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Dessine-moi un complot (Michel Raimbaud)

[Note de l’administrateur de ce blog : Michel Raimbaud est ancien ambassadeur de France, du temps où celle-ci n’était pas encore un dominion anglo-sioniste. Il fait donc appel aux facultés dont dispose normalement tout diplomate français : la raison, la connaissance du droit international et une certaine conception de l’indépendance de sa nation, voire de son rôle moteur dans le respect des valeurs fondamentales de notre civilisation.]


Incrusté dans l’actualité depuis mars 2011, pris en main par des médias de révérence, des intellectuels peu courageux et des dirigeants souvent ignares, le conflit de Syrie s’est vu classé illico presto à la rubrique des sujets qui fâchent et des nerfs qui lâchent. On connaît la doxa qui a pu s’imposer à la faveur de cette conjonction des médiocrités, qui ne fait pas honneur à notre vieille France éternelle.

A défaut de provoquer un séisme cérébral ou un remue-méninge, la tournure des évènements depuis la libération d’Alep en décembre 2016 a fini peut-être par bousculer quelques certitudes, mais il serait exagéré de dire, deux ans plus tard, que l’électricité a été totalement rétablie dans la patrie des lumières. On perçoit seulement, au compte-goutte et au microscope, des lueurs fugaces perçant l’obscure clarté qui tombe des étoiles de notre intelligentzia.

Curieusement, beaucoup d’ennemis « déclarés » de la Syrie font preuve de plus de clairvoyance que les cerveaux paresseux de notre microcosme. Ils se rendent compte et admettent que les avancées de la reconquête du territoire syrien par l’armée nationale, allant de pair avec les accords de réconciliation en série, ont créé une dynamique qui semble irréversible et leur interdit tout espoir de rétablissement stratégique.

Pourtant, en ces mois d’automne, marqués pêle-mêle par l’Assemblée Générale des Nations-Unies, la campagne américaine de mi-mandat, des bruits de bottes autour de l’Iran, des passages orageux entre la Russie et ses « partenaires » d’Ankara ou de Tel-Aviv, voire de ténébreux épisodes comme l’affaire Khashoggi, la Syrie n’a pas été épargnée : gesticulations verbales des Occidentaux et autres agresseurs, frappes et menaces de frappes, grandes manœuvres de petits comploteurs, sans compter le suspense sur Idlib et le nord-est syrien. Des mises au point sont venues, à un rythme inhabituel. On en conviendra, les dirigeants de Damas n’ont jamais transigé sur l’essentiel :

La souveraineté de la Syrie, l’indépendance de son peuple et l’unité de son territoire s’imposent comme des principes incontournables. Toutes les forces étrangères présentes en Syrie sans consentement du gouvernement, y compris les forces américaines, françaises et turques, sont des forces d’occupation et doivent se retirer immédiatement et sans condition. L’État syrien est déterminé à reconquérir chaque pouce du territoire national : c’est son devoir et un droit non négociable. Qui le contestera, à part les pharisiens professionnels ?

Continuer la lecture sur sur le site du Comité Valmy →


Sur la propagande de guerre contre la Syrie, voir aussi sur ce blog :

Sur les mille et une façons de stériliser l’intelligence et d’interdire les débats, voir également :

 

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