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Les associations “pour la vérité” sur le 11 septembre la cherchent-elles vraiment ?

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Slogan à méditer
plutôt deux fois qu’une.

S’il est difficile pour une personne moyennement curieuse et moyennement intelligente de gober encore en 2015 la “version officielle” des attentats du 11 septembre 2001, avec ses pirates de l’air à peine capables de piloter (et parfois ressuscités) mais réalisant des manœuvres d’approche parfaites à des vitesses impossibles, son avion-taupe de Pennsylvanie et son troisième gratte-ciel non touché mais coulé quand même, est-il pour autant raisonnable de se fier les yeux fermés aux associations citoyennes proclamant dans leurs statuts vouloir “connaître au mieux la vérité sur le 11 septembre”, comme c’est le cas pour l’association française (si, si) ReOpen911 ?

Ayant consulté avec beaucoup d’intérêt certains articles et certaines vidéos présentés par cette association (je recommande tout particulièrement le documentaire de Massimo Mazzucco, “11 septembre : le nouveau Pearl Harbor” , d’une rigueur et d’une neutralité sans faille), mais ayant également apprécié les arguments d’associations américaines comme Architects and Engineers for 9/11 Truth (AE911Truth), en particulier certains articles traitant des raisons psychologiques de la “sidération” produite par ce sujet polémique, je n’ai pas été très long à convaincre lorsqu’un ami, ancien membre très actif de ReOpen911, me proposa de venir à Paris le 2 mai 2015 pour assister à une conférence de Richard Gage, fondateur et “CEO” de l’association AE911Truth. Après tout, un site internet, c’est une jolie vitrine ; mais rien ne vaut la confrontation au réel !

Nous assistâmes donc, côte à côte, à la conférence de l’architecte Gage. Parfaitement rodée, très “américaine”, avec ce que cela comporte de sentimentalisme un peu déplacé dans un sujet très technique. C’est du moins l’impression qui fut la mienne, mais je suis physicien donc, c’est bien connu, d’une froideur de vipère à la Toussaint et lourdement handicapé des émotions, limite autiste. Le mieux est encore de vous laisser juger par vous-mêmes, grâce à l’enregistrement de cette conférence réalisé par ReOpen911 :

Rien à reprocher à la présentation elle-même, qui contient (à partir de 35 min) de très intéressants détails sur la structure des Tours Jumelles, ainsi (à partir de 45 min 28 s) qu’un rappel fort utile de la troisième loi de Newton. Pas grand-chose à dire hormis quelques approximations qui feraient peut-être hurler l’auditoire d’un congrès scientifique (on ne parle pas de “chute libre” pour la chute d’un objet freinée par l’air) ; mais le public de la salle n’était pas une assemblée de docteurs en physique et une tromperie raisonnable sur la marchandise reste moralement acceptable dans de telles circonstances.

Si, tout de même, quelques erreurs logiques, d’autant plus dommageables que faisant suite à des rappels méthodologiques parfaitement clairs et justes. À 10 min sur la vidéo, Richard Gage rappelle ce qu’est la méthode scientifique, à l’aide d’un petit schéma de type algorithme : poser une question, faire des observations et construire des hypothèses, qui vont générer des prédictions ; puis tester ces hypothèses à l’aide d’expériences et comparer les résultats avec les prédictions pour savoir s’ils sont compatibles avec les hypothèses de départ.

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Tout cela est parfait ; mais on notera quand même au passage un léger dérapage épistémologique de Richard Gage : à 10 minutes pile, il dit en introduction “We use in the West the scientific method…” (nous utilisons en Occident la méthode scientifique), preuve qu’il est très occidentalo-centré et plutôt ignorant de l’histoire des sciences. Doit-on lui rappeler que le mot algorithme vient du savant perse de langue arabe Al-Khwârizmî (780-850 environ), et que la méthode scientifique est aujourd’hui exactement la même partout dans le monde, que ce soit au Japon, en Chine ou en Iran, qui ne font pas partie de l’Occident ? On peut même être  barbu, musulman, porter un turban, parler arabe et se moquer des fatwas wahabbites saoudiennes qui prétendent imposer, contre la connaissance scientifique, que la Terre est fixe dans l’univers. Passons sur cette ignorance qui ne compromet pas le reste.

Ce qui est plus gênant, c’est la façon dont Richard Gage applique la méthode qu’il a lui-même correctement rappelée. Vers 49 min, Richard Gage fait remarquer les éjections de matière ( “squibs” ) qui se produisent sur les façades des tours en dessous de l’effondrement, les attribuant aux explosifs nécessaires à la démolition contrôlée. Il est exact que si une démolition contrôlée est réalisée sur un immeuble à l’aide d’explosifs, alors ceux-ci peuvent produire des éjections de matière à l’endroit où ils sont disposés. Mais Richard Gage semble oublier deux détails :

  • les films qu’il montre (aux alentours de 40 min) pour faire le parallèle avec la destruction des Twin Towers sont ceux de démolitions d’édifices en béton, or les Twin Towers étaient (comme il le rappelle lui-même) des gratte-ciel à structure acier… contre lesquels la démolition classique par explosifs chimiques est quasiment inopérante, l’acier n’étant pas fragile ;
  • même en imaginant une seconde que les Twin Towers soient en béton dans la vidéo, on a vraiment du mal à croire que ces quelques explosions isolées – et très bizarrement réparties par rapport au front d’effondrement – puissent être responsables d’une destruction aussi rapide et spectaculaire.

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En réalité, Richard Gage commet là une erreur de logique très classique : confondre la corrélation entre deux phénomènes (il est clair que ces puissants jets de matière sont corrélés aux effondrements) et une relation de cause à effet, nécessairement antisymétrique, et pour laquelle il est nécessaire de savoir quelle est la cause et quel est l’effet. S’il y a sans doute une corrélation entre la consommation de gros cigares et la richesse, il n’est pas certain que fumer de gros cigares rende riche.

Un peu plus loin (52 min 55 s), Richard Gage glisse subrepticement dans son exposé une donnée sans en apporter la preuve : les nuages de poussière qui ont enveloppé Manhattan sont principalement du béton pulvérisé, dit-il, en ajoutant que chaque tour contenait 90 000 tonnes de ce matériau. Est-ce exact ? Beaucoup de sites donnent des valeurs incorrectes, ou trompeuses, de la quantité de béton que renfermaient les tours : en effet, ce matériau avait été utilisé pour l’essentiel… dans les fondations. Mais si l’on excepte cette partie des gratte-ciel, à l’évidence pas concernée par le spectaculaire effondrement, le béton était un constituant plutôt marginal de ces imposants édifices, comme de tous les bâtiments comparables : leur structure est bien plus proche de celle de la Tour Eiffel que de celle de barres d’immeubles de banlieue.

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Basons-nous sur un document peu suspect de complaisance avec les “complotistes” de tout bord : le rapport final du NIST sur l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center. Celui-ci comporte des détails intéressants (que Richard Gage semble d’ailleurs avoir repris dans sa présentation) sur la structure porteuse des tours, entièrement en acier, et sur la part de béton dans la construction : exclusivement dans les planchers (voir figure 1-6 page 10), sous forme de béton léger de 4 pouces (10 cm) d’épaisseur coulé sur une sorte de tôle ondulée métallique. Pour être précis, dans la partie centrale des tours, le béton n’est pas “léger” mais “normal”, comme il est précisé p. 75 ; il n’en reste pas moins que nous avons au plus (en négligeant les trous nécessaires pour faire passer les ascenseurs, assez nombreux dans la partie centrale), une couche de béton de 10 cm par étage. Sachant qu’une tour comporte 110 étages, on obtient une épaisseur cumulée de 11 m de béton, sur toute la surface de la tour. Onze mètres sur une hauteur totale de 415 mètres, soit 2,6 % ou encore 3 étages sur 110 : voilà ce que représente le volume de béton utilisé dans la partie aérienne des tours.

fig. 1-6 p.10 NCSTAR 1

Uniquement présent dans les fins planchers, le béton (concrete)
est un composant marginal de la partie aérienne des tours.

Pour calculer numériquement le volume, il suffit de multiplier l’épaisseur cumulée par la surface d’un étage, soit 64^{2}=4096 m^{2} (on peut arrondir à 4000 puisqu’on a surestimé cette valeur en ne comptant pas les “trous”) : le volume de béton est donc d’environ 4000 x 11 = 44 000 m^{3}. Est-ce compatible avec les 90 000 tonnes annoncées par Gage ? Oui, si on prend un béton relativement peu léger : en effet un béton “ordinaire” à 2400 kg/m^{3} donnerait un peu plus de 100 000 tonnes, mais un béton léger nous permettrait de descendre jusqu’à 13 000 tonnes, en prenant la valeur la plus basse de 300 kg/m^{3}. La valeur annoncée paraît donc élevée pour du béton léger (certaines sources parlent d’une masse surfacique pour les planchers de 50 kg/m^{2}, ce qui ferait 500 kg/m^{3} donc seulement 22 000 tonnes), mais en l’absence de précision nous ne pouvons pas coincer Richard Gage sur ce point !

Cependant il demeure que l’affirmation “le béton est dans les nuages de poussière” , si elle n’est pas fausse, est trompeuse. Car elle sous-entend que les nuages de poussière sont constitués surtout de béton (un peu plus loin, une photo est titrée : “le béton recouvre Manhattan” )… ce qui est loin d’être le cas. Car où est passée la structure d’acier ? Ce n’est pas le Mikado de poutres recouvrant la base des tours qui peut à lui seul la contenir.

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À 53 min 17 s, Richard Gage commente un tableau de l’USGS (organisme scientifique gouvernemental américain) détaillant l’analyse de cette poussière. Il affirme : “20 à 30% de la poussière de ces tours est composée de béton pulvérisé”. Pour parler de pourcentage (ou de fraction), il convient de préciser : pourcentage massique ? volumique ? Généralement, si rien n’est précisé il s’agit d’un pourcentage massique. Ici, le tableau comporte une précision : “area percent” soit “pourcentage de surface”. Qu’est-ce donc ? La procédure de mesure, assez alambiquée, est décrite dans ce document (p. 40, Data Analysis and Calculations). Il s’agit du pourcentage de surface observée suite à une préparation d’échantillon au microscope sous forme de couches minces ; donc a priori proche d’une fraction volumique. Mais c’est assez secondaire, le plus intéressant n’est pas là.

Juste au dessous de la ligne “concrete” (béton) figure une ligne “MMVF” pour “man-made vitreous fibers” ou encore “fibres vitreuses artificielles”. Le pourcentage correspondant est encore plus important que pour le béton : de 20 à 40% (l’incertitude est large !). Et de quoi sont composées ces “MMVF” ? Presque exclusivement de “slag wool”, c’est-à-dire en français de laine de laitier, le laitier étant un résidu de fonderie, composé entre autres de silicates et d’oxydes métalliques. Du laitier est systématiquement produit lorsqu’un métal passe à l’état liquide dans une aciérie. Étrangement, Richard Gage n’en parle pas : il est pourtant important de savoir où est passé l’acier des tours, qui en masse est plus important que le béton ! Et cette laine de laitier semble un bon candidat… à condition d’admettre que quelque chose d’autre qu’une démolition classique s’est produit, un phénomène produisant effectivement beaucoup de poussière, mais pas seulement de la poussière de ciment : également de la poussière d’acier ou plus exactement, de la poussière produite à partir d’acier, comportant aussi de nombreux oxydes métalliques (et de microscopiques sphères riches en fer, comme il est dit dans l’exposé), chose qui peut se produire lorsqu’on atteint de très hautes températures.

Une photographie célèbre de la poussière... de quoi ?

Une photographie célèbre de la poussière…
mais poussière de quoi au juste ?

À partir de 53 min 33 s, les témoignages des secouristes sont très intéressants : “On ne trouve pas un seul bureau, une seule chaise ; même pas un téléphone, ou un ordinateur. Le plus gros morceau de téléphone que j’ai trouvé, c’était la moitié d’un pavé numérique. L’immeuble s’est effondré et s’est pulvérisé.” Voilà qui n’est pas banal, et certainement jamais vu dans les chantiers de démolition contrôlée habituels (où l’on enlève bureaux, chaises, téléphones et ordinateurs avant, certes ; mais là n’est pas tout à fait la question). De très nombreux corps n’ont pas été retrouvés… la poussière recouvrant Manhattan aurait-elle été de la poussière de tout : béton, acier, mobilier, ordinateurs, êtres humains ? En tout cas, même si la démolition d’immeubles de béton produit en effet beaucoup de poussière, on ne voit pas comment celle de gratte-ciel d’acier comme les tours jumelles pourrait donner, par les moyens habituels, d’aussi importantes quantités de cette mystérieuse poudre grise.

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“Le béton fond seulement au-dessus de 1760°C”,
précise la légende.

