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un travail à temps plein

La réécriture de l’histoire du 11-Septembre,
un travail à temps plein

minitrueJ’ai déjà abordé ici la conception particulière de la méthode scientifique qu’avaient des associations se proclamant “pour la vérité sur le 11-Septembre”, ainsi que leur pratique non moins étrange du débat démocratique. Certes, on peut concevoir que face à un mur de mensonges officiel, certains soient tentés par la méthode forte pour faire tomber le mur, quitte à employer des moyens quelque peu autocratiques : après tout, quand on voit ce qu’on fait au nom de la démocratie, on se mettrait presque à trouver la dictature recommandable. Sauf qu’on ne lutte pas contre le mensonge avec d’autres mensonges, de la même façon qu’on ne met pas fin à la violence par d’autres violences – même si une violence légitime et temporaire peut y aider, pourvu qu’elle s’exerce au nom de l’intérêt général.

Mais au-delà de l’aspect violent des polémiques sur l’interprétation de tel ou tel phénomène, quelque chose de plus étonnant encore se joue dans les espaces de discussion sur le 11-Septembre : l’énergie incroyable déployée par certains pour réécrire les faits. Par “faits”, j’entends tout un tas de choses normalement impossibles à nier car suffisamment documentées par un nombre très important de témoins directs, indépendants et qualifiés ; cela ne concerne donc pas les “témoins” télévisuels. Pour prendre un exemple extrême – et même si ces faits précis ne sont, à ma connaissance, contestés par personne : la chute des tours jumelles et de la tour n°7 du World Trade Center à New York le 11 septembre 2001. Si l’on n’est pas encore allé jusqu’à cette absurdité, il y a bien un phénomène qui est la cible de constantes tentatives de réécriture : l’existence – et la persistance – de températures extrêmement élevées dans les ruines du World Trade Center à la suite des attentats. Inexplicablement élevées, pourrait-on même dire.

Commençons par regarder ce qu’on en dit sur ReOpen911, l’association française au nom américain ; une petite recherche avec les mots-clés “hautes températures” sur le site donne cette page de résultats où le premier (et très largement au-dessus des autres par ordre de pertinence) est cette vidéo publiée en mars 2011, intitulée “Températures extrêmes et acier en fusion à Ground Zero” :


Températures extrêmes et Acier en fusion à… par ReOpen911

Rien à redire : bien que courte, cette séquence est informative et cite bien les principaux témoignages-clés sur cette étrange fournaise. Certains commentaires qu’on peut y entendre sont contestables mais les témoins sont des personnes ordinaires qui interprètent ce qu’ils voient avec leur propre bagage conceptuel, et non des experts scientifiques. Ainsi à 1:09 on peut entendre un témoin dire “Vous voyez la fumée ? C’est le signe qu’il y a toujours du feu en dessous.” Les deux phrases sont inexactes : ce qu’on voit à l’image n’est pas (majoritairement) de la fumée, mais de la vapeur qui se condense au contact de l’air plus froid (les incendies, surtout en atmosphère pauvre en oxygène comme des décombres souterrains, produisent une fumée assez noire) ; et ce n’est pas la preuve de l’existence de feu en dessous, mais seulement d’une source chaude provoquant l’évaporation de liquide. Selon toute vraisemblance, ce liquide est simplement de l’eau, celle des pompiers et celle du fleuve Hudson, vu l’emplacement du World Trade Center et les dommages constatés par la suite à la “baignoire” (bathtub) qui assurait l’étanchéité du site.

Vallée des geysers, Kamtchatka : ni fumée, ni feu, mais de la chaleur et de l'eau

Vallée des geysers, Kamtchatka : ni fumée, ni feu, mais de la chaleur et de l’eau.

