La grande séparation

la grande séparationLe genre : le mondialisme expliqué aux naïfs.

Ayant lu ce livre en 2014 peu après sa sortie, j’ai longtemps retardé la rédaction d’une note de lecture le concernant. Non parce qu’il ne me semblait pas être un ouvrage prioritaire, mais au contraire parce que la variété des sujets abordés, que le titre laisse mal présager, et la justesse des analyses développées par Hervé Juvin, répondant parfaitement à de très nombreux questionnements de mes contemporains dans une époque troublée,  en font au contraire une œuvre majeure que l’on doit considérer avec grand respect, et à laquelle on a spontanément peur de ne pas rendre justice par un modeste article de blog. Mais l’époque étant ce qu’elle est, et les fous ayant déjà en main les clés de l’asile, j’ai enfin décidé de mettre un terme à cette procrastination.

 La couverture pourrait faire penser à un livre d’ethnologie traitant du nécessaire respect des “peuples primitifs”, requalifiés “peuples premiers” par la novlangue politiquement correcte. Il n’en est rien : si l’auteur illustre bien ses propos par quelques exemples tirés de sa connaissance de civilisations “exotiques”, c’est un peu à la manière des Lettres Persanes de Montesquieu (tiens, une des mascottes de ce blog…), afin de nous faire mieux percevoir le désastre évolutif de notre monde “civilisé”, disons “occidental” pour faire simple, et l’abîme nihiliste vers lequel il se précipite.

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Emmanuel Macron : acteur, banquier et peut-être
Président… (Géopolintel)

[Note de l’administrateur de ce blog : j’ai déjà évoqué Macron et son mouvement politique “En marche”, pure baudruche médiatique, dans cet article. Il est néanmoins fascinant de voir comment ce très mauvais acteur (voir la vidéo hilarante de son discours dans l’article complet de Géopolintel), au-delà du ridicule, a néanmoins des chances non négligeables de devenir le prochain Président de la République, et donc de parfaire l’œuvre de destruction et de soumission de la nation française entreprise depuis bien longtemps, mais singulièrement accélérée sous Sarkozy puis Hollande.

Ces chances d’accéder à la tête de l’État sont évidemment fortement dépendantes du lynchage médiatique en cours de François Fillon, que Francis Cousin analyse comme un assassinat symbolique nécessaire à la promotion de Macron, présenté comme le “laboratoire le plus extrémiste du devenir du Capital pour casser les luttes de classes”. 

Et pour parfaire la noirceur du portrait de notre fausse démocratie française, qui n’est plus qu’un décor branlant, on pourra comparer l’essor fulgurant du “parti” de Macron (parti de rien il y a quelques mois… pour arriver à rien jusqu’à présent, puisque son programme demeure inconnu), propulsé par un battage médiatique inouï, avec la censure totale subie par l’Union Populaire Républicaine depuis maintenant dix ans, alors que ce parti de 15 000 adhérents (soit plus que n’en compte le MoDem de François Bayrou) propose un programme qui se révèle chaque jour un peu plus en accord avec les problèmes du moment, au premier rang desquels figure la perte de souveraineté due à l’Union Européenne.]


Pendant que les candidats à la présidentielle s’étripent, Emmanuel Macron est « En Marche » pour le Palais des Festivals de Cannes ou bien pour celui de l’Elysée. Mais n’est pas Ronald Reagan qui veut !

Emmanuel Macron a été surreprésenté dans la presse française, notamment celle de Patrick Drahi, ami de Bernard Mourad, Conseiller spécial chargé du financement de sa campagne du mouvement « En Marche ». Le rôle qui lui a été attribué n’efface pas son passé de banquier d’affaire. Pour des professionnels de la communication, c’est raté, et nous en avons pour preuve la caricaturale expression de rage de son discours de Paris. Si les américains ont élu un « acteur cowboy » en 1980, les français vont-ils voter pour un acteur peu convainquant dans le rôle du « révolutionnaire » ?