Ensuite, Richard Gage met l’accent sur un phénomène connu de tous : l’existence de très hautes températures, pendant très longtemps, dans les ruines de Ground Zero. Des pompiers (qui ont éteint leur dernier incendie 100 jours après les attentats…) racontent même avoir vu sous les décombres des “rivières d’acier”, “comme dans une fonderie”. Il n’en faut pas plus à Richard Gage pour trouver l’arme du crime : la thermite, et peut-être même la nanothermite, un mélange produisant par réaction chimique de très hautes températures et utilisé pour la découpe de l’acier. En réagissant, ce mélange produit effectivement de petites gouttes métalliques qui, en refroidissant, deviennent de petites sphères semblables à celles qu’on peut observer dans la poussière du World Trade Center. D’accord, Richard, on peut utiliser la (nano)thermite pour découper de l’acier par fusion de celui-ci, mais… l’acier lui-même, hors zones de découpe, n’est quand même pas réduit à l’état de poussière ?

De cela, il ne sera jamais question. Alors même que le plus intéressant est abordé (l’étonnante réduction en poussière des tours, les températures ahurissantes observées et surtout persistant pendant très longtemps), la nanothermite, sortie du chapeau de Richard Gage, est promue deux ex machina pour fournir la réponse à toutes les interrogations. Sans même un calcul approximatif de la masse de produit nécessaire, et par conséquent, sans la moindre réelle justification scientifique, malgré les analyses chimiques présentées, qui n’impressionnent pas de réels scientifiques ou ingénieurs, soucieux des ordres de grandeur. Car faire réagir quelques grammes de mélange dans une coupelle (à 1 h 03 min 40 s dans la vidéo) pour produire des micro-sphères métalliques n’est pas la même chose que réduire en poussière deux gratte-ciel de plus de 400 mètres de haut (et un plus petit, plus tard, en catimini).

Mais la déception ne s’arrête pas là ; abordons maintenant le fâcheux, voire le désolant, que les internautes visionnant la vidéo ne peuvent pas connaître. À la suite de l’exposé, il y eut bien sûr une séance de questions. Parmi les courageux volontaires, mon ami – qui s’occupe d’un bureau d’études où l’on pratique quotidiennement une science appliquée appelée résistance des matériaux – s’adressa à Richard Gage pour lui faire part d’une incompréhension : comment est-il possible pour un avion de transport civil, constitué d’une structure légère en alliage d’aluminium recouverte d’une peau métallique fine, de faire de tels dégâts dans des gratte-ciel dont les “murs” extérieurs sont constitués de colonnes carrées creuses en acier très épais (un peu plus de 2 cm à la hauteur du crash) ? N’est-ce pas contradictoire avec toutes les règles de résistance des matériaux, où le plus résistant entaille le moins résistant, et non l’inverse ? Si l’on peut concevoir que les pièces les plus massives (réacteurs, trains d’atterrissage) fassent de gros dégâts voire sectionnent ces colonnes extérieures en arrivant à plus de 900 km/h, comment imaginer que pas même un morceau de queue n’ait été prié de rester dehors ?

Loin d’être scientifique ou technique, la réponse de Richard Gage fut uniquement politique, au sens péjoratif du terme : il s’employa à discréditer l’auteur de la question, en s’adressant au reste de la salle qu’il prit à témoin pour lui demander, en gros, de huer cet impertinent qui faisait perdre du temps à sa noble cause en posant des questions aussi stupides qui risquaient de diviser les troupes. Inutile de dire qu’un tel comportement, dans un congrès scientifique, serait immédiatement perçu comme ce qu’il est : le contraire de la démarche scientifique, le contraire de cette méthode que Richard Gage avait pourtant lui-même très correctement résumée.

Mais le spectacle valait le détour avant même la réponse. Pendant que mon ami posait sa question, courtoisement et en s’efforçant d’être clair et précis comme le demandait la technicité du sujet, le président de ReOpen911 vint chuchoter à l’oreille de Richard Gage, sans doute pour le mettre en garde contre ce dangereux terroriste. Puis, ayant décidé en plein accord avec lui-même que la question était décidément trop longue, il vint arracher manu militari le micro du dangereux personnage qui ne respectait pas la ligne du parti. Dire que son comportement était stalinien serait sans doute trop poli, et pas gentil pour Staline, qui sourit toujours sur les films et photos. Là, on était à deux doigts de l’agression physique. Un climat qui se retrouve d’ailleurs, parfois, sur le forum de l’association, comme en témoigne cet exemple de “modération” qui m’a été communiqué par un membre (ou peut-être ex-membre, à l’heure qu’il est) :

Exemple (authentique) de “modération” sur le forum de ReOpen911

Les questions dans le public étant nombreuses, je n’en posai pas moi-même ; mais après la séance, quelques personnes s’attardant auprès de la vedette pour avoir leur “selfie”, j’en profitai pour tenter une argumentation scientifique en tête-à-tête avec Richard Gage, sur la nécessité d’estimer la quantité d’énergie thermique dégagée à Ground Zero et, si l’on admet l’hypothèse de la (nano)thermite, sur la nécessité de confronter les prédictions de cette hypothèse avec la réalité expérimentale : les méchants terroristes avaient-ils besoin d’une tonne, de 100 tonnes ou de 10 000 tonnes de ce mélange miracle pour dégager une telle chaleur, atteindre de telles températures et faire couler des rivières d’acier sous les décombres ? Et si c’est 10 000 tonnes, comment ont-elles pu être placées discrètement ? Car tant qu’à être “complotiste”, autant être un complotiste raisonnable et ne pas imaginer des complots surnaturels dignes de Harry Potter ! Cette réflexion n’était rien d’autre, je pense, que la mise en pratique de la méthode scientifique qu’il avait fort bien résumé au début de son exposé.

Las, au lieu d’écouter le raisonnement et d’en discuter la validité, Richard Gage me fit tout de suite comprendre que si ma conclusion n’était pas celle qu’il promouvait, mes propos ne l’intéressaient pas. Ce qui confirma la nature politique et anti-scientifique de sa réaction à la question de mon ami. En science, on définit une méthode et on la suit, quoi qu’il arrive ; on ne sait donc jamais réellement où on va, mais on sait comment y aller de façon sûre, sans que le chemin (le raisonnement) s’écroule sous nos pas. En politique, c’est l’inverse : on définit le but, et on invente des histoires, plus ou moins crédibles, voire carrément fausses, pour justifier le chemin à parcourir et persuader le maximum de monde de le suivre.

C’est peut-être une révision déchirante pour certains membres – que je peux très bien imaginer intègres – de ces associations, mais lorsqu’on a la chance de tester en conditions réelles le comportement de leurs “chefs”, une chose est sûre : ni AE911Truth, ni ReOpen911 ne travaillent réellement pour la recherche de la vérité ultime, au sens où un scientifique peut l’approcher. Elles agissent comme un trou de golf un peu vicieux qui attirerait à lui les balles des joueurs, leur donnant l’impression de la facilité, pour au dernier moment repousser toute balle qui arriverait au but. Elles ne font que reproduire, finalement, le mode de fonctionnement de la plupart des partis politiques : utiliser un mécontentement populaire, le canaliser, produire une apparence de diversité (n’oublions pas que prendre le contrepied d’un mensonge ou d’une erreur peut conduire à un autre mensonge ou une autre erreur !), pour au final réduire toute cette énergie humaine à l’impuissance.

Faut-il s’en étonner ?

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59 commentaires sur “Les associations “pour la vérité” sur le 11 septembre la cherchent-elles vraiment ?

  1. Merci beaucoup pour votre article et votre témoignage, cela fait un certain temps que je me méfie de ReOpen911 sans trop savoir pourquoi, maintenant je sais !

    Avez vous une hypothèse ou une théorie scientifique expliquant la “disparition” de l’acier ?

    Encore merci !

    1. Merci pour vos encouragements. J’ai effectivement des idées sur ce qui a pu produire la “disparition” (entre guillemets bien sûr) de l’acier, mais puisque mon blog s’intitule “éloge de la raison dure”, je préfère attendre d’avoir une argumentation solide avant de la publier. Une chose est sûre : il faut chercher du côté de ce qui peut produire à la fois une forte explosion et de très hautes températures, tout en libérant une quantité de chaleur monstrueuse (je suppose que vous savez faire la différence entre chaleur et température, c’est d’ailleurs un thème qu’il faudrait que j’aborde dans un article purement pédagogique). Et qui sait, si vous êtes perspicace, peut-être que certains indices semés sur ce blog vous guideront vers une explication !

  2. Votre quête de la vérité ultime est noble et vos arguments sont intéressants. Cependant, la réaction de rejet de Gage qui semble vous avoir blessé n’était elle pas due au contexte plutôt qu’aux arguments ?

    Gage bosse depuis 10 ans le sujet avec tout un tas de monde et parcourt le monde pour faire des conférences et expliquer leurs hypothèses, constats et conclusions. Il ne vient pas débattre et éprouver ses assertions ni faire de la recherche scientifique, il vient les présenter pour les diffuser. Point.
    Le public s’est rassemblé pour écouter, en une heure, Gage et ses arguments et pas pour écouter pendant toute la nuit les idées de tout ceux qui voudrait lever la main et prendre la parole. Aussi bonnes leurs idées soit elles. J’imagine que dans ses innombrables journées de présentations, il doit rencontrer un bon nombre d’hurluberlu très désireux de lui exposer toute sortes d’idées loufoques et qu’il a appris à couper court à force.

    Si vous voulez participer à leurs recherches, je pense vraiment qu’il serait plus efficace d’envoyer un courrier à l’association avec vos références et vos arguments pour que d’autres dans son association puissent les traiter, à tête reposée, en comité, avec de la documentation et d’autres experts plutôt que d’espérer être pris en considération, du tac-au-tac, sans référence, devant un public pas forcément intéressé à la question par celui qui est juste venu présenter ses résultats dans un temps limité.

    On peut déplorer la façon dont il a répondu. On pourrait mettre ça sur le compte de la différence de culture, sur un réflexe défensif face à la gêne de ne pouvoir répondre précisément sur le terrain technique ou sur un trait de son caractère qui serait détestable. Peu importe, je trouve que discréditer cette association et son travail sur la base d’un manque de disponibilité de Gage un soir pour vous écouter, c’est un peu disproportionné.

    Quant aux autres informations manquantes que vous soulignés, admettez qu’il ne peut pas y avoir TOUT dans une présentation d’une heure. Là encore, un email à l’association pourrait leur donner l’occasion de vous indiquer des références sur la question plutôt que chercher à les descendre dans votre article.

    Je ne suis pas membre de leur assoc et peut être bien qu’ils sont politiques plutôt que scientifique, j’en sais trop rien. Je ne viens pas ici commenter leur association, je viens commenter votre article. Mais je continue à penser qu’il y a bien des gens des associations sur qui taper AVANT de commencer à taper sur celle là.

    1. Votre réaction est intéressante car elle montre, en creux, l’efficacité des techniques de manipulation d’opinion. Je précise d’abord qu’aussi bien ReOpen911 que AE911Truth diffusent des articles et documents de grande valeur, comme je l’ai dit en introduction (mes liens hypertextes n’avaient rien d’ironique ; le film de Massimo Mazzucco comme les longs articles de Frances Shure sont vraiment très intéressants à mes yeux). C’est la partie “attirer la balle vers le trou” dont je parle en conclusion. Je précise aussi que peu avant d’assister à cette conférence (surtout pour AE911Truth, pour ReOpen911 j’avais depuis quelque temps de sérieux doutes vu les discussions du forum) je n’avais aucun grief particulier à l’encontre de ces associations. J’ai même eu des échanges de mails avec Chris Sarns, membre de AE911Truth, début 2015 pour lui exposer des arguments purement scientifiques. C’est là que j’ai vu qu’il était impossible de discuter : lorsque je suis rentré dans les détails, et que Sarns n’avait pas d’autre solution que de reconnaître mon raisonnement juste ou au contraire d’en démontrer la fausseté, il n’a tout simplement pas répondu. Tout comme Gage lors de cette conférence.

      Or il faut bien comprendre que AE911Truth (au contraire de ReOpen911, généraliste) insiste sur le côté “architectes et ingénieurs” de l’association, comme son nom l’indique. Ce n’est pas “Fleuristes et pâtissiers pour la vérité sur le 11 septembre” ; ils ont donc un devoir de rigueur technique car leur public non-scientifique et non-technique leur fait confiance en raison de leurs qualités affichées. Or cette rigueur est mise en défaut par des questions simples mais rigoureuses ; cela pose un vrai problème.

      Vous dites : “Gage bosse depuis 10 ans le sujet avec tout un tas de monde et parcourt le monde pour faire des conférences et expliquer leurs hypothèses, constats et conclusions. Il ne vient pas débattre et éprouver ses assertions ni faire de la recherche scientifique, il vient les présenter pour les diffuser. Point.” Vous admettez donc que c’est une simple opération de communication, une sorte de meeting politique où ne viennent que les gens déjà convaincus et qui ne cherchent plus à réfléchir. Je suis parfaitement d’accord avec vous, et c’est bien là le problème justement ! Si on ne peut plus discuter des conclusions, ni du raisonnement qui y mène, après s’être présenté comme un scientifique rigoureux comme Gage l’a fait en rappelant (très correctement, je l’ai écrit) les bases de la méthode scientifique, c’est qu’il y a arnaque ! C’est du même niveau que la voyante qui prétend se donner une légitimité scientifique en vous proposant ses horoscopes “par ordinateur”.