Regardons maintenant ce qu’inspirent ces témoignages aux intervenants sur le forum de l’association : dans la section “World Trade Center” se trouve un fil de discussion “épinglé” (mis en avant) correspondant tout à fait au sujet : “Hautes températures, métal fondu…”, le troisième de la liste (en bonne place donc). Là encore, rien à redire : ce sujet majeur se trouve bien, logiquement, en tête des préoccupations des participants au forum. La file de discussion a été ouverte le 26 avril 2007, et le dernier message date… du 6 octobre 2014 ! Un message fort intéressant d’ailleurs, rédigé par un intervenant coutumier des compilations et recensements de documents réalisés avec soin : il est consacré à un gros article publié par Andrea Dreger, qui mérite en effet la lecture pour quiconque veut s’économiser du temps de recherche sur le phénomène étrange des hautes températures à Ground Zero. Mais depuis octobre 2014, soit 20 mois, personne n’est venu commenter ce remarquable article ! Que se passe-t-il ? Tout le monde est satisfait par l’explication standard, et s’imagine que les pompiers de New York (et d’ailleurs, car les renforts vinrent de partout) sont de gros empotés incapables d’éteindre des feux de bureaux souterrains en moins de trois mois ? Alors même que l’eau, par sa masse volumique supérieure à celle de l’air, a naturellement tendance à descendre plutôt qu’à monter, ce qui rend la lutte contre le feu plus aisée quand celui-ci est en dessous que lorsqu’il se situe au sommet d’une tour ?

Laissons de côté l’énigme du forum fossilisé de ReOpen911, et allons faire un tour du côté d’un site “anti-complotiste” américain (on n’est donc plus dans la même catégorie), Metabunk. Et même si, notons-le au passage, pour le 11-Septembre personne n’avance la thèse de l’accident de circulation aérienne, et que chacun défend donc “son” complot, dont seuls les moyens, les mobiles et les auteurs diffèrent. Sur Metabunk, au moins, c’est clair : tout ce qui, a priori, peut sembler bizarre, ne l’est pas. Le mot d’ordre du site pourrait être “circulez, il n’y a rien à voir”. On y mélange joyeusement toutes sortes de sujets : 11-Septembre bien sûr, mais aussi chemtrails, théorie de la Terre plate, petits hommes verts, mouvement perpétuel… car bien sûr, tous ceux qui ont des doutes sur la version médiatique dominante du 11-Septembre sont à ranger dans la même catégorie que ceux qui pensent que la Terre est plate, ou que le moteur à eau existe depuis longtemps mais que les lobbies pétroliers assassinent régulièrement tous ceux qui en font la promotion.

Vous avez un doute ? Il vous l'enlève, gratuitement.

Mick West. Vous avez un doute ?
Il vous l’enlève, gratuitement.

Sur le forum du site, tout le monde s’emploie – et en particulier l’administrateur, Mick West – à montrer que les températures rencontrées dans les ruines de Ground Zero n’avaient rien d’extraordinaire, qu’on n’y a jamais vu d’acier en fusion, et d’ailleurs que même si on en avait vu, c’était tout à fait possible par conversion, lors de l’effondrement, de l’énergie potentielle de la tour en chaleur localisée – je n’invente rien, cet argument qui utilise le premier principe de la thermodynamique mais méconnaît quelque peu le deuxième est l’œuvre de l’intervenant Jazzy, “Senior Member” du forum. Les discussions interminables, bourrées de références techniques – mais pas toujours bien utilisées, comme quand on soutient que de l’eau sous pression peut couper de l’acier, alors qu’elle n’est que le “liant” d’un abrasif expulsé d’une buse à grande vitesse – font quelque peu penser à l’histoire du chaudron que racontait Freud (voir ici p. 56) : à force de vouloir trouver des arguments contre, on finit toujours par tomber dans l’auto-contradiction.

Mais il y a plus étonnant encore qu’un site de “complotistes” (ReOpen911) mettant au congélateur une question essentielle, ou qu’un site d’anti-complotistes (Metabunk) s’évertuant à nier les évidences (ce qui est à la limite plus compréhensible vu la ligne éditoriale) : il y a également les “ultra-complotistes” qui affirment que ce que tout le monde a vu n’est jamais arrivé. Vous l’aviez sans doute deviné, j’utilise les variations sur le thème du complotisme avec un brin d’ironie, ce terme ne voulant strictement rien dire, et n’ayant qu’une fonction de police de la pensée (voir également ici)… mais par “ultra-complotiste”, j’entends une personne qui prétend démontrer un complot sur la base d’hypothèses relatives à des technologies secrètes que personne ne connaît et dont on ignore totalement le fonctionnement, ce qui laisse évidemment une grande marge de manœuvre pour “prouver” absolument n’importe quoi.

Judith Wood. Vous n'y comprenez rien ? C'est pas grave, elle non plus.

Judith Wood. Vous n’y comprenez rien ?
C’est pas grave, elle non plus.

