’il coûte pour les consacrer à un autre ouvrage, comme par exemple le remarquable Comprendre l’Empire, ce qui leur permettra même d’économiser 50 centimes.

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Questions à la gauche zombie (Jean Bricmont)

Jean BricmontLe 17 mai 2015, Dieudonné devait jouer son spectacle La bête immonde à Bruxelles. Vu les pressions exercées sur les propriétaires de salles de spectacle, il avait tenté un subterfuge : faire passer son spectacle pour un défilé de mode. Mais celui-ci a néanmoins été interdit par le bourgmestre de Bruxelles, lequel s’est appuyé sur l’avis d’un organisme chargé des menaces « terroristes et extrémistes » pesant sur la Belgique et qui a évalué la menace représentée par ce spectacle comme étant de niveau 3 (sur une échelle allant jusqu’à 4).

Or, les spectacles de Dieudonné n’ont jamais donné lieu au moindre trouble à l’ordre public, pour ne pas parler de terrorisme. Même lorsqu’ils sont interdits, la foule des spectateurs s’est toujours dispersée dans le calme, et la même chose s’est passée à Bruxelles le 17 mai.

Le spectacle qu’il allait jouer à Bruxelles est régulièrement joué à Paris, capitale mondiale de la censure politiquement correcte et de la « lutte contre la haine ». Si ce spectacle est si dangereux, pourquoi est-il autorisé à Paris ?

On est en face d’une censure totalement arbitraire, qui n’ose même pas s’assumer comme telle et qui ridiculise au passage la lutte légitime contre le terrorisme. C’est en fait un interdit professionnel, vu que le spectacle n’a rien d’illégal et qu’on cherche simplement à empêcher Dieudonné d’exercer son métier.

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