      Plus profondément, vous posez dans votre remarque le problème de l’aptitude à reconnaître ses erreurs, en sous-entendant que Richard Gage, travaillant depuis dix ans sur le sujet, ne peut pas “humainement” admettre des arguments qui vont contre les siens. C’est effectivement possible “humainement” (en faisant l’hypothèse que Gage est sincère, ce que, après cette conférence, j’ai beaucoup de mal à croire), mais alors c’est très dommageable pour la recherche de la vérité, qui n’a que faire des susceptibilités individuelles ! On parle souvent des “sciences humaines et sociales” par opposition aux “sciences dures” ; j’aime bien par dérision qualifier les sciences dures de “sciences inhumaines et asociales”, car la condition nécessaire (mais non suffisante) pour pouvoir progresser dans ces domaines est d’être capable d’abandonner du jour au lendemain tout un raisonnement sur lequel on a dépensé beaucoup d’énergie, parce qu’on s’aperçoit qu’une des hypothèses est fausse et qu’elle met – radicalement – tout par terre.

      Je ne vous cache pas que j’ai moi-même longtemps, non pas admis sans rechigner la “version officielle” des ces attentats, mais admis des versions “alternatives” qui, après examen, se révélèrent à peine moins abracadabrantes. Je ne jette donc pas la pierre à ceux et celles qui trouvent les arguments de Gage convaincants (puisque ce fut mon cas il n’y a pas si longtemps, je le répète). Et d’ailleurs, une grande partie d’entre eux le sont. J’attire simplement l’attention sur des opérations de manipulation de l’opinion dont il se rend complice. Car pour qui a un esprit scientifique et a pu assister à l’intégralité de la conférence, il n’y a malheureusement aucun doute sur ce point. Ce qui par ailleurs ne signifie pas que tous les membres ou tous les travaux de AE911Truth sont mauvais, bien au contraire, et c’est bien là le cœur de la difficulté que j’ai tenté d’expliquer.

  3. bjr

    Si ! un avion peut être pulverisé sans laisser de traces ou bien peu . De nombreux crashes analysés ds l émission “air crash le démontrent de façon irréfutable ! Un gros porteur qui pique à 800km h ne laisse pas grd chose ds un crash. Que restait il du Concorde qui volait à moins de 300 ? Et de toute façon tout le monde peut voir les coucous arriver sur les tours. Toutes ces explications au nom de la Physique bien appliquée n ont probablement pas échappé aux scientifiques yankees qui contestent la version officielle. Et la critique de l utilisation du concept de chute libre est vraiment d un pédantisme détestable dans ce cas de figure.

    1. Vous êtes libre de trouver “pédante” la critique du terme de chute libre pour une chute qui est freinée ; mais je suis physicien et pour moi une accélération de 10 m/s^2 ou de 6 m/s^2 (environ, de mémoire, pour le début de la chute des Twin Towers) ce n’est pas la même chose. Surtout pour un conférencier comme Gage qui, ne l’oublions pas, a des prétentions scientifiques. Mais comme je l’ai écrit moi-même, c’est un détail.

      En revanche votre affirmation selon laquelle un avion peut être “pulvérisé” lors d’un crash est tout simplement fausse, et tout particulièrement lorsqu’il s’agit d’une collision avec une façade de colonnes d’acier. Je vous invite par exemple, sans rentrer dans des notions ardues de résistance des matériaux, à vous informer à partir de cette page :

      http://www.1001crash.com/index-page-liens-site-safety-lg-1.html

      Par ailleurs, il y a un exemple célèbre de collision aérienne dans un gratte-ciel à New York, celui d’un B 25 dans l’Empire State Building le 28 juillet 1945 :

      http://www.aerospaceweb.org/question/history/q0311.shtml

      Attention : je ne dis pas qu’un B 25 est identique à un B 767, ni que la façade de l’Empire State Building est identique à celle des tours jumelles, mais seulement que cet événement est, lui, conforme à ce qu’on connaît de la résistance des matériaux.

    2. Le crash du concorde, on trouvait bien des choses en fait:
      http://www.users.cloud9.net/~bradmcc/jpg/nose.jpg
      http://www.history.com/s3static/video-thumbnails/AETN-History_VMS/21/178/History_Report_Concorde_Crash_in_Paris_Speech_SF_still_624x352.jpg
      etc.
      C’est un avion beaucoup plus petit que les airliners du 911.

      Sans user du mot détestable, la critique du mot chute libre me semble effectivement relever du bavardage pédant malvenu dans le contexte, qui est de faire prendre conscience d’un problème massif.

      1. Merci pour ces images de la catastrophe du Concorde. Quant à la chute libre, si vous relisez bien ma phrase vous verrez qu’elle n’est pas tant là pour critiquer Gage, que pour souligner la différence dans la précision des termes employés entre des scientifiques qui parlent entre eux et une personne se réclamant de la méthode scientifique mais s’adressant à un auditoire non scientifique.

        Faire prendre conscience de la différence entre un langage scientifique exigeant et précis et le langage courant beaucoup plus souple est un des buts de ce blog. Ignorer cette différence conduit à des incompréhensions voire des quiproquos. Voyez par exemple cet article.

      2. A Bariboule,

        FR a totalement raison de traiter cet aspect car moi aussi j’avais tiqué sur ce nouveau type de chute.
        La chute libre, quand on a fait des exercices la-dessus, c’est quelque chose de précis et surtout de simple à traiter. Si on emploie un autre terme, on sème la confusion et on s’exclut -sans doute provisoirement- de la communauté scientifique , comme un ado qui veut se différencier de ses “vieux” en adoptant des expressions de son age.
        Concernant la thermite, je suis aussi fondamentalement d’accord avec FR et je m’étais posé les mêmes questions sur les quantités de produits et la discrétion. Il faut dire que l’expérience de l’aluminothermie avec sa mèche en magnésium et sa réaction explosive est de loin la plus spectaculaire parmi toutes celles qu’on peut faire en classe.

        Bref, si la dissidence ne posait pas ces questions, elle ne progresserait pas et serait moins à même de comprendre d’autres événements futurs.

  4. M. Roby, dans le passage suivant j’ai l’impression que vous faites allusion à la thèse selon laquelle aucun avion n’a percuté les deux plus hautes tours du WTC : “comment est-il possible pour un avion de transport civil, constitué d’une structure légère en alliage d’aluminium recouverte d’une peau métallique fine, de faire de tels dégâts dans des gratte-ciel dont les « murs » extérieurs sont constitués de colonnes carrées creuses en acier très épais (un peu plus de 2 cm à la hauteur du crash) ? N’est-ce pas contradictoire avec toutes les règles de résistance des matériaux, où le plus résistant entaille le moins résistant, et non l’inverse ? Si l’on peut concevoir que les pièces les plus massives (réacteurs, trains d’atterrissage) fassent de gros dégâts voire sectionnent ces colonnes extérieures en arrivant à plus de 900 km/h, comment imaginer que pas même un morceau de queue n’ait été prié de rester dehors ?”

    C’est Ace Baker qui défend cette thèse et je dois avouer que j’y adhère : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-11-Septembre-une-grande-operation-psychologique-27764.html

    1. Tout à fait, vous avez raison de mentionner Ace Baker. Cependant je lui consacrerai un autre article, plus tard, car c’est un sujet à lui tout seul et je n’ai pas voulu tout mélanger. J’espère d’ailleurs que Laurent Guyénot traduira les autres épisodes de la “série” car le premier, en particulier, est remarquable sur sa présentation très ironique des grands media “d’information”.

      Cet article n’est en aucun cas une synthèse sur le 11 septembre, mais seulement un témoignage et une réflexion sur un événement particulier. Trop de gens attendent des scientifiques qu’ils aient réponse à tout, alors que leur rôle est de répondre de façon sûre à des questions précises, bien délimitées… et de dire qu’ils ne savent pas lorsqu’ils ne peuvent pas répondre.

      1. A FR,

        Je suis absolument d’accord avec vous.
        Cette attente de réponses impossibles à fournir est particulièrement criante dans les sciences “inexactes” notamment en paléontologie.
        On ne dispose le plus souvent que d’os tronqués, de formes écrasées, de couleurs délavées, pour reproduire les animaux ou les végétaux. Il arrive souvent que le même végétal soit recensé sous 3 noms différents puisque l’on dispose d’empreintes de ses racines, de ses feuilles, de ses fruits, sans savoir qu’ils ont même origine.

  5. Monsieur Roby,
    Nous attendrons patiemment que vous ayez étayé suffisamment vos conclusions sur les matériaux utilisés pour “tirer” 1,2 et 7 de la même façon. Nous nous attendons à une technologie jamais encore utilisé qui pourrait l’être à nouveau.
    Pour “tirer” 7 aussi promptement , sur ordre, je n’imagine pas qu’une équipe s’est déplacée pour poser les explosifs en si peu de temps. Il aura donc fallu qu’ils soient posé au préalable en attente.
    Les recherches en dehors de la physique sur les motivations d’un tel acte de terrorisme d’état ou de Corporation montre que de nombreux documents très révélateurs devaient disparaitre.
    Pour ma part , c’est le coté humain qui me pose le plus de problème, la technologie restant accessoire et normalement au service de la civilisation. Ce qui est curieux c’est le peu d’insistance sur le drame sorti de la disparition de tant de personnes Qui sont les gens qui sont venus travailler ce jour-là ou plutôt qui sont ceux qui ne sont pas venus?. 3/4000 morts en comparaison de la population totale devrait nous apporter des indices.
    Je salue le travail de ceux qui, preuves à l’appui, affrontent les versions officielles , contre officielles et sur officielles car ils s’exposent à la folie meurtrière de ces gens qui n’ont pas d’état d’âme quand il s’agit d’éliminer une population entière.
    Le terme shill est tout à fait approprié pour ce Gage. Un compère, un larron, un pousseur…

    1. Merci. Je ne prétends pas faire de recherches en ce domaine, mais simplement essayer d’être rigoureux dans le raisonnement. Et je ne me base que sur des données publiques, je ne fais en aucun cas de “l’investigation”.

      En sciences, il est quasiment impossible de démontrer que quelque chose est juste ; on procède le plus souvent par élimination, en démontrant que quelque chose est faux. Par exemple, on peut démontrer que la Terre n’est pas plate, mais quant à savoir quelle est exactement sa forme, c’est beaucoup plus compliqué !

      Mais n’attendez pas non plus une réponse de moi seulement : exercez votre esprit critique, lisez des sources diverses (américaines en particulier, il y en a beaucoup) et vous verrez que les réponses à cette question abondent. C’est d’ailleurs le problème : arriver à montrer lesquelles sont fausses pour que ne subsiste plus que la bonne, ou à défaut un petit nombre de réponses possibles.

  6. Je tiens à certifier que la capture d’écran de la modération de Reopen911.info est bien authentique; c’est à moi que ce petit mot doux était adressé.

    Merci à toi François.
    Ce 11 septembre 2015 a définitivement une autre saveur que celles des autres années.

  7. Bonjour,

    excellent article, agréablement écrit et précis, merci.

    Un journaliste d’ER avait posé la question à Gage sur le no-plane et sa réponse avait été peu scientifique pour dire le moins :
    (de mémoire)

    – que pensez vous du no-plane theory
    – deux personnes m’ont dit avoir vu les avions s’écraser contre les tours, donc je les crois.
    – leurs noms ?
    – je ne sais pas.

    des mois après ça me fait toujours rire.

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Richard-Gage-repond-aux-questions-d-ERTV-sur-le-11-Septembre-33133.html

    Ce que je trouve très intéressant, c’est le thème de l’opposition contrôlée (et la fameuse inversion accusatoire), avec par exemple Alex Jones, figure de proue de la dissidence aux USA, pour la liberté d’expression et la vérité, et qui subitement à une crise de nerf quand on lui parle du no-plane.

    un exemple parmi d’autres :
    https://www.youtube.com/watch?v=9dvQU2i_ltE

    Après avoir beaucoup recherché sur le sujet sans atteindre la précision que je voulais, j’ai fini par me résoudre à une attitude plus simple : tant qu’on ne m’aura pas apporté de preuves qu’un avion a percuté une tour, il n’y en a pas eu.

  8. J’ai eu doit à un autre écran du même type, avec “troll certifié”, exclusion jusqu’en 2025, simplement pour m’être interrogé sur les bizarreries, mises en évidence par les pilotes professionnels de Pilots for Truth.
    Reopen911 n’est qu’une micro-secte, pas de débat possible en son sein.