C’est notamment le cas de Judith Wood, qui se dit physicienne (en réalité, elle fut professeur de génie mécanique) et persuadée que les Tours Jumelles ont été victimes d’“armes à énergie dirigée”, c’est-à-dire des faisceaux mystérieux descendus du ciel via des satellites militaires et capables de tout détruire à partir d’“énergie libre” – une forme d’énergie totalement secrète et seulement connue de quelques initiés, qui se joue du premier principe de la thermodynamique comme Patrick Balkany de ses contraventions. Ben oui, tant qu’à faire, faut ce qu’il faut. Elle raconte tout cela dans un livre, “Where did the towers go ?”, auquel on serait tenté de répondre : compte tenu de la gravité et de l’éparpillement des poussières, en dessous et à côté de là où elles étaient initialement.

Passons sur l’esthétique “particulière” de son site internet, et les “pages en construction” en cours de mise à jour depuis mai 2007 : ce n’est pas le sujet. Lisons plutôt ce qu’elle pense des hautes températures à Ground Zero, dans la Foire Aux Questions de son site :

  • Q : Que pensez-vous du “métal fondu” ?
  • R : Il n’y a eu aucune preuve de métal fondu trouvé dans le complexe du World Trade Center. Les preuves contredisent en réalité la possibilité de métal fondu (en quantité significative) pendant et après la destruction du WTC, depuis le 11 septembre jusqu’à aujourd’hui.

  • Q : Que pensez-vous des “incendies durant 99 jours” ?
  • R : Il n’y a eu aucune preuve physique de véritables incendies (ou feux à combustion lente) dans le complexe du World trade Center après le 11 septembre. Cependant il y avait (et il y a toujours, mais à un degré moindre) [NdT : vu la fréquence de rafraîchissement du site, on peut raisonnablement penser que cette affirmation date un peu] des preuves de l’émission de “vapeurs”, ce qui est cohérent avec la dissociation moléculaire [NdT : la “dissociation moléculaire” est un autre concept fumeux made in Judy Wood]

À la question suivante, Mme Wood se justifie également d’avoir dit sur une vidéo, en réponse à une personne lui demandant combien d’énergie était nécessaire pour détruire le World Trade Center, qu’il ne fallait pas se laisser “distraire par les nombres” avec de telles questions. C’est sûr, la physique sans calcul est un concept séduisant, que beaucoup de mes étudiants apprécieraient sans doute… mais son caractère concrètement opérationnel n’est pas absolument garanti.

Mais tout de même, Judith, pensez-vous passer encore longtemps pour une physicienne à essayer de nier ce qui ne fut même pas caché juste après le 11 septembre 2001, et par conséquent largement documenté ? Rappelons seulement quelques éléments parmi la multitude :

  • selon un rapport technique de l’American Society of Safety Engineers (disponible ici, mais seulement pour les abonnés), “le feu souterrain a brûlé pendant exactement 100 jours et a finalement été déclaré éteint le 19 décembre 2001”. (The underground fire burned for exactly 100 days and was finally declared “extinguished” on Dec. 19, 2001.)
  • James M. Williams, qui était alors président de la Structural Engineers Association of Utah, a écrit dans le numéro d’octobre 2001 du bulletin de son association (p. 3), anciennement disponible en ligne : “21 jours après les attaques, les incendies brûlaient toujours et l’acier en fusion coulait toujours.” (As of 21 days after the attack, the fires were still burning and molten steel was still running.)
  • pendant les auditions publiques de la National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States, le premier avril 2003, Ken Holden (du New York Department of Design and Construction) a déclaré : “En sous-sol, c’était encore si chaud que du métal en fusion dégoulinait le long du mur du bâtiment n°6.” (Underground, it was still so hot that molten metal dripped down the sides of the wall from Building 6.)

Qu’est-ce qui pousse donc ces piliers de forums à déployer tant d’énergie pour effacer des journaux, des rapports techniques et in fine de notre mémoire collective cet aspect étrange (mais sur le moment, pas du tout occulté) de l’après-11-Septembre ? L’essentiel n’est-il pas plutôt ailleurs, comme dans le démenti de Ben Laden pour sa participation à ces attentats du siècle (qui n’est certes pas fini, mais l’imagination nous manque pour envisager pire), ou dans la déclaration du FBI reconnaissant qu’il n’avait aucune preuve sérieuse de la responsabilité de Ben Laden dans le 11-Septembre ? Ne doit-on pas mettre ce stakhanovisme des forums sur le compte de retraités désœuvrés préférant meubler leur ennui par la défense de causes impossibles – donc chronophages – plutôt que par la construction de Tour Eiffel en allumettes ou le ripolinage de nains de jardin ?