Pourquoi les hommes « derrière » Macron continuent-t-ils à persister dans cette stratégie grossière ?

Et bien l’enjeu est important, puisque la France, tout comme les Etats Unis, peut élire un Président qui échappe au « système ».

Le contexte, c’est l’imbroglio politique et financier de cette fin d’année 2016, avec l’abdication de François Hollande et sa soumission à la finance, son ennemie déclarée lors de sa campagne des présidentielles de 2012. Hollande a reçu dans le plus grand secret, selon le Wall Street Journal, le PDG de la JP Morgan lui faisant miroiter de rapatrier les emplois de la City de Londres à Paris en raison du « Brexit ». Le « deal » étant de casser les lois du Code du travail en France. A cela Hollande a exprimé l’assurance que ce serait fait, soit sous son mandat, soit avec le prochain gouvernement de 2017.

Macron sera-t-il celui qui, comme tout bon « révolutionnaire libéral », cassera les derniers remparts de notre pays face à la dérégulation des banquiers internationaux ?

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Le nouveau capitalisme criminel

nouveau-capitalisme-criminelLe genre : coup de poing dans la gueule.

On trouve principalement aux éditions Odile Jacob des essais à caractère scientifique écrits par des “pointures” ayant quelque surface médiatique, et traitant de sujets plutôt ardus pas forcément faciles à lire pour les non-scientifiques. Quelques exemples issus de ma bibliothèque personnelle : L’erreur de Descartes de Antonio R. Damasio, La fin des certitudes de Ilya Prigogine, ou encore Hasard et chaos de David Ruelle. Pas de romans policiers, ni de romans d’horreur. Pourtant, l’ouvrage de Jean-François Gayraud, qui n’est pas un scientifique mais un haut fonctionnaire de la police nationale, relève à la fois de ces deux dernières catégories, tout en consacrant une large part (4 chapitres sur 7) à un développement extrêmement technique de la finance contemporaine (le “trading haute fréquence”) qui lui donne une parenté certaine avec les essais scientifiques.

Mais surtout, le lecteur qui suivra avec attention les démonstrations de l’auteur, en en mesurant bien les conséquences sur la marche du monde, ne pourra refermer le livre qu’avec un sentiment d’indignation, de rage ou d’effroi – et sans doute un peu des trois à la fois. Mais comme le but de cet article n’est pas de vous dissuader de lire l’essai (bien au contraire !), précisons aussi qu’il en tirera une compréhension aiguë des dysfonctionnements de ce monde, donc se portera mieux, car il est toujours préférable de comprendre pourquoi cela ne va pas même si c’est encore pire que ce que l’on pensait, que de constater que rien ne va sans avoir une idée cohérente des raisons du désastre.

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Le Brexit redistribue la géopolitique mondiale
(réseau Voltaire)

Queen

Favorable au Brexit, la reine Elizabeth va pouvoir
réorienter son pays vers le yuan.

[Note de l’administrateur de ce blog : comme souvent, Thierry Meyssan signe là un article clair, concis… et à des années-lumière de la soupe médiatique ambiante. En complément, sur l’aspect central de la “réécriture des relations internationales dans des termes juridiques anglo-saxons”, je conseille vivement la lecture des longs articles de Valérie Bugault que j’ai repris ici.]

Alors que la presse internationale cherche des moyens pour relancer la construction européenne, toujours sans la Russie et désormais sans le Royaume-Uni, Thierry Meyssan considère que rien ne pourra plus éviter l’effondrement du système. Cependant, souligne-t-il, ce qui est en jeu, ce n’est pas l’Union européenne elle-même, mais l’ensemble des institutions qui permettent la domination des États-Unis dans le monde et l’intégrité des États-Unis eux-mêmes.