  9. Magistral!
    Particulièrement bien écrit et qui plus est parcimonieusement saupoudré d’humour pimenté…Cela me fait découvrir un site semblant être de la même teneur que je vais m’empresser de relayer largement.
    Le site qui n’existait pas encore existait donc déjà!
    J’ai hâte d’en être à lire votre démonstration scientifique à venir sur l’accomplissement de ces évènements.
    En attendant je vais relire attentivement ce que vous avez déjà publié sur le sujet.

    bonne route
    vega

    1. Merci, mais arrêtez les compliments, ça ramollit le cerveau (de celui qui les reçoit). N’espérez tout de même pas trop vite une “démonstration scientifique sur l’accomplissement de ces événements” : j’en suis bien incapable. Mais j’entends dire ce qui n’est pas possible, histoire de barrer d’une croix les fausses pistes, comme en randonnée. Le scientifique avance en enlevant de la matière, jusqu’à ce que se dégage une forme, un peu comme le sculpteur…

  10. Comme je l’ai écrit plus haut, je crois en la thèse d’Ace Baker selon laquelle aucun avion n’a percuté les tours jumelles. Toutefois, E&R a publié hier une vidéo dans laquelle trois spécialistes de l’aviation remettent en cause la version officielle : http://www.egaliteetreconciliation.fr/11-Septembre-crash-de-la-version-officielle-34905.html

    Parmi ces trois personnes il y a un Américain qui a perdu une amie, Berry Berenson (une page Wikipédia lui est consacrée), le 11 septembre parce qu’elle “était” dans l’avion qui a percuté la tour nord du WTC. Or, comment concilier cette information avec la thèse d’Ace Baker ? Doit-on soupçonner l’Etat profond américain d’avoir enlevé, puis assassiné les passagers de ce Boeing imaginaire ?

    1. Je suis totalement incompétent pour répondre à cette question. Toutefois, il est clair que des assassinats d’innocents pour raison d’État ne sont pas chose impossible, hélas (même en France, pas besoin d’aller aux USA). Je ne dis pas que c’est l’explication, je dis juste que ce n’est pas physiquement impossible, contrairement à d’autres “théories du complot” qui font appel à des effets surnaturels ou se trompent d’ordre de grandeur (c’est le cas selon moi pour l’explication “nanothermite”).

      Ce que j’ai lu en revanche chez certains investigateurs (mais que je n’ai pas vérifié, c’est un vrai travail de journaliste d’investigation), c’est que les quatre vols impliqués dans les détournements (réels ou imaginaires) ont “changé d’affectation” au cours des annonces médiatiques de la journée du 11. En clair, les correspondances admises aujourd’hui (vol AA 11 -> tour nord du WTC à 8h46, vol UA 175 -> tour sud du WTC à 9h03, vol AA 77 -> Pentagone à 9h37 et vol UA 93 -> Shanksville à 10h03) n’ont pas toujours été celles-ci. Il semblerait donc qu’il y ait eu panique dans l’attribution des cibles aux avions par les autorités. Signe d’inventions pures ? Je ne sais pas, mais ce cafouillage serait à confirmer et le cas échéant à expliquer.

    2. Il faudrait commencer par le commencement:

      – comment valider ou invalider Ace Baker ?

      A mon avis c’est impossible. Une psy ops est basée sur des artifices et des illusions. Si cet été j’ai pu voir un magicien faire apparaitre un petit avion sur une scène à partir de rien, bien sur qu’on peut assassiner quelqu’un et lui faire passer des coups de fils. D’un autre coté, bien sur que la thèse d’Ace Baker implique des idées très compliquées qui cadrent mal avec les milliers de témoins observant les tours avant le second crash, en particulier des autres immeubles. Néanmoins cet énorme problème ne semble pas invalider sa thèse aux yeux de ceux qui la soutienne.

      Il est assez clair qu’aucune certitude ne pouvant être atteinte, revendiquer ce type de voie ne peut amener à la verité. Est ce que ça aide à un résultat politique ? Au contraire, sans rien ajouter, ça demande un effort d’ouverture beaucoup plus grand pour le public. Donc pousser cette thèse c’est avoir moins de force de conviction sans rien gagner. Ah, certes, la petite fascination, le petit jeu mental du “et si” en prend un coup. Mais est on là pour s’amuser ou parce que le 11 septembre pose un problème terrible à nos sociétés ? Il est temps de faire la part des choses entre combat politique et activité de loisir.

      1. Votre commencement m’a tout l’air d’être la fin, ce qui me fait douter de la méthode. Vous affirmez sans rien démontrer : “les milliers de témoins observant les tours avant le second crash” (vous avez dénombré ceux qui affirment avoir vu l’avion ? ou vous avez cru sur parole les media ?) ; “Il est assez clair qu’aucune certitude ne pouvant être atteinte” (désolé mais mon métier est précisément d’avoir des certitudes sur des problèmes précis et correctement posés, pas d’avoir des propos vagues et interprétables à loisir)… en partant sur de tels sables mouvants il est sûr qu’on a peu de chances de s’en sortir !

        Vous raisonnez en politique, moi pas. Et je crois avoir été assez clair dans l’article sur la différence de méthode… or ces événements n’appellent pas une division de l’opinion en catégories molles comme on en a en le plus souvent en politique (plus d’impôts ou moins d’impôts ? plus d’initiative individuelle ou plus de collectif ? une immigration libre ou contrôlée ?…) qui ne sont que des curseurs à déplacer dans un continuum d’idées ; ici il s’agit de répondre par “vrai ou faux”, afin de redonner à la raison la place qu’elle a perdu. Et répondre avec 100% de certitude, comme lorsqu’il s’agit de savoir si la Terre est plate ou non, si les continents sont fixes ou pas.

        PS : pour ceux qui comprennent l’américain, une vidéo intéressante d’un témoin qui interrompt un journaliste de Fox News pour affirmer qu’il n’y avait pas de deuxième avion, mais une bombe (“no second plane… it was a bomb !”) :

        https://www.youtube.com/watch?v=bq1-BCeNcm0

        Mais en tant que scientifique, ce témoignage n’est pour moi pas davantage une preuve de l’absence d’avion que les témoignages opposés ne sont une preuve de la présence d’avion… c’est juste une preuve de l’existence de ce type de témoin, donc de l’erreur de ceux qui prétendent qu’il n’existe pas ! Les preuves “dures”, il faut les chercher dans les sciences dures, comme la police scientifique sur la scène d’un crime, qui ne croit pas les témoins sur parole.

        1. Et pour contenter tout le monde, voici un témoignage de quelqu’un qui a vu le deuxième avion s’encastrer dans la tour sud, toujours sur Fox News :

          https://www.youtube.com/watch?v=07hJhmiWZSY

          Il s’agit de Mark Walsh, présenté comme un “photographe freelance” de Fox News. L’interview commence à 57 secondes. Je retranscris une partie de ses propos :

          “I was on the 43rd floor of a building which is five blocks from the World Trade Center itself. I witnessed the entire thing, from beginning to end.”

          ce qu’on peut traduire par : “J’étais au 43ème étage d’un bâtiment qui se trouve à 5 blocs du World Trade Center. J’ai été témoin de toute la scène, du début jusqu’à la fin.” (il insiste sur la dernière phrase)

          Vient alors la relance du journaliste (je n’ai pas réussi à saisir un terme, probablement avec “row”) :

          “People talk about how it looked like a movie, I know, but I came walking down [?] this morning and I saw both towers on fire, people on every street corner, it was… it was… it was like a movie, but you watched the plane hit the tower.

          ce qu’on peut traduire par : “Les gens disent que c’était comme dans un film, je sais, mais j’ai descendu ce matin [?] et j’ai vu les deux tours en feu, les gens rassemblés à chaque coin de rue, c’était, c’était… c’était vraiment comme dans un film, mais vous, vous avez vu l’avion percuter la tour.”

          et la réponse de Mark Walsh :

          “I was watching with my roommate, approximately 7 minutes after the first plane had hit. I saw this plane coming out of nowhere and just…[onomatopée] right into the side of one of the twin towers, exploding through the other side ; and then I witnessed both towers collapse, one first, and then the second, mostly due to structural failure because the fire was just too intense.”

          qu’on peut traduire par : “Je regardais avec mon compagnon de chambre (colocataire ?), approximativement 7 minutes après le choc du premier avion. J’ai vu cet avion venant de nulle part et… [onomatopée] en plein sur un côté d’une des tours jumelles, ressortant en explosant de l’autre côté ; et alors j’ai été témoin de la chute des tours, d’abord l’une, puis l’autre, principalement à cause d’une défaillance structurale parce que le feu était vraiment trop intense.”

          Le photographe Mark Walsh aboutit donc, en quasi-direct, aux conclusions du rapport du NIST sur les raisons de la chute des tours. Là, franchement, je dis : respect. Un tel niveau d’expertise est rare.

  11. Reopen, comme son nom l’indique, ne compte pas “découvrir” la “vérité ultime”. Reopen, c’est pour réouvrir une enquête, cette fois digne de ce nom. Dans cette logique, il est très important de ne pas s’abimer dans l’illusion qu’on va pouvoir découvrir cette verité à 15 ans d’écart en remuant des traces de traces, le tout sans budget, mandat et même sans expertise le plus souvent. Le rôle de la conférence de Gage, du Nouveau Pearl Harbour etc c’est de démontrer clairement que cette réouverture est une nécessité incontestable.

    Les gens qui s’omnubilent sur “la vérité” et s’abiment dans une piste, un dossier etc ne réalisent pas que non seulement ils n’ont vraisemblablement aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit avec les moyens dont ils disposent, mais qu’en outre ils servent merveilleusement de diversion, division etc à la seule chose qu’aurait pu produire ce mouvement, c’est à dire une prise de conscience d’un gros mensonge d’état par l’opinion publique (de ce point de vue, ces associations ont obtenu de vrais résultats) et susciter dans l’opinion l’indignation nécessaire pour qu’elle se soulève contre ça. Mais en 2015 l’opinion publique est épouvantablement passive et il est certes humains, devant l’impuissance de ces associations à ce niveau, de se demander si la faute ne viendrait pas aux associations plutôt qu’à l’évidence que pousser les gens à se révolter n’est possible que dans des circonstances autrement plus extrêmes que celles qui sont connues en occident.

    1. Je suis en total désaccord avec vous. D’abord parce que je ne mettrai certainement pas dans le même sac les conférences de Richard Gage et le film de Massimo Mazzucco : j’ai eu la preuve expérimentale que Gage est, soit incompétent dans le domaine qu’il prétend représenter, soit malhonnête (et je penche très fort pour la seconde hypothèse), alors que je n’ai jusqu’à présent aucune raison de douter ni de la sincérité ni de la compétence de Mazzucco dans le domaine qui est le sien (il ne prétend pas être architecte, ou ingénieur, ou scientifique…) et son film Le Nouveau Pearl Harbour me semble parfaitement cohérent dans l’optique qui est la sienne.

      Ensuite parce qu’il faut revenir à des choses simples, évidentes même : il n’existe qu’une réalité, pas deux. Or le 11 septembre est à l’évidence la tentative par des criminels organisés d’arriver à faire croire l’incroyable à des populations entières, par des moyens qui relèvent de la manipulation psychologique, si l’on va au-delà des aspects purement techniques de la réalisation. Produire une sidération qui ôte tout moyen de défense rationnel. Je pense donc au contraire de vous qu’il n’est pas nécessaire d’avoir de grands moyens techniques ou humains pour désamorcer enfin ce terrorisme psychologique, mais qu’il “suffit” d’être impitoyablement exigeant dans la cohérence des idées. Et par exemple, à mon niveau, de n’accepter aucune exception aux lois de la physique, ou même de la simple logique.

      Quant à ReOpen911, qui ne prétend effectivement pas découvrir “la vérité ultime” mais qui prétend néanmoins vouloir « connaître au mieux la vérité sur le 11 septembre » comme ses statuts le précisent, il faudrait peut-être qu’elle ne fasse pas dans la censure a priori sur des bases arbitraires, et qu’elle évite le sabotage des initiatives de ses membres, comme ce fut le cas pour l’ami qui m’accompagnait, qui avait constitué (entre autres) un groupe de travail d’ingénieurs et architectes francophones, tombé à l’eau depuis…

      1. Relisant mon message initial je le trouve un peu dur. Vous mettez bien le doigt sur les différences d’approche: politique contre scientifique. Je partage tout à fait ce découpage.

        D’un point de vue scientifique, l’enjeu est de savoir ce qui n’a pas pus se passer, et ce qui s’est passé.

        D’un point de vue politique, l’enjeu est que la société en vienne à traiter les problèmes mis en évidence pas l’analyse scientifique.

        L’un ne peut aller sans l’autre et de fait j’ai la dent dure aussi bien contre les gens qui se limitent à une approche scientifique sans se préoccuper de l’impact politique que pour les militants émus mais complètement ignorant des questions techniques. L’état de la question au plan politique est que les premiers éléments de l’analyse scientifique n’ont pas été pris en main par nos sociétés pour corriger ce qui a (vraiment très mal) fonctionné ce jour là et depuis. La seule enquête technique a été celle du NIST dont nous connaissons tous ici les manipulations. En conséquence on est dans une situation d’engorgement: la quantité de choses à mettre sur la table ne fait que s’accumuler derrière les premiers éléments qui ne passent que dans l’intimité des videos youtube consultées par des citoyens épars et mal à l’aise.

        Dans ce contexte, ajouter au bouchon au nom de l’esprit scientifique pose un problème pratique. Pas éthique, pas intellectuel, pratique. Ethiquement et intellectuellement, c’est même tout l’inverse, c’est ce qu’il faut faire. Mais en pratique, c’est contre productif. Il suffit d’essayer d’expliquer les arguments d’Ace Baker à un quidam pour voir immédiatement le problème. Harrit, je peux, Baker, non. Pourtant au stade actuel, si je fais passer Harrit, j’ai 99% du gain politique que m’apporterait Baker. Et pourtant, peut être que Baker a totalement raison. Mais ça n’en fait pas un must pour une démarche politique.