Certes, les bizarreries individuelles existent, et par conséquent les passions les plus étranges également. Mais lorsque ce genre de passion devient systématique et organisée, bref professionnelle, il faut se poser des questions, à moins d’être parmi ceux qui croient que gagner 3 fois de suite la super-cagnotte du Loto n’a rien d’extraordinaire. Le hasard a bon dos. Il faut donc prendre cette obsession pour ce qu’elle est : le signe qu’on touche là un élément essentiel du problème. De la même façon qu’on peut chaudement remercier Manuel Valls pour avoir été un excellent chargé de communication pour Dieudonné (et Soral), et donc avoir éveillé de nombreux citoyens à la véritable nature de la “démocratie occidentale”, soyons reconnaissants envers tous ces stakhanovistes des forums, qu’ils soient anti-, pro- ou neutro-complotistes, pour leur énergie déployée à nous persuader qu’il n’y avait vraiment rien d’anormal dans la chaleur dégagée par Ground Zero, ou alors que si c’était anormal, c’est à cause d’un truc de ouf tellement délire que c’est même pas la peine d’essayer d’y comprendre un kopeck avec les manuels de physique du commerce. Car si le cubilot, inventé dès le début du dix-huitième siècle par René Antoine Ferchault de Réaumur (celui du thermomètre), et probablement en Chine bien des siècles auparavant, permet effectivement la production de métal liquide dans des conditions relativement rudimentaires, il s’agit de fonte, et non d’acier… dont la fusion se produit à bien plus haute température (voir la ligne rouge du diagramme ci-dessous).

1024px-Diag_FeC_domaines_acier_fonte_fr.svg

Diagramme de phase fer-carbone, permettant de visualiser les zones de définition des aciers et des fontes.

Normalement, tout ingénieur métallurgiste doit savoir ceci, tiré des Techniques de l’Ingénieur :

Au milieu du XIXe siècle, en 1851, la production mondiale de fer est de 60 000 t/an : il s’agit alors bien de fer, obtenu à l’état pâteux car à l’époque on ne sait pas encore atteindre les hautes températures nécessaires à la fusion de l’acier.

Première phrase de la section 1, intitulée “Origines de la production industrielle d’acier”. Autant dire, la phrase introductive quasi-obligatoire de tout cours de métallurgie générale.

Au-delà de la constatation du mensonge, cette réécriture souvent professionnelle de l’histoire du 11-Septembre doit nous conduire à nous interroger sur la nature du totalitarisme moderne et les armes qu’il emploie ; car si quelqu’un d’aussi éloigné du punk à chien que Charles Gave peut tranquillement déclarer ceci, citant dans une interview à ThinkerView Thomas Hoenig, alors président de la réserve fédérale de Kansas City :

“depuis la fin des années Clinton, il y a une ploutocratie qui a pris le contrôle des États-Unis, avec les trois grandes banques que tout le monde connaît, et cette ploutocratie gère la masse monétaire et le système financier américain à son profit et la grande question c’est : comment allons-nous, Américains, récupérer notre démocratie ?” […] Nous avons aujourd’hui une mafia qui a pris le pouvoir, c’est une mafia quasiment criminelle, et il ne manque que le courage politique [pour l’arrêter].

c’est sans doute qu’envisager des complots et autres actions pas très claires pour comprendre comment le monde ne va pas ne relève pas encore de la paranoïa caractérisée.

Charles Gave - Thinkerview 2015

Charles Gave (cliquer sur l’image pour lancer la vidéo)

Si le syndicat du crime prospère depuis des lustres sur l’argent de la drogue, de la prostitution et du trafic d’armes, il ne faut pas négliger de considérer les moyens modernes d’enrichissement sans cause (sans cause légitime, pour être précis) qui s’offrent à toute organisation criminelle. Jadis, les guerres étaient motivées par la possession des terres, ressource primordiale nécessaire à l’alimentation des peuples – et qui le reste, même si on l’oublie trop facilement. Puis, vint dès le début du XXème siècle l’âge des guerres pour l’énergie, et en particulier le pétrole, à la faveur de l’écroulement de l’Empire ottoman. Mais à quoi bon guerroyer physiquement soi-même si vous pouvez faire faire le sale boulot par d’autres ? À quoi bon tenter d’arrêter le camion avec vos mains si vous avez accès aux commandes et à la clef de contact ? Or le vingtième siècle vit s’accélérer le développement des media de masse (radio, télévision) nés avec la “grande presse” à la fin du dix-neuvième siècle. Et avec eux le contrôle des populations, dont il est essentiel dans les “démocraties” d’obtenir l’assentiment, ne serait-ce que pour lever les impôts nécessaires au financement des guerres, qui seront bien sûr déclenchées pour de “bonnes” raisons, voire des raisons humanitaires.