Personne ne semble comprendre les conséquences de la décision britannique de quitter l’Union européenne. Les commentateurs, qui interprètent la politique politicienne et ont perdu depuis longtemps la connaissance des enjeux internationaux, se sont focalisés sur les éléments d’une campagne absurde : d’un côté les adversaires d’une immigration sans contrôle et de l’autre des « pères fouettards » menaçant le Royaume-Uni des pires tourments.

Or, les enjeux de cette décision n’ont aucun rapport avec ces thèmes. Le décalage entre la réalité et le discours politico-médiatique illustre la maladie dont souffrent les élites occidentales : leur incompétence.

Alors que le voile se déchire sous nos yeux, nos élites ne comprennent pas plus la situation que le Parti communiste de l’Union soviétique n’envisageait les conséquences de la chute du Mur de Berlin en novembre 1989 : la dissolution l’URSS en décembre 1991, puis du Conseil d’assistance économique mutuelle (Comecon) et du Pacte de Varsovie six mois plus tard, puis encore les tentatives de démantèlement de la Russie elle-même qui faillit perdre la Tchétchènie.

Dans un futur très proche, nous assisterons identiquement à la dissolution de l’Union européenne, puis de l’Otan, et s’ils n’y prennent garde au démantèlement des États-Unis.

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L’écroulement de la ziggourat ?

ziggourat Babylone

La ziggourat de Babylone, ayant donné naissance
au mythe de la Tour de Babel
(suggestion de présentation).

[Note de l’administrateur de ce blog : en complément de ce long article de Cadet Roussel, on pourra lire les non moins longs et non moins excellents articles de Valérie Bugault, publiés sur le saker francophone et que j’avais relayés ici même, sur l’aspect juridique et économique de la dictature oligarchique anglo-saxonne.]

Sur le plateau de Saclay, à trente kilomètres au Sud de Paris, une énorme ziggourat est en projet. Elle devrait s’élever jusqu’au ciel. Plusieurs bâtiments sont déjà construits, d’autres sortent de terre, d’autres encore sortent un moment des cartons pour y replonger bientôt. Les maçons ceignent leur tablier, prennent leur compas et saisissent leur truelle : leur chef d’œuvre sera la Grande Université Française, une géante, destinée dans l’imaginaire de ses promoteurs “à rivaliser à l’international”. Porte-parole des visionnaires, le journal Le Monde s’emballe : « L’enjeu est simple : pour peser dans la compétition mondiale, chaque pays rassemble ses forces. À Singapour, Doha ou Lausanne, des universités mettent le turbo pour tailler des croupières aux éminences établies : Harvard, Cambridge ou Zurich… C’est le choc des titans, froidement départagé par les classements internationaux. Le titan français, ce sera l’université Paris-Saclay (UPS). »

Selon les spécialistes de la forte taille – comme on dit dans la confection – l’Université Paris-Saclay deviendra l’une des vingt plus grosses au monde. Cette ambition, solennellement et périodiquement réaffirmée, mérite bien une définition en anglais, que le journaliste du Monde nous donne avec gourmandise : elle sera bien une “integrated research intensive university”. À l’usage des ignorants : une université intégrée intensive en recherche. Bien entendu, l’excellence a été dûment convoquée. L’Excellence est tenue de fréquenter l’université depuis que les ambassadeurs ont été ravalés au rang de taxis d’aéroport pour ministres en voyage.

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Diana Johnstone: “Clinton est vraiment dangereuse”
(Investig’Action)

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Hillary Clinton et Henry Kissinger

Jusqu’où ira Hillary Clinton pour accéder à la Maison-Blanche et que pourrait-on attendre de son éventuelle présidence ? Nous avons posé la question à Diana Johnstone. Dans son récent ouvrage Hillary Clinton, la reine du chaos, elle analyse le lien entre les ambitions de la candidate sans scrupule et la machine qui sous-tend l’empire américain. Du coup d’État au Honduras à la guerre en Libye en passant par l’instrumentalisation de la cause féministe, Diana Johnstone nous dévoile la face cachée de la candidate démocrate et nous met en garde sur le “Smart Power” cher à Clinton. Enfin, elle analyse pour nous le succès de Donald Trump et ce que son alternative représente vraiment.