        Il y a une tendance lourde des gens qui se préoccupent des questions d’actualités de rester en fait dans leur problématique personnelle. Ils traitent leur dissonance cognitive, leu vision du monde, et c’est très bien, il faut en passer par là. Mais dans un rôle de citoyen, pour moi il est évident que c’est insuffisant. Si on veut agir sur la course du monde, il faut réfléchir plus loin.

        Puisqu’il faut revenir à la réalité, celle ci est que Gage a convaincu énormément de monde – des milliers de professionnels, probablement des millions de citoyens. Qui toussent ressortent de son travail, ses interviews, et du reste du tableau avec un gros malaise, la conscience d’un mensonge massif et gravissime et qu’il faut faire quelque chose. Ils font des choses. Ils donnent de l’argent, relaient sur des sites, ils votent à new york et à la fin, à la fin, rien n’arrive. Est ce que si au lieu d’être porté par « l’impossibilité de l’effondrement gravitationnel » ils l’étaient par « la preuve que les images sont fausses », ça changerait quelque chose ? Au passage, Ace Baker a-t-il convaincu les videastes comme Gage les architectes ? Non plus. Politiquement, il ne faut pas inverser les choses: il y a une entité qui a fait avancer le projet général de prise de conscience de la société d’un gros mensonge (Gage) et une qui divise les militants profondément et dont il est clair qu’il va plus éloigner de gens qu’il ne va en faire venir.

        Encore une fois, ça ne veut pas dire qu’Ace Baker a tort sur le fond sur la question qu’il pose. Ca veut dire que face à une autre question, convaincre les peuples de la duplicité au sein de leurs élites, il complique une tâche déjà ardue. Je ne lui en veut pas, je n’en veut pas à celles et ceux qui se regrouppent autour de lui mais j’appelle un chat un chat. A la fin, c’est de la division pour aucun gain politique tangible (des pertes, en fait). De fait, si une organisation du truth movement se met à relayer Ace Baker, ceux de ses membres qui jugent les thèses d’Ace Baker comme un sepuku de communication vont considérer précisément que leurs propres initiatives sont sabotées.

        Ayant dit tout ceci je me rends bien compte que rien n’est simple. J’aimerais que les gens qui partagent mon analyse sur l’aspect politique soient au moins capables, comme je le fais, de faire la part des choses et comprendre que ça ne veut pas dire que le travail d’Ace Baker est dépourvu de qualités. A l’inverse, ce serait une bonne chose que les tenants des enquêteurs les plus « disruptifs » sur le 11 septembre comprenne qu’il y a des raisons pratiques et éthiques de s’opposer à la diffusion de ce type de travail. C’est sur que ce n’est pas le genre de logique qu’on voit dans un film ou une série, mais c’est la vraie vie, ou les militants doivent gérer les manipulations des médias, des élus, des autres états, des services, des infiltrés et les règles des sciences sociales connues comme à connaitre. Si vous pouvez comprendre que dans certain polar le héros envoie chier les règles pour mettre le salaud au trou, vous pouvez voir le raisonnement du même type pour la question du 11 septembre sur l’air de « la Fin Justifie Les Moyens ». La propreté impécable intellectuelle et éthique est un luxe à recherche quand on a de tel moyen qu’on peut gagner avec. La dernière décennie ne devrait nous laisser aucun doute: ce n’est pas notre cas. Ce chapeau là, il faut le manger.

        Une dernière remarque: pour mener une enquête sur ce sujet il faut:
        – un accès aux preuves
        – un accès aux témoins, une capacité à la forcer à témoigner de façon contraignante
        – un large panel de compétence: policières et techniques
        – donc un buget

        J’arrête là. Vous n’avez pas ça, je n’ai pas ça, personne ne l’a. En conséquence il est dangereusement irréaliste de croire qu’on pourra conclure à quoi que ce soit. Par exemple là une enquête de police établirait qui a fait les vidéos, qui était impliqué, étudierait la piste de la manipulation, établirait les réseaux des gens impliqués, les mouvements de fond suspect, les ferait témoigner, ainsi que les spectateurs. Quinze ans plus tard, on est loin de l’ébauche de ça. Ace Baker n’est pas différent de Gage ou d’Harrit: il pointe des problèmes avec de bons arguments. Par contre là où ces deux ont réuni des appuis de spécialistes de leur profession, de ce que je sais Ace Baker n’a pas tenté ni réussi à rassembler des professionnels de l’image. C’est encore une métrique du problème politique/communicationnel immédiat que pose sa thèse.

        1. C’est l’éternelle opposition scientifique – politique, qui ne risque pas de disparaître demain. Mais je pense que vous n’avez pas saisi la totalité de la portée politique de la réponse scientifique : en effet comprendre que la manipulation est médiatique est essentiel et change grandement la puissance politique de la compréhension du 11 septembre 2001. Ce n’est plus simplement un groupe d’affreux méchants qui a fait un acte terrible une fois, dont il s’agit de connaître la composition pour punir ces criminels, c’est un groupe d’affreux méchants qui a la capacité d’intoxiquer notre vision du monde tous les jours, en permanence, et dont il faut donc se libérer. C’est aussi une façon de comprendre bien d’autres mensonges sur d’autres sujets.

          Donc, je pense que vous n’avez pas fait un bilan sérieux des deux approches, indépendamment du fait qu’il n’y a qu’une seule vérité et qu’on n’a pas vraiment le droit sur le plan éthique d’en “choisir une plus facile”.

  12. L’équipe de Reopen ainsi que les cadres du parti Solidarité & Progrès ne veulent pas entendre parler de la piste sioniste (qui implique l’absence d’avions) par peur d’être traités d’antisémites. Les Français sont devenus pusillanimes. Le parti Solidarité & Progrès est obnubilé par la fausse piste saoudienne et le fameux rapport de 28 pages qu’Obama refuse de déclassifier.

    La piste sioniste est courageusement défendue par Christopher Bollyn : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Resoudre-le-11-Septembre-Conference-de-Christopher-Bollyn-34896.html

    1. Je ne vois pas très bien pourquoi la piste sioniste implique l’absence d’avions (tout ce que j’arrive à concevoir, c’est que l’absence d’avions implique la piste médiatique). Et je conçois encore moins (même si je sais que ça fait partie du bourrage de crâne ambiant) en quoi la piste sioniste justifierait des accusations d’antisémitisme : pour information, l’ami qui a posé sa question à Richard Gage est juif et farouchement antisioniste.

      Je n’ai pas écouté la conférence de Bollyn, merci de la signaler. Laurent Guyénot dit dans cet article qu’il est favorable à la nanothermite ; je trouve ça suspect mais peut-être a-t-il néanmoins des éléments intéressants à apporter.

        1. Non, il n’est pas “impératif” d’écouter “la” thèse “des” pilotes. D’abord parce que chacun fait ce qu’il veut, ensuite parce qu’il n’y a pas qu’une thèse parmi les pilotes, dont ces trois-là ne sauraient représenter l’ensemble de la profession ! Votre remarque est un bel exemple de formulation approximative qui embourbe les débats. Les mots ont un sens et il serait temps de les respecter. Et puisque vous ne daignez même pas répondre à ma question, ne comptez pas que je réponde à la vôtre, non mais !

          Mise à jour 20h50 : après avoir vu en intégralité la vidéo de témoignage des pilotes (merci E&R d’avoir fait de la publicité à ce document) je la recommande chaudement à tous… et j’ai beaucoup de mal à comprendre comment certains en déduisent que ceux-ci acceptent sans broncher l’idée que 2 avions se soient précipités dans les tours jumelles !

          C’est assez clair dès le début (à partir de 5 min) : les vitesses (des 4 avions, mais surtout celui de la tour sud) sont jugées “impossibles”… même si l’un dit ne pas avoir de réponse, et l’autre avoir perdu sa meilleure amie dans un des avions, faut-il considérer que les lois de la physique ont eu une éclipse le 11 septembre, ou que des intérêts supérieurs ont maquillé en accident une disparition physique réelle (assassinat) ou une “relocalisation” d’une personne complice avec changement complet d’identité ? C’est une opération courante dans les services secrets, il y a même parfois des “ratés” (lorsqu’un mort “ressuscite”).

  13. La piste sioniste implique l’absence d’avions car elle est intrinsèquement liée à la piste médiatique. Or, aux USA les médias sont entre les mains des sionistes. Richard Gage ne pouvait pas savoir que votre ami est juif et antisioniste, mais même s’il l’avait su il lui aurait probablement répondu de la même façon par peur du lobby sioniste.

    Vous vous trompez au sujet de Laurent Guyénot : comme vous (et moi) il défend la thèse selon laquelle ce sont des mini-bombes nucléaires qui ont détruit les tours jumelles : “Le différend qui l’oppose [Bollyn] au rédacteur Gordon Duff et au contributeur Jim Fetzer est leur soutien à la thèse attribuant la destruction des Tours jumelles à des mini-bombes nucléaires plutôt qu’à de la nano-thermite. Bollyn est aussi farouchement hostile à la thèse no-plane. À mon avis, Bollyn a tort sur ces deux points (voir la partie 4 de mon article).”

    1. D’accord ; vous allez peut-être dire que je pinaille mais dans votre raisonnement, c’est la piste médiatique qui implique la piste sioniste, et non la piste sioniste qui implique l’absence d’avions (donc la piste médiatique). Un attentat sioniste sous faux drapeau peut se passer de medias, on en a même des exemples historiques (USS Liberty). J’utilise le terme d’implication au sens de la logique. Donc en résumé : absence d’avions implique piste médiatique, qui implique piste sioniste par transitivité selon vous. Je ne suis pas sûr que ce soit aussi simple, car si effectivement les media américains (comme les nôtres) sont sous large domination sioniste, ce n’est pas leur seul déterminant.

      Je ne me trompe pas au sujet de Guyénot, mais ma phrase était ambiguë : le “il” faisait référence à Bollyn. Par contre vous vous trompez à mon sujet : je ne défends pas la thèse des mini-bombes nucléaires, j’ai seulement dit dans cet article que l’hypothèse nanothermite était insuffisante, ce qui est différent. Les mini-bombes nucléaires (qui au passage prolifèrent depuis belle lurette sous forme d’ “explosions chimiques” ou d’ “attentats à la camionnette piégée” qui n’en sont pas) sont aussi insuffisantes, bien que “moins insuffisantes”. Mais je n’en dirai pas plus pour l’instant, même sous la torture. Si nous sommes dans une époque aussi irrationnelle c’est justement parce qu’on veut répondre vite (et mal) à beaucoup de questions à la fois au lieu de répondre de façon sûre à une question à la fois. Et je ne suis pas Superman…

      1. Pourriez-vous donner une source sur les “explosions chimiques” et autres attentats nucléaires déguisés ?

        Aussi, connaissez-vous Khalezov et sa thèse qui voudrait que la destruction spectaculaire des tours avait été prévue dès leur construction, à l’aide de bombes nucléaires ?

        Je ne l’ai pas lu, je découvre son existence. Plusieurs personnes, dont des pointures en 11 septembrologie, l’ont conseillé mais j’hésite à me lancer dans un pavé en ce moment et je n’ai probablement pas le niveau pour comprendre. Bref, je cherche une pointure scientifique pour me donner un avis éclairé dessus.

        1. Oui, je connais Khalezov (que j’ai lu en partie) et à part lui ou Veterans Today qui semble avoir entamé un grand déballage sur ce sujet brûlant depuis quelque temps (voir cet article par exemple) je ne connais personne qui parle de ce crypto-terrorisme nucléaire tactique. Pourtant, quand on a quelques notions de physique on doit savoir qu’aucune forme d’énergie chimique, même “nano-quelquechose”, ne peut rivaliser avec la densité énergétique du nucléaire. Personnellement, c’est la vidéo d’une explosion récente au Yémen (dont parle VT dans l’article ci-dessus) qui a achevé de me convaincre.

          Pour une approche simple de la chose je me permets de vous conseiller la lecture de cet article, que je n’ai évidemment pas écrit par hasard, et de cet autre, qui est moins scientifique mais remet en mémoire des choses oubliées. C’est de l’auto-promotion, j’espère que vous ne m’en voudrez pas !

          Je vous recommande la lecture de Khalezov (au moins pour ce que j’en ai lu et pour ce qui relève de ma compétence), qui n’est (pour moi) pas très technique, mais apporte des réponses techniques et très “élégantes” à ces démolitions mystérieuses. Il dit être un ancien officier soviétique expert en armement nucléaire, et je pense vu les documents qu’il fournit qu’on peut le croire.