Dès lors, à partir du moment où une mafia prend le contrôle d’un pays, elle utilisera naturellement son pouvoir – donc son argent – pour maintenir sa puissance, qui repose avant tout sur l’ignorance qu’ont les peuples de son existence, donc du piratage des institutions étatiques et médiatiques auquel elle s’est livré. Et elle n’hésitera pas à recruter des professionnels de la communication, quitte à les déguiser en héros de la contestation auprès des naïfs qui pensent qu’on peut vivre en administrant des forums de discussion, ou que ceux répondant à la moindre question “déviante” en 15 minutes avec 1000 pages de références à lire sont des génies.

De quoi considérer sous un angle nouveau les notions d’occupation et de collabo.

PS : au moment où je rédige ces lignes, Olivier Berruyer, via son blog les-crises.fr, s’est lancé dans une vaste entreprise de remise dans le droit chemin de la pensée normalisée à l’attention de tous ceux qui ont quelques doutes sur le récit canonique du 11-Septembre. Avec notamment une série sur les “preuves physiques” d’un avion au Pentagone, sans le moindre début de commencement d’amorce de compétence en physique – normal, il est actuaire de profession. Nous vivons une époque formidable.

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14 commentaires sur “La réécriture de l’histoire du 11-Septembre,
un travail à temps plein

  1. Bon je venir ici puisqu’il semble que les coups de hache des crises m’empeche de vous répondre.
    J’ai finalement localisé l’erreur que vous faites, c’est ce que je disais lorsque les faits ne correspondent pas à la theorie, changer les faits.

    Votre erreur vient de la composition des colonnes extérieures. Le lien que vous donner pour le mur-rideau montre des colonnes extérieures de 13,5 pouces. C’est la bonne épaisseur.
    Le seul point c’est que la colonne extérieure est un assemblage … Vous avez tout d’abord une couche d’aluminium, puis une couche pour protéger la structure des incendies en béton projeté de 2 pouces, puis les colonnes d’aciers …. qui font 6 à 9 mm. Le centre étant rempli par du néoprène.
    6 à 9 mm et pas 35cm d’acier… voilà pourquoi les avions ont pu perforer sans problème les façades.

    1. Vous avez raison pour les coups de hache sur les-crises.fr… j’ai même été censuré 2 fois pour un message où je me contentais de mettre un lien vers un rapport du NIST ! Le voici d’ailleurs :

      http://www.nist.gov/customcf/get_pdf.cfm?pub_id=909017

      C’est vous qui faites erreur, le lien que j’ai donné (http://dl.free.fr/saRvf2tkF) ne montre QUE les épaisseurs d’acier des colonnes (en pouces) et rien d’autre. Il est d’ailleurs parfaitement conforme au rapport du NIST qui dit p.8 :

      “The upper parts of the buildings had less wind load and building mass to support. Thus, on higher floors, the thickness of the steel plates making up the columns decreased, becoming as thin as 1⁄4 in. near the top.”

      1/4 de pouce, ça fait environ 6 mm, effectivement… mais ça concerne uniquement le sommet, qui par définition n’a plus rien à supporter au dessus ! À la hauteur du crash dans la tour sud, l’acier fait plus de 2 cm d’épaisseur.

      Nous avons donc des colonnes à peu près carrées tous les mètres, d’une largeur de 13 pouces 1/2, soit 34 cm environ (épaisseur “intérieure”, sans tenir compte de l’isolant ni du décor aluminium), avec des parois d’acier de plus de 2 cm, qui voient arriver (en théorie) une structure légère en alliage d’aluminium.

      Et il faudrait gober que l’avion s’enfourne jusqu’au bout des ailes et de la queue ? Même pas en rêve !

      PS : je n’ai jamais parlé de 35 cm d’acier plein, bien évidemment… on a une construction de type Tour Eiffel, pas de type abri anti-atomique !