La course à la Maison-Blanche se fait au coude-à-coude. Hillary Clinton a-t-elle une chance de l’emporter ? Comment analysez-vous sa campagne jusqu’ici ?

Elle a commencé sa campagne en grande favorite, mais ne cesse de baisser dans les sondages. Avec toute la machine du Parti démocrate à son service, un énorme trésor de guerre, et la certitude de gagner les premières primaires dans les Etats du Sud, Hillary Clinton avait une longueur d’avance qui rendait le rattrapage de son challenger imprévu Bernie Sanders quasi impossible. Pourtant, ce vieux sénateur peu connu, se qualifiant de « socialiste démocratique » dans un pays où le socialisme est largement considéré comme l’œuvre du diable, a suscité un enthousiasme extraordinaire, notamment parmi les jeunes. Quoi qu’il arrive, la campagne inattendue de Bernie a réussi à attirer l’attention sur les liens quasi organiques entre les Clinton et Wall Street, liens occultés par les grands médias. Pour la première fois, ceux-ci ont été efficacement contrecarrés par Internet qui fourmille de vidéos dénonçant la cupidité, les mensonges, la bellicosité de Mme Clinton.

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Décryptage du système économique global [6/7] : Géopolitique de l’entreprise capitalistique – 2/2 (le saker francophone)

dallozPar Valérie Bugault – le 21 février 2016

Nous verrons, dans cette seconde partie, les changements juridiques à apporter à l’entreprise capitalistique pour transformer celle-ci en facteur d’organisation et de paix sociale.

Seconde sous-partie – Le renouveau du modèle d’entreprise capitalistique : un instrument de politique économique au service des peuples

L’entreprise de type capitalistique est aujourd’hui l’acteur juridique qui détient le rôle prééminent sur la scène mondiale.

Afin de remettre l’entreprise à sa bonne place, les États doivent reprendre le contrôle juridique de l’entreprise de type capitalistique. Pour ce faire, il est absolument indispensable de rendre juridiquement impossible la constitution de conglomérats, véritables empires économiques. En effet, la constitution de groupes de sociétés serait utilisée comme moyen par les principaux propriétaires de capitaux pour échapper aux contraintes juridiques de la notion d’entreprise conçue comme étant au service du bien commun. La nouvelle définition de l’entreprise doit acter que la notion de groupe de sociétés est l’ennemie des États et rendre impossible la constitution de ces groupes.

Dans ces conditions, donner une définition juridique précise du concept d’entreprise permettrait de remettre cette dernière sous le contrôle politique des États. Cela aurait pour effet de réintégrer l’entreprise dans la fonction d’organisation sociale qu’elle aurait toujours dû avoir. Le fait économique reprendrait dès lors sa juste place au sein de la collectivité humaine : celle de faciliter les échanges et de participer à la recherche d’un mieux-être collectif. Le fait économique redeviendrait soumis au fait politique.

Nous exposerons ci-dessous les conditions nécessaires, non suffisantes mais indispensables, qui permettraient au concept d’entreprise d’intégrer sa juste place dans l’organisation sociale et politique.

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En marche” ou “Esbroufe médiatique” ?

clip sanders

Vive la France !

Alors que le ministre de l’économie Emmanuel Macron vient modestement, mercredi 6 avril 2016 lors d’une réunion fermée à la presse à Amiens, d’annoncer la création d’un nouveau mouvement politique à ses initiales (En marche), le Petit Journal de Canal+ a fait l’analyse de la vidéo promotionnelle du mouvement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’y prend d’une drôle de manière pour un parti qui prétend redonner espoir aux Français : en effet, la grande majorité des séquences de cette vidéo proviennent de banques d’images étrangères ou ont été tournées à l’étranger, avec des acteurs absolument pas français et n’ayant rien à voir avec la nation française. Le clou étant sans doute cette actrice noire américaine qui figure, exactement dans la même séquence, dans le clip de campagne de Bernie Sanders, candidat démocrate américain à l’élection présidentielle. On peut donc parler de plagiat pur et simple d’un clip de campagne américain, actuellement utilisé de surcroît !