          Mise à jour 15 septembre : si vous êtes découragé par la lecture de “911thology” (ce qui est compréhensible !) en voici ci-dessous une version résumée, traduction en anglais d’un article initialement paru en allemand dans Nexus magazine en 2010. Je ne recommande pas ce magazine en général, qui publie souvent n’importe quoi dans le registre pseudo-science et sensationnel, mais j’admets ici qu’en laissant la plume à Khalezov ils ont pour une fois publié du sensationnel certes, mais utile et rationnel ! Voici le lien de l’article en PDF (28 pages) :

          http://www.911-truth.net/11th_of_September-the_Third_Truth_NEXUS_magazine_English%28old1%29.pdf

          Il existe d’autres traductions sur le même site mais pas en français…

          Mise à jour 19 septembre : pour ceux qui ne le connaissent pas, Dimitri Khalezov est un personnage “extrême”, qui peut choquer ou rebuter. Mais cela n’a rien d’étonnant, vu les risques qu’il a pris à dévoiler ce qu’il dévoile (il met sa vie en danger, c’est donc forcément un “dur” voire un “illuminé”, d’une certaine façon). Et, comme le disait si bien Feynman, la science se moque bien de qui parle, la seule chose qui compte c’est la rigueur du raisonnement.

          1. OK merci pour votre réponse et pour le lien. Un résumé complet et lisible d’un livre de 1000 pages ? Je prends !

            et pas de souci pour l’auto promotion, vous m’êtes agréable à lire.

            Sans avoir rien lu encore, l’arme nucléaire serait donc si nettement au dessus du lot des armes conventionnelles ?
            Je (me) pose la question car j’avais lu cet article sur le rôle de l’arme nucléaire dans la capitulation du Japon qui semblait à l’auteur très exagérée.
            http://www.slate.fr/story/73421/bombe-atomique-staline-japon-capituler
            J’imagine que pour détruire une ville, on peut remplacer le nucléaire, mais pas pour une démolition plus ciblée, discrète et rapide. Je crois que j’avais particulièrement aimé qu’on remette en doute ce que j’avais appris à l’école, pour moi le pilier principal avec les médias qui permet au système de rester debout.

            Passionnant en tout cas ce nouveau développement sur le 119, ça me donne l’impression que les coupables, l’arme du crime et la méthode sont presque déterminés.

          2. Attention : dire que les bombardements de Hiroshima et Nagasaki n’ont pas été décisifs pour la capitulation du Japon ne veut pas dire que l’arme nucléaire n’est pas si impressionnante que ça. Cela veut dire qu’ils n’étaient pas nécessaires, le Japon étant déjà prêt à capituler de toute façon, et donc que les Américains ont là fait preuve de violence et de cruauté gratuites… ou destinées à impressionner leur grand rival, l’URSS. Et je suis assez de cet avis. Mais en terme de rapport énergie/masse, il n’y a rien de comparable. Le rapport théorique par rapport au chimique est d’un million, le rapport pratique plutôt de mille, mais c’est déjà suffisant pour tout changer : une tonne devient un kilogramme. Et comme il faut bien amener le moyen de destruction sur la cible…

            Pendant longtemps on s’est fait peur avec le gigantisme des armes nucléaires stratégiques (qui ont effectivement de quoi faire peur…) ; maintenant le danger clairement identifié, mais encore totalement ignoré des media (faut pas trop compter sur eux pour vous dire la vérité, vous avez compris !) est la miniaturisation de ces armes qui peut leur donner de tout autres utilisations, et surtout tromper le public en permettant de nier leur existence puisque pour une personne non avertie, la destruction est suffisamment “petite” pour passer pour celle d’une arme conventionnelle.

            L’article de VT que j’ai cité fait un bon boulot de vulgarisation, même si c’est forcément un peu technique pour le profane… il explique même que, avec les nouvelles générations d’armes utilisant des “modérateurs” (ralentisseurs de neutrons, comme dans les centrales), le seul facteur économique va finir par rendre les armes nucléaires plus compétitives que les chimiques !

          3. Je viens de finir Khalezov, et de voir la partie 4 d’Ace Baker… quel choc !
            https://www.youtube.com/watch?v=a3nwzX0A2GU

            Ca colle parfaitement avec les questions sur l’après 11 septembre, où sont les décombres, pourquoi de la lave, pourquoi tant de cancers, …
            Et je n’avais jamais remarqué à quel point l’immeuble se désintégrait, j’allais mettre “incroyable” mais en fait non au contraire, ça parait évident maintenant.

            De telles destructions n’ont jamais eu lieu avant ? Je crois que non, que jamais on n’avait détruit un immeuble moderne à structure métallique avant ça. Cependant, déjà il faudrait vérifier, et des tests ont dû être faits et être enregistrés sur vidéo… On n’attaque pas par la pièce maitresse, même en ayant bien vérifié la théorie. Et ces vidéos permettraient de comparer, de jouer au jeu des 7 erreurs selon moi.

  14. Bonjour.

    Tout d’abord je tiens à dire que je ne crois pas qu’un avion se soit écrasé sur le pentagone. On voit un trou et une absence d’impact d’ailes sur les murs. Ce n’est pas possible. L’impact des ailes de l’avion sur la tour sud ou nord je ne sais plus et là rien? Les ailes se seraient repliées le long du fuselage et tout serait rentré dans le bâtiment? Ici à part un gros trou, RIEN?

    L’avion qui s’est écrasé sur Shankville dans un champ, il n’y a rien à part des paillettes de ferraille. Sur tous les documentaires style “crash investigation”, les avions même tombés quasiment à la verticale, voir à 60°, pente ultra forte, on voit encore tout un tas d’éléments au sol, trains d’aterrissage, roues, les moteurs bien sûr. Ici RIEN !!!

    Cela étant dit, dans les tours se sont écrasés 2 avions, ne vous en déplaise. Vous partez dans des délires fumeux du no-plane dans vos réponses aux commentaires. Votre article est bien écrit et j’abonde dans votre sens mais franchement, nier que 2 avions aient percuté les tours jumelles, ça devient du délire, juste hilarant si ce n’était aussi grave.

    Certains parlent d’hologrammes géants. D’autres disent qu’on a fait exploser au niveau du mur pour donner la forme d’un avion. Vous balayez d’un revers de manche un commentateur plus haut qui indique que des milliers de personnes avaient les yeux levés vers les tours et ont vu un second avion arriver. Vous balayez cela en disant “comment savez-vous qu’il y en avait des milliers?”. Sauf être complétement ridicule et idiot, imaginez-vous un seul instant la tour numéro 1 qui vient de se faire frapper par un avion, en flammes, ça fume de partout, les sirènes hurlantes de partout, que les gens tout autour de Manhattan et même à des kilomètres de là en dehors de l’ile, par un temps magnifique faut-il le rappeler, continuaient à vivre sans regarder par leur fenêtre, sans lever les yeux vers la tour et continuer leur vie comme si de rien n’était? Voir au lieu d’ouvrir leur fenêtre et voir la tour devant eux, ne pas le faire et regarder la TV?

    Vous voulez nous faire croire cela monsieur? Si c’est pour engueuler dans votre article des gens qui ne veulent pas s’intéresser à une théorie ALORS QUE vous-même, quand on vous dit avec moultes explications EVIDENTES, LE BON SENS ABSOLU, vous vous refermez comme une huitre comme ceux que vous dénoncez dans votre article, excusez-moi de vous dire qu’il y a un gros problème. Faites ce que je dis, pas ce que je fais en gros. Si on critique des gens pour être fermé, il ne faut pas venir balayer ce que les autres ont à dire et tenir des discours délirants “oui mais bon de toute façon, il n’y a pas eu d’avion”. Attendez monsieur, il faut être logique et cohérent. On lit votre article, on est d’accord avec tout sauf un point sur lequel je reviendrais ensuite et on lit les commentaires, vous êtes cul et chemise à rigoler avec ceux qui abondent dans votre sens, à savoir aucun avion n’a percuté les tours et les autres se font savater par vous. Je le dis de manière crûe, vous y mettez les formes mais dans l’idée c’est ça.

    Donc des milliers de gens tout autour des tour regardent la tour en flamme et AUCUN d’eux n’aurait vu un avion venir et percuter la seconde tour? Soit c’était un hologramme géant comme certains fous le disent, soit c’était une hallucination collective au même instant?

    Comment expliquez-vous les dizaines et dizaines de vidéos, sous tous les angles, à droite, à gauche, en haut, en bas, de loin, de prés, etc… qui filment la tour et l’avions en train d’arriver dessus? Vidéos de télévision mais aussi de particuliers. Toutes ces vidéos sont bidons? Et ne bottez pas en touche, répondez!!! Car je m’aperçois aussi que sur beaucoup de commentaires, vous bottez en touche “moi je ne sais pas répondre” ou bien “renseignez-vous sur ce point, la réponse existe” mais vous ne la donnez pas, curieusement vous ne vous avancez pas trop, vous en dites sans trop en dire, ne pas se mouiller de trop pour que, le jour où votre thèse se révélerait fausse, vous ne voulliez pas trop passer pour un idiot si on vous ressort vos propos? Moi j’ai une opinion, je la donne, je ne tourne pas autour du pot “oui mais en fait je ne sais pas, à vous de vous faire votre propore opinion”. Oui merci mais VOUS, oui VOUS, que pensez-vous réellement? Prenez position, exprimez CLAIREMENT votre point de vue. Exemple:

    – “Je pense qu’aucun avion n’a percuté les tours”.
    ou bien
    – “Les tours ont bien été percutées par deux avions, dire le contraire est ridicule”.

    Moi je suis pour le deuxième avis et en préambule j’ai dit que je ne croyais pas qu’un avion ait touché le Pentagone et qu’à Shankville ça pue ce crash au sol d’un gros porteur en miettes minuscules, c’est louche!!!! Il faut dire “Voilà ce que je pense” et pas “bah à vous de voir, moi je ne m’avance pas”. Ca ne fait pas franc.

    Donc des centaines de vidéos des tours où l’on voit un avion percuter la tour mais il n’y a pas d’avion selon vous? Toutes ces vidéos, que ce soit les médias ou les vidéos perso de gens qui uploadent sont tous dans le coup? Tout a été modifié après coup, on a rajouté un avion et une boule de feu sur la vidéo? Les gens au sol qui ont vu l’avion arrivé, hallucination, ils ont été manipulé psychologiquement, ils n’ont rien vu mais ensuite, en regardant la TV et en voyant les images d’un avion arriver, ils se sont dit, “vu l’angle ou j’étais, je n’ai pas pu voir l’avion arriver, mais si la télé me le montre, c’est donc qu’il y avait un avion”.

    Y a pas un seul type ou nana qui se serait dit “bizarre de là où j’étais, du côté où l’on voit l’empreinte des ailes dans le mur, je n’ai vu aucun avion toucher la tour, juste une explosion et ensuite la forme des ailes, mais c’est quoi ce délire, où est passé l’avion, c’est une arnaque”. Non, PERSONNE !!!!!! Il devrait y avoir des centaines et des centaines de personne afirmant n’avoir vu aucun avion. Quand on a des gens à plusieurs kilomètres, qui voient un avion arriver au loin et percutant les tours, c’est quoi encore?

    Ce qui est in croyable c’est que face à une évidence ENORMISSIME, vous réfutez les faits. Se poser des questions pour Shanksville ou le Pentagone: 100% d’accord, mais là, franchement. Y a pas un seul vidéate qui aurait filmé la tour, donc sans avion qui vient la percuter puis d’un seul coup une explosion, que n’aurait créé un site, uploader cela sur youtube pour dire “mais bordel de merde on nous ment, j’ai la preuve sur ma cassette vidéo les mecs et je la tiens à disposition de tous. Je filmais les tours, la première en feu et d’un seul coup la seconde explose. Mais aucun avion en vue !!!”.

    Non, PERSONNE qui filmait à ce moment là n’a filmer une absence d’avion. Incroyable non?

    On a le témoignage d’un gars de la seconde tour qui téléphonait et regardait par la fenêtre, voit l’avion venir vers lui, se rapprocher de plus en plus et il se couche sous son bureau avant l’impact. Ca doit être un menteur lui aussi, en cheville avec le gouvernement. A moins que l’on avait trafiqué sa vitre avec un hologramme dessus d’un avion qui fonce sur lui. Ou peut-être que la fenêtre qu’il croyait voir était des écrans 8K ultra réalistes projetant une animation vidéo ultra réaliste et il s’est fait berné.

    A partir dans tous les sens, on finit par raconter tout et n’importe quoi et surtout du n’importe quoi. Vous l’avez dit dans votre article, vous avez crû faussement à des théories fumeuses, dur comme fer, pour réaliser quelques mois/années plus tard qu’elles étaient fausses. Vous réaliserez un jour que votre théorie du no-plane était grotesque. Dommage qu’une personne éduquée, physicien en plus, le gars terre à terre par définition, cartésien, qui croît à une absence d’avion sur les tours. Pour le pentagone ok, aucune trace sur la pelouse, aucune trace d’aile qui entrent en contact avec le mur d’enceintes. Hey ho c’est quoi cette arnaque. Mais sur la tour jumelle, avec les milliers de témoins visuels qui mattaient les tours!!!!!! Revéillez-vous SVP, c’esrt du délire digne d’un drogué en pleine crise. Ce que vous racontez sur le no-plane est aussi stupide que si vous affirmiez que 2+2 = 5. C’est de ce niveau là.