  2. A la hauteur minimale de la tour Sud ( NDLR : là ou il y a eu le moins de dégât du au choc ) l’épaisseur est de 20 mn. A la hauteur maximale de l’impact de la tour Sud, les “colonnes” d’acier font 6 mm.
    Pour la tour Nord c’est entre 17mm et 6mm.
    http://www.fema.gov/media-library-data/20130726-1512-20490-8107/403_apb.pdf
    Cependant :
    – l’envergure des avions est nettement supérieur aux dégâts constatés.
    – des milliers de débris sont tombés lors de l’impact.

    Le mur – rideau n’est pas un mur d’acier. Les fenêtres de verre se sont brisées, des parties de l’avions ont donc pu pénétrés (certaines, les plus solides, sont même ressorti de l’autre coté). Lorsque qu’une “colonne” de fer est heurtée, elle va se pliée vers l’intérieur. Si la vitesse et la masse sont suffisantes cela peut même la sectionnée ou encore la “couper” au niveau des soudures ou des boulons dont la résistance est encore moins importante.
    Dans tous les cas, une partie significative de l’appareil pénètre à l’intérieur.

    Quand a la vitesse “impossible” …

    Vd Boeing 767 = 420KCAS (CAS =calibrated airspeed)
    Boeing 767 certifaction Vd +20% (obligation technique)
    donc vitesse max (AVANT d’avoir des chances de subir des dégâts structuraux) = 504KCAS

    http://rgl.faa.gov/Regulatory_and_Guidance_Library/rgMakeModel.nsf/0/a8694be7b7ac6c178625731e006944bc/$FILE/A1NM%20Rev%2026.pdf

    vitesse Max lors du 9/11 = 510KCAS obtenu pendant 2s avant l’impact.
    Il n’y a donc aucune raison physique de ne pas pouvoir atteindre cette vitesse pendant 2s, les moteurs étant largement suffisamment puissants pour le faire.

    1. Je vous accorde que l’argument des vitesses n’est pas le plus évident (pour la raison simple qu’on dispose de peu d’exemples concrets de 767 poussés jusqu’à leur dislocation…) mais le moins qu’on puisse dire c’est que nombre de pilotes professionnels, outre le fait qu’ils se déclarent incapables de réaliser la manœuvre faites par ces apprentis pilotes tout juste capables de faire décoller un petit avion de tourisme, ne sont pas d’accord avec vous sur les limites du domaine de vol :

      https://www.youtube.com/watch?v=H9R8-3W-nkU

      Mais vous ne réalisez même pas que vous donnez des bâtons pour vous faire battre avec vos arguments.

      “Le mur – rideau n’est pas un mur d’acier.”

      Ben si. La moitié de la charge est supportée par les façades, l’autre moitié par le cœur (source : rapport du NIST que j’ai cité). Vous ne croyez quand même pas que c’est les vitres qui supportent le poids du bâtiment ? Une petite photo lors de la construction :

      http://aitia.fr/erd/wp-content/uploads/2015/02/fig.-1-4-p.8-NCSTAR-1.png

      Voilà à quoi ressemble un étage d’une tour vu de l’intérieur :

      http://aitia.fr/erd/wp-content/uploads/2016/06/Gelatin-B-thing-1.jpg
      http://aitia.fr/erd/wp-content/uploads/2016/06/Gelatin-B-thing-2.jpg

      Ce sont ces fameux “artistes” dont je parlais sur les-crises.fr. Non, ce n’est pas “en travaux”, leur “installation” était comme cela ! Notez que les nombreux et volumineux cartons laissent une grande marge pour faire beaucoup de choses, dont certaines peut-être pas montrables en public. Une autre photo qui pourrait vous intéresser, pour la tour nord :

      http://aitia.fr/erd/wp-content/uploads/2016/06/WTC_MMC-600-96bb-f6540.jpg

      Les chiffres que vous donnez (repris du document de la FEMA) pour l’épaisseur minimale de l’acier des colonnes sont faux… à moins de prendre des épaisseurs d’acier qui sont celles des parois les plus minces des colonnes, ce qui est une façon subtile de mentir “honnêtement” ! Les colonnes ont en effet des murs de 2 épaisseurs différentes, pour des raisons mécaniques assez évidentes : les façades sont conçues pour avoir le maximum de rigidité en flexion (pour résister aux vents) en non en cisaillement. Les murs des colonnes sont donc plus épais dans la direction orthogonale à la façade, qui est justement celle qui nous intéresse pour la résistance à un impact d’avion. Voir, encore une fois, le schéma récapitulatif que j’ai déjà diffusé : http://dl.free.fr/saRvf2tkF.