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«Ce n’est pas François Hollande qui dirige la France, c’est le MEDEF» (Gearóid Ó Colmáin, RT France)

manifLe parti dirigé par François Hollande est un parti capitaliste qui a le devoir d’imposer le capitalisme aux ouvriers, estime l’analyste politique indépendant Gearóid Ó Colmáin [Note de l’auteur de ce blog : analyste politique irlandais basé à Paris] en commentant les nombreuses protestations contre la loi travail.

RT France : Pourquoi constate-t-on autant d’indignation dans les rues dans le cadre de la nouvelle réforme du Code de travail ?

O’Colmain : En fait, ce qui est en train de se passer, c’est une précarisation de la vie des travailleurs. Cela veut dire que ça va être plus facile pour les employeurs de renvoyer quelqu’un. Les droits des travailleurs, qu’ils ont gagnés à travers plus d’un siècle de lutte de classes en France, sont aujourd’hui bafoués par le gouvernement d’Hollande. On voit donc que, en France, le gouvernement actuel est un gouvernement extrêmement anti-travailleur et que les ouvriers n’en peuvent plus. Il n’y a pas de travail de qualité aujourd’hui pour la classe ouvrière en France, on assiste à un appauvrissement massif de la classe ouvrière à cause de la mondialisation.

L’immigration aussi joue un rôle, dans la mesure où ces étrangers vont travailler bien évidemment pour un salaire moins élevé qu’un travailleur français. Cela crée aussi des problèmes de xénophobie. Le mécontentement, face à cette situation, est surtout palpable chez les ouvriers français. Donc, on a plusieurs facteurs qui, je pense, jouent un rôle dans ce mécontentement, ce malaise français actuel que nous sommes en train de voir s’aggraver.

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Voir aussi sur ce blog, à propos de la trahison inéluctable des véritables travailleurs par “la gauche” et de sa collaboration de plus en plus décomplexée avec le capitalisme déchaîné : Les mystères de la gauche, de Jean-Claude Michéa.

Bougies contre Kalachnikovs ?…

… Ou saut qualitatif dans la conscience politique et historique ?

 

©PHOTOPQR/LE PROGRES/JEGAT MAXIME - Lyon, le 14 novembre 2015 - Rassemblement et recueillement a Lyon apres les attentats de Paris. Rassemblement spontane place des Terreaux. Les badauds deposent aussi des bougies sur les marches de l hotel de ville. (MaxPPP TagID: maxnewsworldthree878192.jpg) [Photo via MaxPPP]

©PHOTOPQR/LE PROGRES/JEGAT MAXIME – Lyon, le 14 novembre 2015 – Rassemblement et recueillement a Lyon après les attentats de Paris.

Dans un élan louable de caricature d’eux-mêmes, les bobos de Paris et d’ailleurs ont sorti les bougies et entonné les chansons (de joie, même) pour lutter contre la barbarie. Ils précipitent ainsi un peu plus leur extinction idéologique, même si le ridicule ne tue pas (BHL en sait quelque chose).

C’est une bonne nouvelle, car face à un ennemi sans éthique (que l’on parle ici des exécutants, accessoires et jetables, ou de leurs commanditaires, bien plus dangereux), il est peu probable que les bons sentiments soient l’arme la plus efficace. L’éducation, par contre – la vraie, pas celle prônée par notre ministre de l’ignorance – a toujours été l’arme ultime pour dépasser la haine et apaiser les conflits qui, disait Whitehead, sont “le signe qu’il existe des vérités plus amples et des perspectives plus belles”.

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