    Maintenant pour finir, quand vous dites dans votre article qu’il aurait du rester au moins la queue de l’avion dehors ou en bas de l’immeuble. Là encore, le bon sens semble vous être une notion inconnue.

    1 – la tour a été conçue à l’origine pour supporter un impact du plus gros porteur de l’époque. Comment on conçoit une tour qui doit absorber l’impact d’un avion?

    a – en ayant un mur si robuste que l’avion va s’écraser le nez dessus et tomber au bas de la tour sans même pénétrer à l’intérieur?

    b – en “avalant” l’avion afin de faire absorber par la tour l’énergie cinétique de l’avion?

    Vous avez entendu parler d’énergie cinétique? Apparement ni vous ni votre ami soit disant expert en résistance des matériaux. Vous avez un avion qui doit peser dans les 180 tonnes, qui arrive à plusieurs centaines de kilomètres par heure. L’énergie cinétique développée est ASTRONOMIQUE. Comment un immeuble pourrait arrêter et absorber une telle énergie? Il faudrait pour que votre théorie que des morceaux restassent à l’extérieur de la tour, que le mur d’enceinte soit d’une robustesse énormissime. Comment voulez-vous concevoir une tour de 300 ou 400 mètres de hauteur avec des murs qui peuvent résister à un tel impact d’un avion de ligne? Il faudrait 10 mètres de béton armé, sans fenêtres, ou 10 mètres d’épaisseur d’une tôle d’acier.

    Mais en partant même de cette hypothèse farfelue avec un mur ultra méga résistant, si le mur est si robuste, à l’impact que va t-il se produire? Il faut je le rappelle, vous êtes physicien, donc vous devez savoir cela, il faut absorber l’énergie cinétique de l’avion. Donc si le mur est si solide, ça veut dire qu’il absorbe dans broncher toute cette énergie cinétique. Donc soit il fait 10 mètres d’épaisseur le mur, sans fenêtre, soit on a à faire à un mur léger, avec fenêtres et la tour devrait pencher de plusieurs metres dans la même direction que l’avion. Le moment cinétique au moment de l’impact serait énorme, la tour pencherait, les fondations tout en bas subiraient des contraintes gigantesques, bref cet avion pourrait faire céder la tour au niveau des fondations.

    Prenez une régle en plastique, mettez une partie dans le sable ou dans la terre, ou même entre vos deux genoux, appuyez avec votre doigt tout en haut, il se passe quoi? La régle se déforme pour absorber l’énergie que l’on exerce sur elle et au niveau des genoux, des fondations, on sent que ça force aussi.

    Donc comment voulez-vous qu’un avion de ligne, de 180 tonnes, chargé de carburant ras la gueule, arrivant à des centaines de km/h, puisse ne pas entrer complétement et entièrement à 100% dans la tour? Comment voulez-vous que la queue de l’avion reste en arrière? Que les moteurs touchent le mur et ne rentrent pas et au contraire restent à l’extérieur, tombant vers le sol le long du mur? Mais cela ne tient pas debout.

    Pour que la tour absorbe l’énergie cinétique et d’impact d’un avion de ligne, la SEULE solution n’est pas de créer des murs de 10 mètres d’épaisseur, cela n’est pas possible, ni même d’avoir un mur de 10 cm qui serait ultra résistant, l’onde de choc produite, résultante de l’impact, de l’énergie cinétique à évacuer, car oui il faut quand même bien l’évacuer cette énergie cinétique accumulée par l’avion, sa masse et sa vitesse, à l’impact cette énergie ne disparaît pas par enchantement, elle est toujours là, mais où passe t-elle? Elle est absorbée par un mur ultra résistant? En ce cas l’énergie serait transformée en onde, parcourant tout le bâtiment, à tout faire vibrer, possiblement un/des phénomènes de résonance. Onde de choc qui détruirait tout sur son passage.

    Ou alors le plus logiquement du monde, les ingénieurs qui ont construit la tour et qui l’ont conçu pour absorber le choc d’un avion de ligne, ont fait en sorte que lorsque l’avion rentre dans le mur, cela fasse comme avec nos véhicules récents, où le capot se déforme, bref tout se plie, l’onde de choc, l’énergie cinétique de la voiture qui entre en contact avec le mur, que cette énergie soit absorbée par la carrosserie qui se déforme et non une carrosserie comme dans le temps, ultra robuste et ce sont les passagers et les organes internes qui doivent absorber l’énergie cinétique, la décélération brutale en quelques centimètres.

    Pareil ici, l’avion est donc absorber, avaler par la tour, c’est conçu dès l’origine. Votre ami expert en résistance des matériaux devrait vous l’expliquez 100 fois mieux que moi. Donc d’après vos dires, les ingénieurs calculs qui ont conçu la tour afin qu’elle supporte l’impact avec un avion de ligne sans s’écrouler, donc que l’avion pénétre dans la tour, que l’énergie soit absorbée par les éléments la composant, le jour où il y a un impact avec un avion de ligne, que le scénario calculé par les ingénieurs se réalise, la tour avale bien l’avion, la tour ne s’écroule pas, vous dites que cela n’est pas possible?

    Oui la tour ne s’est pas écroulée à l’impact, elle est resté 1h et a permis l’évacuation de centaines/milliers de personnes, ensuite il est évident qu’un avion chargé de kérosène, tout explose à l’impact, ca s’enflamme, de l’essense répandue de partout, brûlant complétement sans s’arrêter, la structure du bâtiment étant gravement endommagée par l’impact et le reste commençant à se ramollir, même si l’acier ne pouvait pas fondre à cette température, un ramollissement de l’ensemble, beaucoup de poutres d’acier porteuses étant sectionnées et ne pouvant aider à supporter l’ensemble du reste du poids des étages supérieurs, ça a fini par céder.

    Mais évidemment tenir ce type de discours c’est être un idiot utile.

    Vous parlez de l’acier qui est sectionné par de l’aluminium d’avion et que donc un avion entrant dans cette tour n’aurait pas du endommager la moindre colonne d’acier. Vous avez entendu parler que suivant la vitesse, la propriété des matériaux change? Prenons de l’eau. L’eau c’est liquide, on plonge sa main dans une piscine, son bras, tout son corps, aucune résistance ou presque si on néglige la poussée d’Archimède. Si je suis en bâteau moteur ultra rapide, naviguant sur l’eau et que je me jétes par dessus bord dans l’eau, que va t-il se passer? Je vais mourir, aussi simple que cela car à cette vitesse, l’eau est dure comme de la pierre. C’est aussi pour cela que par exemple on peut découper au laser des plaques d’acier avec… de l’eau. Juste comme ça pour votre information.

    Revenons à nos moutons. Vous avez un avion de ligne de 180 tonnes qui vole à plusieurs centaines de km/h. Les barres d’acier, la structure est fixe. D’un seul coup une autre structure, en alu celle là et en mouvement à plusieurs centaines de km/h vient se projeter, s’écraser contre ces barres d’acier fixes. Vous croyez réellement que les barres d’acier qui ne sont pas non plus des pilones de 2m de diamétre, ce sont des pourtelles d’acier légères je le rappelle et on peut le voir sur les vidéos qui filment la construction de ces 2 tours jumelles, vous croyez vraiment que ces poutrelles d’acier vont tenir le choc et rester en place face à un autre matériau qui n’est ni du beurre, ni du chocolat mais de l’aluminium, un métal très résistant je le rappelle quand même au passage hein (avez-vous déjà usiner de l’aluminimum? Ca s’usine vraiment mieux que l’acier mais c’est dur, trèèèès dur quand même)?

    Parceque réaliser le tour de force de faire exploser le mur de la tour en recréant exactement l’empreinte d’un avion, franchement les mecs chapeau.

    Ensuite, que les deux avions de ligne aient pu être remplacés encours de route par deux autres de l’armée, pourquoi pas, mais deux avions se sont ecrasés sur ces tours, il faut le comprendre !!!!!!

    Come dit plus haut avant moi, si des avions n’ont pas été projetés sur le Pentagone ni à Shanksville, les gens dans ces avions, où sont-ils? Ils ont été passés par les armes, il n’y a pas d’autres explications et par le gouvernement USA. C’est tellement énorme qu’on en vient à se dire que non, des avions, leurs avions (leurs mis pour les civils qui ont péri dans ces avions) ont du forcément toucher le Pentagone et Shanksville.

    Je rappelle aussi les coups de téléphone des passagers à leurs proches, avant l’impact. La famille ou les proches sont complices? Vous comprenez bien qu’on ne peut pas sortir une thèse, une théorie là comme ça. PERSONNE ou presque ne saura jamais ce qui s’est réellement passé. Lire les théories sur le net? Mais tout le monde y va de son truc, les articles ici ou là? Mais bon sang de bonsoir, ça me fait rire. Si l’on part du principe que les médias comme vous le dites sont complices, ils passaient aux téléspectateurs des vidéos truquées, si tant de gens sont complices:

    – comment se fait-il que personne n’ait au bout de toute ces années lâcher le morceau? Pétri de remords, ne révéle le pot au roses “oui on m’a dit de faire ça. Telle personne, à tel moment, je suis complice”. Non personne.

    – le gouvernement, etc… nous enfume. Mais tous les gens qui font partis des ces sites reopen911, the truth for 911, etc… qui vous dit qu’ils ne sont pas infiltrés par ceux qui vous cachent la vérité et qu’ils ne sont pas complices en vous donnant des pistes fausses et délirantes? reopen911 y a pas un seul mec dedans qui ne soit pas en cheville avec le gouvernement US? Votre article d’ailleurs pourrait être perçu dans ce sens.

    Donc au final on croît qui? On doit se fier à quelle source d’informations? Quel blog dit la vérité? Untel a interrogé X, Y ou Z qui aurait dit A, B, C? Mais qui est l’interviewer? Qui est x, y et z? Et les arguments donnés, comment les vérifier?

    Quand quelqu’un vous dit plus haut: “des milliers de gens regardaient les tours de leurs yeux”, vous balayez cet argument par “oui mais un type a été interviewé par CNN qui dit: pas d’avion mais juste une explosion”. Vous vous contentez donc de 1 ou 2 témoignages par ci par là sorti de nulle part pour balayer la thèse qui ne vous plaît pas?

    Vous êtes au courant que des gens qui font parti d’un complot font parfois, pour servir leurs intérêts commun, la cause commune, font semblants de se contredire, font semblants de lancer X explications. Pour quelle raison au final? Pour lancer 50 foyers, lancer 50 pistes différentes, afin que les gens aillent dans toutes les directions. Comment pourrais-je dire cela simplement?

    On fait quoi 15 ans plus tard? Les preuves sur place ne sont plus là, on ne peut pas se déplacer pour creuser tel un archéologue. Tout a été nettoyé. Comment c’était exactement sur place? Qui sont ces gens derrière tout ces blogs? Vous-même qui êtes-vous à tenir ce blog? Un mec sérieux qui recherche la vérité? Un illuminé farfelu qui passe de théorie en théorie? Vous affirmez qu’il n’y avait pas d’avion sans vraiment l’affirmer. Vous prenez position sans vraiment prendre position. Vous ne répondez pas à des questions mais dites connaître la/les réponses. Vous-même vous prenez des informations, les compulser, les analyses et les régurgiter avec vos propres croyances, en déformant peut-être, sans volonté de nous tromper, certains fait. Je vais prendre un exemple concret. Dans une réunion d’une vingtaine de personnes, la première raconte uen histoire très courte à son voisin sans que les autres ne puissent l’entendre. Celui qui vient d’entendre l’histoire la raconte à son tour à son autre voisin, etc… Le 20ème gars se lève et raconte l’histoire devant toute la salle.

    Vous saveze quoi? L’histoire qu’il raconte n’a alors PLUS RIEN à voir avec l’histoire originelle. Et on parle ici d’une histoire très courte où il n’est question d’aucune théorie du complot et pourtant elle arrive déformée car chacun l’exprime avec ses mots, croît avoir compris telle chose mais s’est trompé, le déforme un peu, et chacun déformant un poil l’histoire, les faits, un fait ici, un fait là, on arrive à des faits totalement changés à la fin.

    Donc quel blog croire? Quel fait croire? Qui croire? Vous qui écrivez noir sur blanc avoir crû dur comme fer à des thèses et réaliser ensuite qu’elles étaient bidons? Vous avez l’honnêteté de le dire. Merci. Mais pourquoi vous croire aujourd’hui? Pourquoi ce que vous croyez aujourd’hui serait LA vérité absolue alors qu’hier vous étiez sûr et certains de détenir LA vérité et qu’elle s’est révélée totalement fausse?

    Ah oui ça me revient: sur youtube j’avais vu une école d’ingénieurs qui avait reconstruit le world trade center et modélisé l’impact de l’avion de ligne par ordinateur en recréant les poutres, etc…. Curieusement eux n’ont pas trouvé que c’était impossible qu’un avion soit avaler par la tour et que la chaleur émise la fasse finalement céder. Bons ce son des ingénieurs calculs spécialisés en structures et résistance des matériaux. Maintenant si ces gens là se trompent au profit de gens n’ayant aucune connaissance dans le domaine…..