      Prenons maintenant les schémas des dommages sur le rapport officiel du NIST :

      – tour nord : http://aitia.fr/erd/wp-content/uploads/2016/06/NIST-NCSTAR1-fig.2-3.png
      – tour sud : http://aitia.fr/erd/wp-content/uploads/2016/06/NIST-NCSTAR1-fig.3-2.png

      En prenant les points les plus extrêmes, on arrive au 99ème étage sur la tour nord et au 85ème sur la tour sud. Ce qui nous fait 0,375 pouces (9,5 mm) d’acier pour la tour nord et 0,875 ou 0,75 pouces (les épaisseurs se chevauchent sur certains étages), soit 22 ou 19 mm d’acier pour les murs des colonnes perpendiculaires aux façades de la tour sud. Le point le plus bas pour cette même tour, situé au 78ème étage, nous donne jusqu’à 1 pouce d’acier, soit 25,4 mm.

      “Les fenêtres de verre se sont brisées, des parties de l’avions ont donc pu pénétrés (certaines, les plus solides, sont même ressorti de l’autre coté).”

      Là, vous m’avez bien fait rire (et je ne parle pas de la conjugaison). Votre aile, je vous la tranche ou vous l’emportez comme ça ? Voir les photos ci-dessus pour avoir une idée concrète de l’espacement des colonnes…

      Mais comme vous le dites vous-même :

      “l’envergure des avions est nettement supérieur aux dégâts constatés.”

      En effet ! On a donc des vidéos qui montrent sans ambiguïté la totalité de l’avion qui s’engouffre à l’intérieur (façon pain tranché, d’après vous…) et par ailleurs des colonnes non coupées sur une bonne partie de l’envergure, ce qui de loin apparaît comme un trou n’étant en partie que l’aspect sombre de l’acier contrastant avec la décoration en aluminium des poutres, qui effectivement, s’est retrouvée sous forme de nombreux débris dans la rue.

      Mais pour finir, je vous rappelle que ce n’est pas le sujet de cet article, qui traite des hautes températures persistantes à Ground Zero…

  3. Bonjour,

    Concernant l’attaque du Pentagone, que faut-il penser de cet avion qui traverse une forêt de piliers de béton, — pilliers porteurs du rez-de-chaussée, supportant un bâtiment de quatre étages —, et se retrouve en bout de course pratiquant un joli orifice, tout rond tout mignon, dans le mur de l’autre côté du bâtiment ? Il semble même que l’avion (une boîte en tôle !) ait sectionné quelques-uns desdits piliers. Cela est-il possible ? Olivier Berruyer, qui combine somptueusement outrecuidance et pire style potache, se réfère, dans sa démonstration, à une simulation faite à l’université Purdue (si j’orthographie bien) ; or cette université s’est ridiculisée magistralement en produisant une simulation où l’on voit les ailes d’un avion faucher sèchement les piliers d’acier des tours jumelles. Mais j’ai l’impression que l’exposé de Berruyer ne vous a pas totalement convaincu…

    1. Sur l’avion du Pentagone, qui illustre parfaitement l’expression “plus c’est gros, mieux ça passe” et qui a eu droit aussi à une simulation de Purdue, j’en ai parlé ici :

      http://aitia.fr/erd/jerome-quirant-et-le-gros-navion/

      Quant à Olivier Berruyer, il vient de perdre en quelques billets la crédibilité qu’il avait acquise en critiquant la propagande sur l’Ukraine et le MH17… tant pis pour lui ! Voici ce qu’il a osé écrire en réponse à un de mes messages (effacé depuis, on a dû lui faire remarquer que c’était contre-productif…) :

      http://aitia.fr/erd/wp-content/uploads/2016/06/Olivier-Berruyer-2016-06-19.png

  4. “Les chiffres que vous donnez (repris du document de la FEMA) pour l’épaisseur minimale de l’acier des colonnes sont faux”
    Oui oui c’est ça… Bon, de toutes façons, ce n’est pas important, ce n’est pas le choc initial contre la façade qui est responsable de l’effondrement.