    Dernière chose: l’explosion soit disant on voit les échappements de fumée des explosifs, ceci pour expliquer que la tour s’effondre. J’ai crû comprendre que vous ne croyez pas à cela. C’est une évidence. Quand tout un plafond d’étage qui fait combien? 60m de large? s’effondre, tout tombe sur le niveau inférieur, qui recevant des centaines de tonnes sur la gueule, céde aussitôt, etc… il se crée un mouvement d’air à l’intérieur de l’immeuble qui doit bien s’échapper et jaillit par les endroits les plus faibles de la structure de la tour. Parceque franchement, croire que 5 ou 6 jets minuscules ont réussis à faire tomber la tour, hein….. C’est du même accabit que l’histoire du no-plane….

    1. Cher Pierre,

      Je valide ce commentaire, non à cause de sa pertinence scientifique, mais parce qu’il constitue un très bel exemple de verbiage non-scientifique de la part de quelqu’un qui n’a pas les moindres bases pour répondre à la question posée, et ne s’est même pas renseigné, par exemple, sur la structure des tours jumelles. Il rentre parfaitement dans le cadre de ce blog, qui s’intitule “éloge de la raison dure”, comme une illustration de la déraison molle.

      Cet article est un témoignage sur des méthodes de manipulation de l’opinion employées par des associations prétendant chercher la vérité sur le 11 septembre, pas un article donnant la réponse à toutes les questions du 11 septembre, qui sont nombreuses et complexes. La science ne consiste pas à répondre à tout à la demande et en vitesse, mais à répondre de façon rigoureuse et argumentée à des questions bien posées et délimitées. Mais rassurez-vous, la “théorie fumeuse du no-plane” sera abordée un jour, pas à votre manière bien sûr, mais en partant de lois physiques correctement appliquées (à la question “qui êtes-vous ?” je réponds : ingénieur INSA en physique des matériaux, docteur en physique de l’Université de Strasbourg et maître de conférences en physique depuis 21 ans ; je vous renvoie ici pour mes motivations) et en s’appuyant sur des données sûres. Je peux même vous donner la date de parution de l’article : 3 décembre. Et en attendant vous suggérer une lecture : cet article.

      PS : à l’avenir, tout commentaire qui, comme le vôtre, utilise une adresse e-mail jetable et anonyme (yopmail ici) et/ou se cache derrière un proxy d’anonymisation (l’IP 176.9.99.134 dans votre cas) sera ignoré.

    2. Puisque j’ai argumenté à charge ci dessus un petit peu de décharge à présent:
      Je ne sais pas s’il était vraiment impossible de manipuler les spectateurs. Ce qu’on sait de la perception et de la fabrication des souvenirs, bien que contre intuitif (“je sais quand même ce que j’ai vu, j’y étais”) laisse quelques possibilités à ce niveau qu’il faudrait tester un peu plus. Il y a un an dans le Monde était rapporté qu’on avait réussi à fabriquer des souvenirs dans la tête des personnes testés en faisant jouer à leur proche un role: “mais si rappelle toi, il s’est passé ceci… et tu as dit celà”. Il suffit de quelques mois pour que les personnes s’attribuent se souvenir et soient à présent convaincu de son authenticité. C’est une variante de l’expérience de Asch (soumission au groupe). Dans le cas du 11 septembre, les médias peuvent prendre le rôle des proches (soumission à l’autorité, Milgram). Voici peut être ce qui a pu se passer.

      – il y a des milliers d’yeux sur la deuxième tour. Seuls comptent ceux des autres tours, à distance suffisante car les autres n’auront vraiment pas le temps de voir grand chose (de la rue les immeubles cachent, et des immeubles proches un bonne partie n’aura pas un bon angle).

      – un missile avec ailes vaguement maquillé en avion frappe la tour. Il est remplacé par les incrustations de vidéo selon la méthode décrite par Ace Baker. Il percute la tour déclenchant des explosifs supplémentaires placés en amont

      – les gens loins jugent mal de la taille des objets (un classique). Ca fait une heure qu’on leur dit qu’il y a eu un avion sur la première tour (ils ne l’ont pas vu: pas de comparaison). Certains ont le sentiment que ça ne semblait pas être un avion de ligne mais entre ce récit préalable, la réaction des autres témoins et le matraquage télé ils ajustent leur souvenir.
      Les gens proches n’ont vu qu’une silhouette, rapidement.
      Il en reste forcément quelques uns particulièrement bien placé qui ont pu voir des anomalies. Certaines se retrouvent dans les témoignages, d’autres ne témoignent pas. Même ceux qui sont surs sur le moment vont vraisemblablement se dire qu’ils ont mal vu dans les semaines qui vont suivre.

      Ce scenario a le mérite d’être raccord des observations sur la trajectoire, qui sont tirées des vidéos et indiquent des vitesses et manœuvres impossibles pour avion de ligne mais très normales pour un missile de croisière. Elle est compatible des éditions vidéos mises en évidence par Ace Baker sans nécessité d’impliquer des hologrammes. Pour les témoignages… bon, je ne peux pas dire que je me suis auto convaincu mais je pense au moins que ce n’est pas acquis que les gens ne s’y feraient pas prendre. En outre je ne sais pas comment David Copperfield faisait “disparaitre” la Statut de la Liberté, ce qui m’indique que 1) on pouvait faire des illusions de masses déjà en 2001 et 2) ce que je crois possible ou non est HS. En tous cas il y a des gens payés à longueur d’année sur comment faire des psy ops et on ne sait rien de leur pratique et de leurs expériences. Si c’est ce qui a eu lieu ici il est probable que les instigateurs n’ont pas inventé la méthode à l’occasion mais l’ont testée en condition réelle dans des évènements plus mineurs au préalable (bonne chance pour trouver).

      Quoi qu’il en soit vrai ou non l’idée que ce qui nous est impensable ne peut être vrai, en particulier dans des domaines que nous connaissons aussi peu (ici les psy ops) est erronée et potentiellement dangereuse. Encore qu’ici, comme je l’ai dit, je pense qu’il faut mettre de coté ces recherches et se concentrer sur l’ouverture des questions qui ont une chance de passer. On ne peut pas tout embrasser en un jour. Hors avec internet, ce qui devrait être réservé à des gens avancés sur le chemin du questionnement est ce qui peut tomber en premier, et ce qui sera mis en avant par les adversaires.

      1. Je ne suis pas d’accord avec votre conclusion mais vous avancez pas mal d’arguments valides. Par contre votre histoire de “missile avec ailes vaguement maquillé en avion” remplacé par des incrustations vidéo est totalement inopérante sur le plan logique et contradictoire avec votre souhait de présenter des hypothèses “acceptables” (au sens de plus facilement croyables par le plus grand nombre).

        En effet elle comporte bien plus de difficultés que l’hypothèse d’absence d’avions : on a toujours la nécessité d’incrustations vidéo, en plus compliqué (il est bien plus facile d’incruster un avion là où il n’y a rien que de faire suivre un véritable objet à une incrustation vidéo) ; ce missile doit bien être tiré de quelque part, sans attirer l’attention et sans être intercepté (très peu probable) ; il y aurait enfin, et surtout, de grands risques que de véritables vidéos amateurs en gardent la trace ! Alors que s’il n’y a rien, il est évident qu’on peut maîtriser la diffusion des images où il y a quelque chose puisqu’on l’a créé de toutes pièces…

        Bref, c’est plus compliqué techniquement et encore plus difficile à accepter : bénéfice “politique” zéro.

    1. En effet, c’est intéressant. J’ai dit que je ne discuterais pas pour l’instant l’aspect technique ou même scientifique de la chose (le sujet mérite un développement important et ce n’est pas celui de cet article), mais en revanche, il n’est pas interdit, sans même prendre position pour ou contre, de voir ce que cette thèse implique (en logique, dire “A implique B” ne signifie pas qu’on connaît la valeur de vérité de la proposition A mais seulement une relation entre A et B). Et de toute évidence, elle implique une participation active des media de masse américains aux attentats.

      Ce qui signifie que ceux qui essaient de l’invalider en se basant (par exemple) sur les “très nombreux témoins” (qu’ils ont vu à la télé) font ce qu’on appelle un raisonnement circulaire. Cela ne signifie pas que la thèse est vraie, mais cela signifie qu’on ne peut pas l’invalider de cette manière.

      Et cela signifie également que si cette thèse est vraie, alors elle doit être combattue avec la plus grande énergie par tous les media de masse.

  15. Bonjour/soir;
    Juste une remarque sous forme de question:
    S’il n’y a pas eu d’avions, que faire des témoignages des contrôleurs aériens qui ont suivi l’action en direct (détournement etc.) ?

    1. Tout d’abord, dire qu’il n’y a pas eu d’avions dans les tours ne signifie pas qu’il n’y a pas eu d’avions du tout. Je ne connais pas de démonstration de l’absence totale de détournement d’avions ce jour-là.

      Ensuite, le problème des témoignages est toujours qu’il s’agit de “matière humaine”, avec ce que cela peut comporter de mensonges, de complicités, etc. Ce n’est pas une preuve de même nature qu’une impossibilité physique.

  16. Tout a fait François, il y a pu a la place d’avions avec pilote et passagers, avoir un avions commandé à distance ou drône ! La technique existait bien quoiqu’on dise c’est parfaitement possible, et même Meyssan y a pensé, on peux télécommander un avion à distance. Donc oui mais voilà quand on voit l’avion qui rentre” dans l’immeuble comme un couteau dans du beurre, là, ça m’a fait tiquer, moi et mêmes mon fils et ces amis ce jour là ont crié : “un coups de la CIA encore”. Et bien oui j’ai eu aussi eu un gros doute sur ce fait; que l’avion ne se soit pas “cassé le nez” contre la surface de l’immeuble quelque soit sa dureté, ou alors quelque chose m’échappe. Au fait qui a filmé ces avions ce jour là ? Ceux qu’on nous rabâchent sans cesse lors des commémorations ? Les frères Naudet pardi, hasard ils filmaient les pompiers de New-York ce jour là précisément, donc seul leur film fait foi ? A chacun son idée.

  17. bonjour, à propos de steven e. jones. qui ça étonne encore?
    https://www.youtube.com/watch?v=1DEccFO7EiI&t=98s

    à propos d’un fait, d’un événement qui s’est passé au début de la journée du 11 septembre 2001, un reportage sur un ouragan. les media n’en auraient plus parlé après. une piste à étudier, aucune piste à écarter: c’est vous le chercheur :)

    https://www.youtube.com/watch?v=-A9FTzRvIDQ
    https://www.youtube.com/watch?v=bbOVdi4mLrs&t=180s

    la personne qui m’a fait connaitre ce fait étrange est plutôt sur l’hypothèse directed-energy weapons, je ne sais pas, toujours aucune preuve pour soutenir l’hypothèse arme à énergie dirigée..
    toujours est-il que s’il y a bien eu un ouragan qui se dirigeait vers la côte est ce matin là, cela ne peut pas être une coincidence.
    la 2e vidéo veut expliquer comment le geoengineering a/aurait fabriqué cet ouragan..

    écoutez, je ne sais pas! je vous laisse vous en occuper et si c’est une piste qui ne mène à rien, d’accord!

    1. Steven Jones est un désinformateur, puisqu’il est incapable de reconnaître que son histoire de nanothermite viole quelques règles simples de physique comme le premier principe de la tharmodynamique, mais ça ne m’empêche pas de le citer lorsqu’il dit ou écrit des choses justes comme dans l’article de Europhysics News.

      De même, Richard Gage est un désinformateur, mais peut dire des choses justes et surtout présider un association dont certains membres font du très bon boulot (cherchez Andrea Dreger par exemple..).

      Même David Chandler, qui explique de façon très pédagogique comment l’explication officielle de la chute des tours est fausse grâce aux lois de Newton, est un désinformateur puisqu’il refuse subitement d’appliquer ces mêmes lois de Newton à l’interaction avion-façade de gratte-ciel…

      Je l’ai déjà dit et je le répète : quiconque pense qu’il peut faire l’économie d’un raisonnement personnel pour comprendre ce qui s’est réellement passé est un fainéant qui se berce d’illusions. Et ce n’est pas parce que quelqu’un a déjà fait preuve de rigueur dans une démonstration qu’il faut le suivre les yeux fermés dans une autre. Toute la dissimulation du 11 Septembre repose sur cette fainéantise intellectuelle qui touche même les professionnels de la science et de la technique, dont nombre de mes collègues.

      Quant à vos vidéos, merci pour les liens, j’ai bien rigolé (surtout la deuxième). Ça s’adresse clairement à un public capable de gober n’importe quoi pourvu que ça ait l’air scientifique de loin. Ah, les “ondes gravitationnelles hétérodynes“… et les aérogénérateurs déclenchés séquentiellement pour générer des ouragans, fallait la trouver celle-là ! D’autant que ça n’explique strictement rien de l’ouragan Erin, qui lui naît sur les mers comme il se doit…

      Faudra un jour que je ponde un article totalement portnawak mais truffé de mots savants, histoire de voir combien tombent dans le piège. Un petit coup d’imagerie laser en milieu turbide par corrélation temporelle des tavelures, peut-être ?

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