    “Mais vous ne réalisez même pas que vous donnez des bâtons pour vous faire battre avec vos arguments.”
    Pareil avec vos photos. Une passoire n’empêche pas le sel de couler. Les extrémités des ailes ont été pulvérisées lors de l’impact, la quantité de mouvement, même réduite par le choc initial, leur permet de passer a l’intérieur par les fenêtres.

    Enfin pour revenir si vous souhaitez revenir au sujet des t°, on connait d’autres exemples surtout en France. Dans le Nord ou ils appellent ça des terrils.
    On remplace la houille par le fer des colonnes, on ajoute de l’eau.
    Et c’est encore pire si l’aluminium de l’avion est en fusion + eau = explosion => vapeur d’eau, avec un peu de malchance ( …), du Magnesium et du Soufre et c’est parti pour un grand feu d’artifice.

    1. Je laisse passer ce dernier commentaire de votre part pour en montrer publiquement la nature : soit vous êtes désespérément stupide et/ou de mauvaise foi, soit vous faites partie de ces complices soudoyés dont je parle à la fin de mon article. Mais ne comptez quand même pas que je perde du temps à faire des réponses argumentées à d’éventuels nouveaux commentaires, j’ai mieux à faire.

  5. Excellent ! Une fois de plus. Merci

    J’en apprends plus en matériaux et en physique en lisant votre blog qu’en ayant suivi les cours de l’école d’ingénieur…

      1. Pas tant que ça si on y ajoute le développement de l’esprit critique et le goût de la recherche…
        Dans le cadre des matériaux, notre prof nous avait diffusé un documentaire démontrant les mécanismes d’effondrement des tours jumelles selon la version officielle. Et bien nous y avons tous cru !!! Imaginez quel fût ma honte lorsque j’ai découvert (grâce à vous et à d’autres) que ces théories ne valaient pas un clou. Il y a de quoi remettre en question son diplôme et ses compétences…

        1. Le 11-Septembre restera à coup sûr dans l’histoire comme l’événement qui aura le plus figé les capacités intellectuelles de ceux qui sont normalement les mieux placés pour les utiliser (je m’inclus dedans, ayant dédaigné m’y intéresser sérieusement pendant de nombreuses années). Pourtant il suffit de quelques raisonnements simples, non pour comprendre ce qui s’est réellement passé certes, mais pour savoir que l’explication standard de ces événements est fausse. Le problème est que la plupart des gens se noient dans des détails.

          Au sujet de la chute des tours (des trois tours, rappelons-le pour les distraits), il suffit en réalité de prendre l’explication officielle elle-même pour démontrer qu’elle est fausse : en effet, celle-ci repose sur l’affaiblissement des propriétés mécaniques de l’acier à cause des hautes températures provoquées par les incendies. Il est parfaitement inutile de tenter d’estimer ces températures : si affaiblissement il y a, il est progressif ; on n’a jamais vu une poutre d’acier se rompre soudainement sous l’action de la température, ou même de la température et d’une contrainte mécanique, ce qui serait la caractéristique d’un matériau fragile. Or la rupture observée est brutale, comme le prouvent les vidéos dont on peut déduire un mouvement uniformément accéléré.

          L’explication standard est donc, on peut le dire, pré-newtonienne, au sens où elle “oublie” ce qui fait le cœur de la physique depuis 1687 et Isaac Newton : les lois du mouvement, et en particulier la deuxième qui relie la somme des forces appliquées à un objet et son accélération. Je ne sais pas sur quels travaux scientifiques se basait le documentaire que vous avait diffusé votre prof, mais il y a évidemment des articles sur le sujet qui sont de véritables fraudes, et pas seulement des erreurs. Le plus “spectaculaire” étant sans doute celui de Bazant qui date du 13 septembre 2001, 2 jours après les faits !

          Je vois personnellement 2 façons de frauder : soit par des mathématiques ardues qui découragent la vérification (seuls quelques initiés en sont capables, mais ils ont généralement mieux à faire), c’est le cas avec les articles de Bazant ; soit par des simulations informatiques qui sont de pures “boîtes noires” qu’on est prié de croire sur parole. Dans l’un comme l’autre cas, on a une version moderne – et laïque – de l’explication par l’opération du Saint Esprit, et rien d’autre.

          Quant au problème des hautes températures à Ground Zero, on peut dire que son explication officielle va à l’encontre du premier principe de la thermodynamique… mais j’en parlerai dans un autre article, sans doute après les vacances car comme disait mon père, “la source du travail est dans le repos” !

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